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vendredi 26 novembre 2021

Resident Evil : bienvenue à Raccoon City

 

Titre : Resident evil : bienvenue à Raccoon City (Resident evil: welcome to Raccoon City)
Réalisateur : Johannes Roberts
Acteurs : Kaya Scodelario, Hannah John-Kamen, Robbie Amell
Date de sortie en France : 24 novembre 2021
Genre : horreur
 
Synopsis : 
Autrefois le siège en plein essor du géant pharmaceutique Umbrella Corporation, Raccoon City est aujourd'hui une ville à l'agonie. L'exode de la société a laissé la ville en friche... et un grand mal se prépare sous la surface. Lorsque celui-ci se déchaîne, les habitants de la ville sont à jamais... changés... et un petit groupe de survivants doit travailler ensemble pour découvrir la vérité sur Umbrella et survivre à la nuit. 
 
Avis : 

Après les adaptations tant critiquées de Paul W.S. Anderson et sa clique, difficile de dire si l'annonce il y a quelques mois d'un nouveau film basé sur la célèbre saga était attendue avec espoir ou avec méfiance. L'espoir d'avoir enfin une oeuvre plus fidèle à la série de jeux vidéo, la crainte de voir une nouvelle fois la saga massacrée, comme le sont trop souvent les jeux adaptés au cinéma. Il suffit de voir le dernier Mortal Kombat, par exemple. 

Comme souvent, les annonces ont soufflé le chaud et le froid. James Wan (Conjuring, les dossiers Warren, Malignant) puis Greg Russo (justement scénariste de Mortal Kombat) furent un temps associé au projet, avant que Johannes Roberts (le mauvais The Door ou le sympathique 47 meters down) n'hérite du bébé pour en signer le scénario et la réalisation. Dans le cadre d'une communication bien huilée et destinée à rassurer tout le monde, il annoncera souhaiter être "plus fidèle aux jeux", et vouloir faire "un film très effrayant". Résultat des courses : un film qui ne sera ni fidèle aux jeux vidéo, ni terrifiant. Oups.

Le film de Roberts s'inspire des scénarios (un bien grand mot) des deux premiers jeux et de leurs remakes. Dans Resident Evil, une équipe de policier enquêtait dans un manoir perdu en plein forêt, et y affrontait des monstres créés par la société pharmaceutique Umbrella. Dans Resident Evil 2, la catastrophe s'était répandue dans toute la ville. Bienvenue à Raccoon City va donc mélanger les deux histoires, en visiter les lieux emblématiques et y regrouper les principaux personnages. Avec un sens très particulier de l'adaptation. 

Car l'unique élément commun aux jeux et au film, c'est cette idée de série B bas du front, où on avance sans réfléchir. Cela fonctionne parfaitement manette en main, avec l'intensité toute particulière que l'on ressent lorsque l'on est acteur de l'aventure, cela ne fonctionne au cinéma qu'avec un peu de générosité et d'imagination. Ce que l'on ne retrouvera jamais dans le film de Roberts.

Car celui-ci se contente finalement de proposer une juxtaposition des scènes clés des jeux : la découverte du premier zombie dans le manoir, le conducteur de camion infecté, jusqu'à la fuite en train. Entre deux, il n'y aura que des scènes d'action, ce qui aurait pu fonctionner si elle n'avait pas été aussi poussives et navrantes. Difficile de ne pas être amusé devant les affrontements dans le manoir ou dans le parking par exemple. On se retrouve ainsi devant un film d'action médiocre et souvent consternant, où les personnages se comportent comme des personnages, où l'humour tombe systématiquement à plat, où les incohérences sont beaucoup trop nombreuses. Si on ajoute à tout ça une musique omniprésente, et qui vient souligner lourdement chaque mouvement de caméra et chaque élément scénaristique, et une interprétation très moyenne, on assiste finalement à un spectacle gênant, comme si on avait donné les clés (en forme de trèfle, de coeur, de carreau et de pique, évidemment) à une bande de pote vaguement fans du jeu vidéo mais sans grande connaissance du langage cinématographique. Il n'y aura pas besoin de chercher longtemps pour trouver des films réalisés par des fans et bien mieux troussés que celui-ci. Même les effets spéciaux et les maquillages sont complètement ratés, à l'image des chiens-zombies, du Licker, du monstre final ou du fameux "premier zombie", moins réussi que sa version vidéoludique vieille de vingt ans.

