Affichage des articles dont le libellé est rinko kikuchi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rinko kikuchi. Afficher tous les articles

mercredi 21 mai 2014

Babel


Titre : Babel
Réalisateur : Alejandro Gonzalez Iñarritu
Acteurs : Brad Pitt, Cate Blanchett, Gael Garcia Bernal
Date de sortie en France : 15 novembre 2006
Genre : drame

Synopsis : 
En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...

Avis : 
Troisième volet d'une trilogie, après Amours chiennes et 21 grammes, Babel raconte donc le destin de quatre familles que rien, ou presque ne rapproche : Ahmed et Youssef sont deux enfants marocains ; Susan et Richard, un couple d'Américains ; Amélia, une nourrice mexicaine ; Chieko, une adolescente japonaise sourde... Quatre histoires pourtant liées, de façon plus ou moins évidentes, et toutes marquées par les préjugés et l'importance du regard de l'autre...


Avouons-le d'emblée : des quatre itinéraires, seuls les deux les plus étroitement liés, ceux des jeunes marocains et du couple américain, seront vraiment passionnants. On y ressent vraiment cette sensation de hasard malheureux, de petite maladresse aux terribles conséquences, mais aussi le choc des cultures, la force des a priori,  le couple Pitt-Blanchett étant abandonné dans une village perdu au milieu de nulle part par des compagnons craignant d'être pris en otage par des terroristes...

A côté de ces deux histoires passionnantes et tragiques, celles se déroulant au Mexique (avec les deux enfants du couple américain) et au Japon (sans véritable lien avec les autres) manquent clairement d'impact. Les personnages sont beaucoup moins attachants, voire même totalement antipathiques, et on s'ennuie royalement à chacune de leurs apparitions malgré une interprétation de qualité : on retrouve notamment Gael Garcia Bernal (La Mauvaise éducation, No) ou Rinko Kikuchi (Pacific Rim, 47 ronin).

Ces passages allongent considérablement la durée d'un film qui devient ainsi pénible à suivre par moments. 2h15 inégales donc, dont on retiendra surtout tout ce qui se déroule au Maroc à travers deux histoires passionnantes et très fortes, tandis que tout le reste est bien moins réussi, et surtout relié à l'histoire du couple de façon très artificielle, comme si l'ajout avait été forcé...

Note : 7/10




mercredi 2 avril 2014

47 ronin


Titre : 47 ronin
Réalisateur : Carl Erik Rinsch
Acteurs : Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Kô Shibasaki
Date de sortie en France : 2 avril 2014
Genre : arts martiaux, fantastique

Synopsis : 
Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l'honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l'aide de Kai - un demi sang qu'ils avaient jadis renié - lors de leur combat à travers un univers violent, peuplé de monstres mythologiques, de métamorphoses maléfiques et d'effroyables dangers. Cet exil sera l'occasion pour cet esclave rejeté de se révéler leur arme la plus redoutable, et de devenir la figure héroïque qui donnera à cette troupe d'insoumis l'énergie de marquer à jamais l’éternité.

Avis : 
Très librement inspiré de la légende japonaise des 47 ronin, un groupe de samouraïs déchus qui ont bravé l'interdiction de venger leur maître assassiné malgré la certitude d'être ensuite condamnés à mort. Cet épisode de l'histoire est très célèbre au Japon, mais beaucoup moins en Occident. Une ignorance qui explique peut-être, de même que le fait d'avoir un réalisateur inconnu, que ce blockbuster ait connu un énorme échec au box-office.


47 ronin s'ancre donc dans le Japon féodal, tout en y apportant une touche fantastique à base de sorcières et de monstres, et en y ajoutant une touche américaine en la personne de Keanu Reeves (Matrix, Dracula), héros du film, combattant d'exception et qui parviendra à gagner la confiance du groupe malgré son statut de sang-mêlé. Un peu fourre-tout, le film n'en est pas moins agréable à suivre, nous proposant le quota réglementaire d'action, d'intrigues et d'émotions classiques.

Ainsi, si le scénario est très décousu, la réalisation sans aucun relief et l'interprétation très inégale, c'est avec un certain plaisir qu'on suit le groupe de ronin dans les préparatifs de sa vengeance, et on s'attache un peu à certains personnages secondaires. Quelques passages sont par ailleurs très réussis, comme la traque d'une créature sauvage, la quête des épées perdues ou l'assaut final, plutôt réussi. En fait, on apprécie presque d'être autant tenu par la main, le film ne s'éloignant jamais des sentiers battus et ne réservant aucune surprise.

47 ronin a finalement pour principal défaut son énorme budget, que l'on ne retrouve pas à l'écran. Ainsi, si le film avait été une petite production sans ambition, on aurait sans doute savouré ce manque total d'audace et ces nombreux défauts à tous les niveaux. Seulement voilà, à 175 millions de dollars le petit film d'exploitation sympathique, ça fait beaucoup plus mal...

Note : 6,5/10


mercredi 17 juillet 2013

Pacific Rim


Titre : Pacific Rim
Réalisateur : Guillermo Del Toro
Acteurs : Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi
Date de sortie en France : 17 juillet 2013
Genre : science-fiction, fantastique, catastrophe

Synopsis : 
Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes.

Avis : 
 Avec Pacific Rim, Guillermo Del Toro revient à l'un de ses thèmes favoris : les monstres. Mais ici, pas d'insecte à apparence humaine (Mimic), pas de démon rouge (Hellboy), de vampires (Blade II) ou de Faune (Le Labyrinthe de Pan) : le réalisateur mexicain s'inspire directement des monstres japonais, les kaijus, dont il va reprendre le nom pour ses créatures colossales issues d'une faille au beau milieu du Pacifique, pour les opposer à d'immenses mécas, hérités de la série Evangelion.


Cela va nous donner de nombreux combats titanesques, d'une ampleur rarement atteinte au cinéma, au point de donner parfois l'impression que l'écran est trop petit pour parfaitement les retranscrire. Ces affrontements bénéficient en plus d'effets spéciaux extraordinaires, les monstres, les machines et les dégâts causés aux villes étant très réalistes. Del Toro nous en met plein la vue, nous abandonnant totalement lessivés après 2h10 d'un spectacle intense et sans retenue.

Il n'abandonne pas pour autant ses personnages, leur donnant assez de profondeur pour que l'on s'y attache vraiment malgré l'aspect caricatural de certains d'entre eux (le héros un peu rebelle, le chef au lourd passé, le rival très Top Gun, les scientifiques un peu cinglés...). On appréciera surtout Mako Mori, dont le passé donnera l'un des plus beaux passages du film, rappelant notamment que le kaiju eiga est avant tout une métaphore des cataclysmes naturels et des armes de destruction massive. 

Et si l'on n'atteint pas la finesse à laquelle Del Toro nous a habitué dans certains de ses précédents films, il réussit à insuffler assez de moments plus intimes, voire même de poésie, pour se hisser sans peine au-dessus des autres blockbusters de la première moitié de 2013. Pacific Rim est ainsi un plaisir absolu, qui éclate la rétine et les tympans dans une rage destructrice inédite, lorgnant plus du côté de la science-fiction japonaise (on est à mi-chemin entre Godzilla et Evangelion) que vers le gros budget américain aux saveurs de pop-corn de la trilogie Transformers. Le film de l'année ?

Note : 9,5/10