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dimanche 20 mars 2016

Cloverfield


Titre : Cloverfield
Réalisateur : Matt Reeves
Acteurs : Michael Stahl-David, Lizzy Caplan, Jessica Lucas
Date de sortie en France : 6 février 2008
Genre : catastrophe, science-fiction

Synopsis : 
Une caméra est retrouvée dans ce qui s'appelait encore Central Park, à New York, après ce qui semble être désigné comme l'incident "Cloverfield". La vidéo montre la lutte pour leur survie d'un groupe de jeunes personnes, confrontés à l'impensable : l'arrivée d'un monstre géant au cœur de Manhattan. Dès lors, la préoccupation de ces protagonistes est de porter secours à une de leurs amies, puis de s'enfuir de ce cauchemar.

Avis : 
Souvenez-vous : il avait suffit d’un simple titre pour lancer un «buzz»; un rendez-vous donné plusieurs mois à l’avance : "Cloverfield 1-18-08". Lançant des fausses pistes, distribuant de faux indices, le producteur J.J. Abrams avait lancé les internautes les plus enragés dans des théories plus ou moins farfelues : attaque terroriste ? invasion alien ? monstre géant ? C’est finalement cette dernière hypothèse qui se révélera exacte. Le temps d’imaginer au suite à Godzilla (1998) ou une adaptation de la nouvelle L’Appel de Cthulhu, Cloverfield sortait enfin sur les écrans.


Cloverfield est un found-footage, qui réunit certaines des meilleurs caractéristiques du genre : l’immersion est réussie, on est vraiment aux côtés des personnages, on découvre les faits en même temps qu’eux, on est happés par les mouvements de foule, et les attaques du monstre sont vraiment spectaculaires. La première manifestation proche, où l'on ne peut qu'entendre ce qu'il se passe dans la rue sans rien voir, est ainsi un modèle du genre.

Seulement, on va rapidement retrouver les défauts qui deviendront récurrents : la caméra bouge dans tous les sens (on a même l’impression que c’est volontaire par moments...), ce qui peut vraiment donner la nausée par moments. De plus, elle semble indestructible, résistant à un nombre considérable de chocs, de chutes, d’attaques sans jamais montrer un seul signe de dysfonctionnement. Tout au plus est-elle un peu sale à un moment. Autre défaut : le comportement des personnages. Déjà, l’idée d’aller rechercher une amie à l’autre bout de la ville, c’est limite. S’arranger pour passer entre le monstre et les militaires, ce n’est pas non plus très malin. Ne pas penser à utiliser la vision nocturne dans les tunnels du métro, c’est difficilement concevable.

Reste un blockbuster finalement assez classique, manquant d’originalité (on sent que J.J. Abrams est fan de Godzilla) et de personnalité mais avec un aspect found-footage plutôt bien utilisé et des passages vraiment spectaculaires. C'est finalement beaucoup mieux que beaucoup d'oeuvres s'étant précipité dans la mode du found-footage les années suivantes !

Note : 7/10


mardi 2 décembre 2014

La Planète des singes : l'affrontement


Titre : La Planète des singes : l'affrontement (Dawn of the Planet of the apes)
Réalisateur : Matt Reeves
Acteurs : Andy Serkis, Jason Clarke, Gary Oldman
Date de sortie en France : 30 juillet 2014
Genre : action, science-fiction

Synopsis : 
Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s'est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

Avis : 
Après un reboot réussi (La Planète des singes : les origines), il était logique qu'une suite arrive assez rapidement. Réalisé par Matt Reeves (Cloverfield, Laisse-moi entrer), La Planète des singes : l'affrontement nous place donc 10 ans après les événements du premier volet. Les singes se sont multipliés, alors qu'une épidémie a réduit l'humanité à quelques poches de survivants contraints de s'organiser sans technologie.


Entre la race qui monte et celle qui s'affaiblit, la rencontre arrive rapidement, avec, très vite, les divergences de point de vue dans chaque camp : faut-il favoriser la paix, ou tenter de prendre l'ascendant sur l'autre tant qu'il est vulnérable ? Entre méfiance, erreurs et manoeuvres des extrémistes, l'affrontement s'avérera inévitable, malgré tous les efforts de César et de Malcolm. Le film s'attarde ainsi largement sur les relations entre les deux personnages, ainsi que sur les actions de Koba pour précipiter la guerre, permettant de reprendre la rivalité entre les deux singes que l'ont pouvait apercevoir dans le premier.

Matt Reeves passe d'ailleurs tellement de temps à s'occuper de ces trois-là qu'il en oublie de développer tous les autres, à commencer par les humains, à peine survolés : on ne saura ainsi pas grand chose du personnage interprété par Gary Oldman, et les rapprochements esquissés entre certains hommes et certains singes disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. Même le fameux affrontement, s'il est très spectaculaire et d'une belle intensité dramatique, n'a finalement comme enjeu que l'opposition entre les deux singes, au milieu duquel on ne voit tout simplement plus les humains;

La Planète des singes : l'affrontement est une suite réussie au reboot de la saga. On regrettera simplement qu'en plus de 2 heures, le film ne parvienne pas à se concentrer sur d'autres personnages que César et Koba, et que les singes soient finalement présentés comme les uniques responsables de la guerre. Reste un excellent divertissement, un peu moins maîtrisé que le premier volet mais très efficace.

Note : 7,5/10