Quant à l'aspect adaptation, eh bien... Disons que Bienvenue à Raccoon City prouve une nouvelle fois qu'il ne suffit pas de balancer des références à tout bout de champs (les clés d'un côté, de visiter quelques lieux des jeux ou de mettre en scène des personnages ayant le même nom que ceux des jeux pour être une bonne adaptation. Il me semble que la saga Jovovichienne l'avait assez démontré. Si je me fous un peu que les acteurs ne ressemblent pas aux personnages des jeux (sinon, je me contenterais des films et séries d'animation), faire de Jill Valentine une cruche obsédée par les armes à feu et par Wesker, de Leon un crétin incompétent, ou de Lisa Trevor une gentille fille un peu bizarre m'ennuie un peu plus. Résumer le commissariat, le manoir ou le laboratoire souterrain à trois malheureuses pièces aussi. Et vous pourrez glisser toutes les discussions sur des requins géants, tous les "jumeaux Ashford", toutes les scènes mi-générique débiles, tous les détails dans les décors, tous les trousseaux de clés que vous voulez : ce n'est pas une adaptation. C'est un mec qui a bouffé les scénarios des jeux et qui les a vomis.

Johannes Roberts réussit l'exploit de presque nous faire regretter Paul W.S. Anderson et Milla Jovovich. Son film est un loupé à tous les points de vue, en tant que série B d'action vaguement horrifique comme en tant qu'adaptation de jeu vidéo. Il rejoindra ainsi des aînés aussi peu recommandables que Street Fighter (avec qui il partage notamment le goût pour les adaptations de personnages à côté de la plaque) ou House of the dead (pour ses clins d'oeil bourrins et inutiles) dans la catégorie toujours plus riche des adaptations foireuses de jeux vidéo.

 
 


samedi 24 juillet 2021

Mortal Kombat (2021)

 


Titre : Mortal Kombat
Réalisateur : Simon McQuoid
Acteurs : Joe Taslim, Josh Lawson, Lewis Tan
Date de sortie en France : 
Genre : action, arts martiaux

Synopsis : 
Lorsque les plus grands champions de la Terre sont appelés à combattre les ennemis de l'Autre Monde, ils doivent découvrir leurs véritables pouvoirs pour sauver notre planète de l'annihilation totale.

Avis : 
Le Mortal Kombat de Paul W.S. Anderson est souvent considéré comme l'une des meilleures adaptations de jeux vidéo, en assumant pleinement un côté rentre-dedans parfaitement adapté à la transposition d'un jeu de combat où le scénario était secondaire. On peut d'ailleurs s'étonner qu'une oeuvre avec une trame aussi mince ait depuis inspiré une suite (Mortal Kombat : Destruction finale), des séries (MK Conquest, Les Gardiens du royaume), un spin-of (Scorpion's revenge), et donc un reboot en 2021. 


Ce reboot a su faire parler de lui ces dernières semaines en dévoilant quelques scènes très violentes, dans l'esprit direct du jeu vidéo et de ses fameuses fatalities. Une promesse de fidélité à l'oeuvre de base, à l'heure où les scénaristes utilisent trop souvent le titre des jeux vidéo pour en faire quelque chose de complètement différent. Une promesse qui n'empêchera pas le film d'être vraiment moyen, souffrant même largement de la comparaison avec le film de 1995. 

A l'opposé de l'aspect décomplexé du film de Paul W.S. Anderson, ce reboot choisit une voie plus sérieuse, voire même réaliste. Les personnages ont des états d'âme, un passé, et devront apprendre à utiliser leurs pouvoirs. Malheureusement, on s'en fout. C'est un film avec des ennemis provenant d'une dimension parallèle, où un type avale des âmes au petit déjeuner, où un autre maîtrise la glace : le réalisme, on le laisse à l'entrée. On s'en fout d'autant plus qu'on est devant une galerie de personnages lisses et sans charisme, même si j'ai apprécié le fait d'avoir un combattant inédit et créé pour le film. Là encore, la comparaison est cruelle : Liu Kang, Raiden, Shang Tsung ou Goro ne dégagent absolument rien. Un constat qui ne serait pas si grave si les combats, censés être le coeur même de ce type de film, étaient réussis. 

