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vendredi 3 juin 2016

X Men : Apocalypse


Titre : X Men : Apocalypse
Réalisateur : Brian Singer
Acteurs : James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence
Date de sortie en France : 18 mai 2016
Genre : action, super-héros

Synopsis : 
Depuis les origines de la civilisation, Apocalypse, le tout premier mutant, a absorbé de nombreux pouvoirs, devenant à la fois immortel et invincible, adoré comme un dieu. Se réveillant après un sommeil de plusieurs milliers d'années et désillusionné par le monde qu'il découvre, il réunit de puissants mutants dont Magneto pour nettoyer l'humanité et régner sur un nouvel ordre. Raven et Professeur X vont joindre leurs forces pour affronter leur plus dangereux ennemi et sauver l'humanité d'une destruction totale.

Avis : 
Troisième volet de cette nouvelle saga X-Men, Apocalypse arrive un peu après la bataille. En effet, après Captain America : Civil war et Batman v Superman, sortis ces dernières semaines, nous infliger un nouveau film de super héros, avec un nouvel affrontement entre deux groupes opposés n'est pas le meilleur moyen de nous passionner, sauf si le film est une franche réussite. Hélas, le film de Bryan Singer en est très, très loin.


Entre un nouveau super vilain raté (j'aime beaucoup Oscar Le Réveil de la Force, Ex_machina Isaac, mais le costume ridicule et l'aspect messie de pacotille, franchement...), des enjeux flous (quoi ? la fin de l'humanité ? encore ?), des soucis de cohérence (En Sabah Nur veut regrouper les meilleurs mutants, mais ne s'entoure que de tocards, à l'exception de Magneto), une grosse impression de déjà-vu (Quicksilver refait la même scène que dans Days of future past), un visuel souvent laid (les manipulations magnétiques de Magneto), séquences prévisibles (oui, vous verrez Wolverine et oui, vous le verrez venir de loin) et l'impression finale que rien n'a avancé d'un pouce et qu'on a un peu été pris pour des cons, Apocalypse rassemble tout ce qui peut rendre un blockbuster insupportable.

Même les éléments qui avaient pu rendre sympathiques les deux volets précédents ont disparu : l'humour tombe à plat, les états d'âme de Magneto ne nous touchent plus, on ne rapproche plus les éléments du film d'événements historiques réels. En clair, on se fout un peu de ce qu'il se passe, puisque rien ne s'inscrit dans l'univers cinématographique - ou historique - que l'on connaît. On pourra à peine se rejeter sur certaines scènes d'action, comme l'arrivée de Quicksilver à l'école des mutants, efficace bien qu'un peu longue.


En gros, la seule chose que vous apprendrez, c'est pourquoi le professeur Xavier a perdu ses cheveux. Pour le reste, à l'exception du duo McAvoy - Fassbender, cette nouvelle génération manque cruellement de présence : Sophie Turner (Game of thrones) n'arrive pas à la cheville de Famke Janssen, Alexandra Shipp (NWA - Straight outta Compton) ne fait à aucune seconde oublier Halle Berry, et même Kodi Smit-McPhee dans le rôle de Nightcrawler et Tye Sheridan (Mud) dans celui de Cyclope font pâle figure à côté de leurs aînés pourtant déjà fades...

Après X-Men 3, après les deux Wolverine (X-Men origins et Le Destin de l'Immortel), voilà un nouveau raté de belle ampleur pour la saga X-Men au cinéma. Convenu, moche, sans ambition, le film de Brian Singer cumule tous les défauts possibles, pour un film d'action mou du genou. C'est bien la dernière fois qu'on me prendra à aller voir ça en salles...

Note : 3/10




mardi 2 décembre 2014

La Planète des singes : l'affrontement


Titre : La Planète des singes : l'affrontement (Dawn of the Planet of the apes)
Réalisateur : Matt Reeves
Acteurs : Andy Serkis, Jason Clarke, Gary Oldman
Date de sortie en France : 30 juillet 2014
Genre : action, science-fiction

Synopsis : 
Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s'est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

Avis : 
Après un reboot réussi (La Planète des singes : les origines), il était logique qu'une suite arrive assez rapidement. Réalisé par Matt Reeves (Cloverfield, Laisse-moi entrer), La Planète des singes : l'affrontement nous place donc 10 ans après les événements du premier volet. Les singes se sont multipliés, alors qu'une épidémie a réduit l'humanité à quelques poches de survivants contraints de s'organiser sans technologie.


Entre la race qui monte et celle qui s'affaiblit, la rencontre arrive rapidement, avec, très vite, les divergences de point de vue dans chaque camp : faut-il favoriser la paix, ou tenter de prendre l'ascendant sur l'autre tant qu'il est vulnérable ? Entre méfiance, erreurs et manoeuvres des extrémistes, l'affrontement s'avérera inévitable, malgré tous les efforts de César et de Malcolm. Le film s'attarde ainsi largement sur les relations entre les deux personnages, ainsi que sur les actions de Koba pour précipiter la guerre, permettant de reprendre la rivalité entre les deux singes que l'ont pouvait apercevoir dans le premier.

Matt Reeves passe d'ailleurs tellement de temps à s'occuper de ces trois-là qu'il en oublie de développer tous les autres, à commencer par les humains, à peine survolés : on ne saura ainsi pas grand chose du personnage interprété par Gary Oldman, et les rapprochements esquissés entre certains hommes et certains singes disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. Même le fameux affrontement, s'il est très spectaculaire et d'une belle intensité dramatique, n'a finalement comme enjeu que l'opposition entre les deux singes, au milieu duquel on ne voit tout simplement plus les humains;

La Planète des singes : l'affrontement est une suite réussie au reboot de la saga. On regrettera simplement qu'en plus de 2 heures, le film ne parvienne pas à se concentrer sur d'autres personnages que César et Koba, et que les singes soient finalement présentés comme les uniques responsables de la guerre. Reste un excellent divertissement, un peu moins maîtrisé que le premier volet mais très efficace.

Note : 7,5/10