Affichage des articles dont le libellé est james mangold. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est james mangold. Afficher tous les articles

vendredi 17 mars 2017

Logan


Titre : Logan
Réalisateur : James Mangold
Acteurs : Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen
Date de sortie en France : 1er mars 2017
Genre : drame, super-héros

Synopsis : 
Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.
Avis : 
Jusqu'à présent, le personnage de Wolverine semblait un peu maudit. Condamné à surclasser le casting des aventures des X-Men, héros de deux films dérivés ratés, le héros si brillamment incarné par Hugh Jackman semblait devoir se contenter de déceptions cinématographiques. Mais ça, c'était avant Logan, qui vient enfin rendre justice au mutant au squelette recouvert d'adamantium, dans un film s'apparentant bien plus à un drame qu'à un film de super-héros.


Le film nous présente un Wolverine vieillissant, désabusé et malade, dans un futur proche où les mutants ont presque disparu. Il veille sur un Professeur X mourant et victime de crises menaçant de tuer tous ceux qui l'entourent, et survit au jour le jour, tentant de noyer sa souffrance dans l'alcool. Ce quotidien déprimant va être totalement chamboulé par l'apparition de Laura, jeune mutante poursuivie par de mystérieux hommes de main.

D'une durée de 2h15, le film de James Mangold (Copland, Walk the line) prend l'apparence d'un road-movie où les nombreuses scènes d'introspection du personnage principal, amené à réfléchir sur sa propre nature (de mutant, d'immortel, de mourant, de héros, de père et même de fils) aux côtés d'un Xavier volontiers philosophe et épicurien et d'une jeune fille entraînée dès sa naissance à être une arme de guerre, côtoient des séquences d'une impressionnante sauvagerie. Loin des scènes d'action édulcorées que l'on pouvait voir jusqu'alors dans la saga, Logan propose des mises à mort d'une violence inouïe, et parfois même d'une moralité douteuse, pour des affrontements qui montrent enfin pleinement la part d'animalité du Wolverine.

Ces deux aspects sont parfaitement dosés, les passages plus intimistes laissant respirer le spectateur et contrebalançant parfaitement les scènes d'action, et Hugh Jackman excelle dans les deux registres. Et si au final, on pourra regretter la progression très linéaire du film, ainsi que son côté prévisible, ou une dernière partie moins passionnante, on sort lessivés, et même assez émus, d'un spectacle aussi furieux et radical. La vie risque d'être difficile pour les X-Men sans Hugh Jackman...

Note : 8.5/10



samedi 24 août 2013

Wolverine : le combat de l'immortel


Titre : Wolverine : le combat de l'immortel (The Wolverine)
Réalisateur : James Mangold
Acteurs : Hugh Jackman, Famke Janssen, Tao Okamoto
Date de sortie en France : 24 juillet 2013
Genre : super-héros, action

Synopsis : 
Wolverine, le personnage le plus emblématique de l’univers des X-Men, est entraîné dans une aventure ultime au cœur du Japon contemporain. Plongé dans un monde qu’il ne connaît pas, il doit faire face au seul ennemi de son envergure, dans une bataille à la vie à la mort. Vulnérable pour la première fois et poussé au bout de ses limites physiques et émotionnelles, Wolverine affrontera non seulement l’acier mortel du samouraï mais aussi les questions liées à sa propre immortalité.

Avis : 
 Mais que diable est allé faire James Mangold dans cette galère ? Comment le réalisateur des excellents Walk the line, 3h10 pour Yuma ou Copland a-t-il pu se laisser entraîner dans un nanar aussi spectaculaire ? Soyons honnête, ça partait pourtant bien : Mangold situe son histoire après X-Men : l'affrontement final, et nous montre un Wolverine torturé par le souvenir de Jean Grey et vivant loin de toute civilisation. Mais rapidement, il est rattrapé par son passé (qu'il n'a miraculeusement plus oublié ?) et doit se rendre au Japon. Là, il perd peu à peu son pouvoir de régénération et, après une première scène d'action très réussie, est contraint de s'enfuir avec Mariko, menacée par un immense complot familial.