ça doit être pratique pour lire la nuit...

Hélas, une nouvelle fois, on reste sur notre faim. En dehors des quelques débordements graphiques, de l'introduction et de l'affrontement final, on n'aura à se mettre sous la dent que des micro-affrontements vite et mal torchés, un peu gâchés par un recours trop fréquent aux effets numériques. A aucun moment les ennemis n'apparaissent comme des menaces, d'autant qu'ils finissent par se faire botter le cul par des héros qui n'ont jamais l'étoffe de combattants confirmés... 

Bref, on aurait aimé s'amuser davantage devant ce film, qui se prend malheureusement un peu trop au sérieux (franchement, ces personnages qui prononcent les gimmicks des jeux, quelle idée de merde... n'est pas Scott Pilgrim qui veut...) au lieu d'offrir le divertissement décérébré qu'on attendait. On l'oubliera sans doute bien plus vite que le film de 1995...



jeudi 9 février 2017

Resident Evil : Apocalypse


Titre : Resident Evil : Apocalypse
Réalisateur : Alexander Witt
Acteurs : Milla Jovovich, Sienna Guillory, Oded Fehr
Date de sortie en France : 6 octobre 2004
Genre : horreur, action

Synopsis : 
Alice a survécu à l'effroyable cauchemar qui a dévasté le complexe scientifique ultrasecret d'Umbrella Corporation, mais elle n'est pas la seule à en être ressortie... Un virus mortel s'est abattu sur la ville de Raccoon et rien ne semble pouvoir lui échapper. Avec un groupe de survivants, Alice, dont le métabolisme a mystérieusement été modifié, doit affronter le pire. Certes, elle a gagné de nouveaux pouvoirs, elle est plus puissante, ses sens sont surmultipliés et sa dextérité est hallucinante, mais ça ne sera pas forcément suffisant...

Avis : 

Si le premier Resident Evil était un mauvais film d'action et une terrible adaptation, il avait finalement un véritable point positif : en ignorant totalement le jeu, il réduisait au minimum la possibilité d'y porter véritablement atteinte. Resident Evil : Apocalypse choisit quant à lui de mettre les pieds dans le plat, s'inspirant plus directement des jeux jusqu'à en reprendre certains personnages et certains passages. 

 
En dehors d'Alice, soudainement devenue une sorte de super-héroïne aux étonnants pouvoirs, on retrouve ainsi Jill Valentine, un des principaux personnages de la saga, réduite ici au rang de fliquette idiote et brutale ; Carlos Olivera, mercenaire de Umbrella, devenu ici une courgette sans aspérités ; Charles Ashford et sa fille, reprenant les noms de certains personnages pour en incarner d'autres (on pense aux Birkin par exemple) ; et enfin et surtout Nemesis, le monstre implacable du 3ème volet des jeux, transformé en monstre risible, incapable d'abattre Alice, devenant gentil en fin de film et affublé d'une voix ridicule. Comble de la honte, son costume ne semble pas donner la possibilité au pauvre personnage le portant de bouger la bouche, qui reste constamment ouverte en une expression de stupéfaction attardée.

On se fout donc ouvertement de la gueule des joueurs, mais aussi des spectateurs avec de nouvelles séquences d'action saugrenues venant rythmer un scénario inexistant. On avance, on se pose dans une église, on tue des monstres, on avance, on se pose dans une école, on tue des monstres, on avance... Les capacités héroïques de Milla Jovovich deviennent inversement proportionnelles à ses capatacités d'interprétation, jusqu'à un final profondément grotesque.

Resident Evil mettait la barre très bas. RE : Apocalypse l'efface pourtant comme un professionnel de limbo, se jouant avec souplesse de toute notion de cohérence, de réalisation, de scénario, tout en narguant ouvertement le joueur. Un véritable massacre.

Note : 1.5/10
 

lundi 6 février 2017

Resident Evil


Titre : Resident Evil
Réalisateur : Paul W.S. Anderson
Acteurs : Milla Jovovich, Michelle Rodriguez, Eric Mabius
Date de sortie en France : 3 avril 2002
Genre : horreur, action

Synopsis : 
 Dans un immense laboratoire souterrain, ont lieu des recherches ultras secrètes, supervisées par des centaines de scientifiques. Lorsque l'alarme retentit, tout le monde croit à une simple simulation d'évacuation. Mais bientôt, l'horreur les rattrape. Un virus hautement mortel se propage à un rythme effréné dans les couloirs : en quelques minutes, il met fin à toute vie humaine. Au même moment, Alice se réveille dans un somptueux manoir.

Avis : 
  L'adaptation des jeux Resident Evil au cinéma est presque un cas d'école. D'un côté, une série de jeux vidéo dont les premiers volets font l'objet d'un véritable culte, et de l'autre une saga cinématographique qui multiplie les navets et affiche le mépris le plus total pour le joueur d'une licence dont elle est pourtant bien contente de reprendre le nom. Difficile d'imaginer ce que serait devenue la saga entre les mains de George Romero, mais on a assez pleuré à ce sujet : revenons donc sur ce que Paul W.S. Anderson (Mortal Kombat, Event Horizon) et sa clique dont fait subir à un matériau de base pourtant si prometteur.


 Tout le monde le sait désormais : Resident Evil n'est pas, ou si peu, une adaptation du jeu vidéo. De l'exploration effrayante dans un manoir, où chaque créature pouvait devenir une menace, nous passons à un film d'action bien ringard dans un immense complexe scientifique, avec pour seuls liens quelques noms de lieux (Raccoon City) et de virus (le virus T), et quelques clins d'oeil destinés à donner le change. Pourquoi pas, après tout : une adaptation peut être excellente tout en s'écartant du média de base.

Hélas, ce n'est pas le cas de ce Resident Evil, qui réunit tout ce que l'on pouvait de plus ringard dans le cinéma d'action des années 90. Problème : le film date de 2002. Une époque où le bullet-time est déjà ringard, où les poses iconiques et les répliques couillues ne peuvent plus fonctionner au premier degré, où l'on demande un peu plus à des acteurs qu'un regard hagard (Milla Jovovich, exceptionnelle de non-présence) ou des sourcils froncés (Michelle Rodriguez, apparemment constipée pendant tout le film).

Adaptation ratée et mauvais film d'action : ce premier Resident Evil est un échec total, à peine sauvé par quelques plans réussis (la dernière image, avec ce travelling arrière nous faisant découvrir le chaos dans Raccoon City, est formidable) et lorgnant directement sur le travail de... Romero. Hélas, ce n'était que le début : dès 2004, nous assisterons au viol en réunion de la saga avec Resident Evil : Apocalypse, qui choisit sciemment de se mettre les fans à dos...

Note : 3/10

mercredi 18 janvier 2017

Assassin's creed


Titre : Assassin's creed
Réalisateur : Justin Kurzel
Acteurs : Michael Fassbender, Marion Cotillard, Jeremy Irons
Date de sortie en France : 21 décembre 2016
Genre : action, science-fiction

Synopsis : 
Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle. Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers.

Avis : 
S'il existe une malédiction liée aux adaptations de jeux vidéo (j'en reparlerai sans doute très rapidement, avec la sortie prochaine du dernier volet de Resident Evil), Assassin's Creed semblait devoir être l'Elu, celui qui devait enfin réconcilier les deux médias. Les signaux semblaient en effet être au vert, notamment en raison de l'implication très précoce de Michael Fassbender (12 years a slave, Steve Jobs). Mais voilà, quand le matériau de base consiste en une série de jeux dont les mécanismes sont usés jusqu'à la corde et qui ne brille plus depuis longtemps par son scénario, on ne peut clairement pas faire de miracles...



Assassin's Creed est donc l'adaptation de la saga vidéoludique du même nom, dans laquelle des personnages sont amenés à revivre certains épisodes de la vie de leurs ancêtres. Les différents jeux nous proposent ainsi de visiter de nombreux lieux remarquables, de la Terre Sainte au temps des Croisades à Londres en pleine Révolution Industrielle, en passant par l'Italie de la Renaissance ou le Nouveau Monde au seuil de la Révolution Américaine. Le film nous fera quant à lui découvrir une nouvelle destination, nous plongeant au temps de l'Inquisition espagnole, à l'époque où Aguilar, l'ancêtre de Callum Lynch, poursuit l'éternel combat entre les Assassins et les Templiers.