Et à partir de là...plus rien. Le scénario veut mettre en avant ses personnages plutôt que l'action, qui se fera assez rare. Hélas, alors même que la souffrance physique ou la réflexion de Logan sur sa propre mortalité auraient pu donner quelque chose de très intéressant, le film se perd dans des rebondissements prévisibles, accumulant les poncifs et les ficelles pour livrer l'éternel complot familial que seule l'héroïne n'avait pas vu venir. Car le film ne s'encombre d'aucune finesse, au point de multiplier les incohérences : on a par exemple droit à une attaque de ninjas si mal coordonnée que les hommes de main ne réagissent à aucun moment en voyant leurs collègues se faire tuer en face d'eux !

On notera également qu'au Japon, on peut agresser et tuer librement quelqu'un dans une rue bondée sans que personne ne sourcille, et que les yakuzas et les ninjas peuvent disparaître d'un plan à l'autre du film quand le scénario n'a plus besoin d'eux. Mieux encore, on apprend que l'adamantium, le métal le plus résistant connu, ne vaut pas mieux qu'un katana et peut même être déchiré à mains nues...

Ainsi, alors que l'accent est clairement mis sur le scénario, ce Wolverine est finalement un échec total à ce niveau, se contentant de ficelles et de clichés laissant deviner facilement l'histoire au spectateur, et multipliant les incohérences et erreurs. Le personnage titre n'est finalement jamais développé, et l'action, très rare, et souvent ratée (l'affrontement entre Wolverine et les ninjas n'est qu'un pétard mouillé), voire même ridicule (le train)...A ce niveau, on en viendrait presque à reconsidérer l'épisode réalisé par Gavin Hood...

Note : 3/10



mardi 12 mars 2013

Walk the Line


Titre : Walk the Line
Réalisateur : James Mangold
Acteur : Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon, Robert Patrick
Date de sortie en France : 15 février 2006
Genre : biopic, drame

Synopsis : 
Né en 1932 dans un bled de l'Arkansas, John R. Cash voit son enfance bouleversée lorsque son frère aîné meurt dans un accident dont il sera injustement tenu responsable par leur père. À l'âge adulte, il se fascine pour la musique et entreprend d'enregistrer sa première chanson en 1955, malgré le peu d'encouragement de sa femme Vivian, qui ne voit pas d'avenir dans ce métier.

Avis : 
Walk the Line retrace la vie, de son enfance à son célèbre concert dans la prison de Folsom, de l’un des artistes américains majeurs du vingtième siècle : Johnny Cash. Réalisé par James Mangold (Identity, Copland, 3h10 pour Yuma), il met en scène l’ascension de l’artiste, de ses premiers tubes à la célébrité, puis sa chute, rattrapé par les problèmes d’alcool, de drogues et de femmes, avant la renaissance, aux côtés de June Carter.


Accompagnés par les chansons des deux artistes, interprétées par Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon qui, choisis par Johnny Cash et June Carter en personne, ont pris des cours de chant pendant des mois, nous découvrons ainsi les coulisses des tournées de ces deux artistes, et la part d’ombre du chanteur, expiant la culpabilité de la mort de son frère, l’hostilité de son père et le manque de soutien de son épouse en brûlant la vie par les deux bouts. La descente aux Enfers est violente, la chute est terrible. La rédemption n’en sera que plus belle, dans un retournement de situation comme l’aiment tant les américains.

La vie de Johnny Cash se prêtait merveilleusement à une adaptation cinématographique, mais encore fallait-il un acteur convaincant dans le rôle du «Man in Black», capable d’interpréter la tendance à l’autodestruction du chanteur écorché vif, sa fragilité et sa colère contenue. Le défi sera largement réussi par Joaquin Phoenix, qui confirme tout son talent déjà vu dans Gladiator ou confirmé plus tard dans The Master. A ses côtés, l’étonnante Reese Witherspoon, bien loin de ses rôles précédents (Sexe Intentions, La Revanche d’une blonde) et qui obtiendra même l’Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation de la compagne de Cash, June Carter.

Quelques passages très intenses (les confrontations entre Johnny Cash et son père, les scènes dans la prison) achèvent de faire de ce Walk the Line un excellent film, porté par un splendide duo d’acteurs. Une oeuvre qui donne immédiatement envie de se plonger dans les disques de l’artiste américain, et notamment dans le live At Folsom Prison.

Note :
8/10