Pour les joueurs, rien de bien nouveau, d'autant que le film suit, globalement, les traces du premier jeu sorti en 2007. Pour les néophytes, il faudra certainement s'accrocher un peu plus : apparemment convaincus que tout le monde connaît les jeux sur le bout des doigts, les scénaristes ne tentent à aucun moment d'éclaircir le principe de l'Animus, ni même de développer de quelconques enjeux, ni encore moins de donner un peu de substances à des personnages terriblement lisses.



Si Ubisoft ne fait ainsi rien pour intéresser spectateur lamdba, qui trouvera sans doute l'ensemble bien linéaire, il va en revanche tenter de ferrer le joueur à l'aide d'innombrables références et clins d'oeil, reprenant les éléments visuels et narratifs des jeux. Hélas, il va lamentablement se vautrer sur l'un des points les plus remarquables de la série : les acrobaties. Dans les jeux, chaque poursuite sur un toit, chaque saut de la foi, chaque mur escaladé est un moment spectaculaire, notamment grâce à la fluidité des mouvements et de la réalisation. Dans le film, ce sera une torture de chaque instant, rendue illisible par un montage bien trop rapide.

Justin Kurzel peut bien essayer de donner le change avec cet aigle qui survole des décors numériques à plusieurs reprises : sa réalisation ne rend absolument pas hommage à l'univers qu'il tente d'adapter. Face à un tel fiasco, on espère que la suite annoncée par les derniers instants du film ne verra pas le jour...

Note : 3/10


lundi 21 janvier 2013

Silent Hill : Révélation


Titre : Silent Hill : Révélation (Silent Hill : Revelation 3D)
Réalisateur : Michael J. Bassett
Acteurs : Adelaide Clemens, Sean Bean, Kit Harington, Malcolm McDowell, Carrie-Anne Moss
Date de sortie en France : 28 novembre 2012
Genre : fantastique, horreur

Synopsis : 
Depuis son plus jeune âge, Heather Mason a l’habitude de changer d’adresse très souvent avec son père. Sans vraiment savoir pourquoi, elle fuit. Pourtant, cette fois, elle est piégée. Pour sauver celui qui avait toujours réussi à la protéger et découvrir qui elle est vraiment, Heather va devoir affronter un cauchemar qui devient de plus en plus réel…Silent Hill. 

Avis : 
Après un premier volet signé Christophe Gans, qui avait autant séduit par ses qualités esthétiques et son ambiance fidèle à l'univers du jeux vidéo, que déçu en raison du manque total de frisson et d'un scénario trop classique, voici donc la seconde adaptation au cinéma de la saga vidéoludique concurrente de Resident Evil. Cette fois, c'est Michael J. Bassett qui s'y colle, après avoir réalisé Wilderness et le très moyen Solomon Kane. Il lui suffira de quelques minutes de film pour nous emmener très loin sur le chemin de la nullité cinématographique.

S'il reprend les grandes lignes de l'histoire des jeux Silent Hill et Silent Hill 3, s'il en reprend des personnages, s'il en utilise certains magnifiques décors (la fête forraine), il va surtout s'attacher à livrer une adaptation presque aussi horrible que ce que nous offre la saga Resident Evil au cinéma, doublée d'un film fantastique recyclant sans vergogne les pires ficelles du genre. Oubliez toute ambiance, toute atmosphère un peu anxiogène : avec Silent Hill Révélation, on est sur un train fantôme de seconde zone. Les créatures apparaissent brusquement pour tenter, vainement, de faire sursauter le spectateur, et les passages se succèdent sans aucun souci de continuité scénaristique. C'est simple : tout semble avoir été pensé par un gamin.


L'histoire se résume donc à des révélations sans surprise, des déductions tirées par les cheveux, des hasards toujours plus énormes, entrecoupés de dialogues puérils entre les deux jeunes héros du film. Comble de la malchance, l'héroïne tombe sur l'intégralité des créatures du monde parallèle, ce qui sera l'occasion d'admirer la nullité des effets spéciaux. Même les éléments qui permettaient d'apprécier le film de Gans sont ici absents : le film est horriblement moche, et ne met à aucun moment ses décors en valeur. Pire encore, les musiques composées par Akira Yamaoka pour les jeux sont ici omniprésentes et mal utilisées, et finissent par exaspérer ! A croire qu'ayant entendu les fans se réjouir de l'utilisation de ces titres pour le premier volet, les producteurs ont décidé d'en remplir cette suite jusqu'à l'indigestion...

Silent Hill : Révélation constitue finalement l'un des pires films horrifiques d'une année pourtant plus marquée par ses navets que ses réussites. En dénaturant totalement l'univers du jeu vidéo et du premier film, Michael J. Bassett situe son film au même niveau que les derniers Resident Evil, la déception en plus. On se demande un peu ce que sont venus faire Malcolm McDowell et Carrie-Anne Moss dans cette galère. Radha Mitchell aura quant à elle bien pris soin de se limiter à une apparition de quelques secondes...

Note : 1/10




lundi 7 janvier 2013

Les Mondes de Ralph


Titre :  Les Mondes de Ralph (Wreck-it Ralph)
Réalisateur : Rich Moore
Avec : John C. Reilly, Sarah Silverman, Jack McBrayer
Date de sortie en France : 5 décembre 2012
Genre : animation

Synopsis : 
Dans une salle d’arcade, Ralph la casse est le héros mal aimé d’un jeu des années 80. Son rôle est simple : il casse tout ! Pourtant il ne rêve que d’une chose, être aimé de tous…
Vanellope Van Schweetz quant à elle, évolue dans un jeu de course, fabriqué uniquement de sucreries. Son gros défaut : être une erreur de programme, ce qui lui vaut d’être interdite de course et rejetée de tous…
Ces deux personnages n’auraient jamais dû se croiser… et pourtant, Ralph va bousculer les règles et voyager à travers les différents mondes de la salle d’arcade pour atteindre son but : prouver à tous qu’il peut devenir un héros… Ensemble, arriveront-ils à atteindre leurs rêves ?

Avis : 
Cette année, le Disney de Noël se démarque des productions habituelles du studio. Situant l'action dans une salle d'arcade, Rich Moore (réalisateur d'épisodes pour Les Simpsons ou  Futurama) met en scène un personnage principal bien particulier puisqu'il s'agit...d'un méchant ! En effet, dans le jeu vidéo Fix-it Felix, Jr., il passe son temps à démolir un immeuble, au grand désarroi de ses locataires. Ralph est donc rejeté par les autres personnages de son jeu, qui ne l'inviteront même pas à l'anniversaire des 30 ans de sa borne d'arcade. C'est l'événement de trop pour Ralph, qui malgré les conseils des "méchants anonymes" (parmi lesquels Bowser, Dr. Robotnik, Zangief, Subzero...), décide de prouver sa valeur en reportant une médaille dans un autre jeu.

Les Mondes de Ralph est un véritable hommage aux jeux vidéo, multipliant les références, des plus évidentes aux plus subtiles. Si le "héros" du film fait directement penser à Donkey Kong, on rencontre également des personnages issus de Street Fighter, de Pac-Man, de Q*Bert, qui évoluent dans des jeux rappelant Mario Kart, Metroid ou Halo, au milieu de clins d'oeil à Tomb Raider, Metal Gear Solid, jusqu'à l'utilisation du célèbre Konami Code.


Mais heureusement, le film n'est pas qu'une simple juxtaposition de références, et propose un spectacle fort réjouissant, souvent drôle (la relation entre Ralph et Vanellope, bien que classique, fait mouche), parfois émouvant (le personnage principal ayant un aspect dramatique assez surprenant), et régulièrement spectaculaire. On regrettera simplement que le milieu du film souffre d'un coup de mou, après une introduction réjouissante.

Reste néanmoins un excellent divertissement, qui confirme autant la bonne forme de l'animation que celle de Disney, pour une aventure qui n'est pas sans rappeller l'excellent Monstres & Cie, mais au pays des jeux vidéo.

Note :  8/10