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samedi 3 janvier 2015

Dracula untold


Titre : Dracula untold
Réalisateur : Gary Shore
Acteurs : Luke Evans, Sarah Gadon, Dominic Cooper
Date de sortie en France : 1er octobre 2014
Genre : fantastique, horreur, drame

Synopsis : 
>L’histoire débute en 1462. La Transylvanie vit une période de calme relatif sous le règne du prince Vlad III de Valachie et de son épouse bien-aimée Mirena. Ensemble, ils ont négocié la paix et la protection de leur peuple avec le puissant Empire ottoman dont la domination ne cesse de s’étendre en Europe de l’Est. Mais quand le sultan Mehmet II demande que 1000 jeunes hommes de Valachie, dont le propre fils de Vlad, Ingeras, soient arrachés à leur famille pour venir grossir les rangs de l’armée turque, le prince doit faire un choix : abandonner son fils au sultan, comme son père l’a fait avant lui, ou faire appel à une créature obscure pour combattre les Turcs et par là même assujettir son âme à la servitude éternelle. Vlad se rend au pic de la Dent Brisée où il rencontre un abject démon et conclut un accord faustien avec lui : il acquerra la force de 100 hommes, la rapidité d’une étoile filante et les pouvoirs nécessaires pour anéantir ses ennemis, en l’échange de quoi, il sera accablé d’une insatiable soif de sang humain. S’il parvient à y résister pendant trois jours, Vlad redeviendra lui-même, et sera à même de continuer à protéger et gouverner son peuple, mais s’il cède à la tentation, il entrera le monde des ténèbres pour le restant de ses jours, condamné à se nourrir de sang humain et à perdre et détruire tout ce et ceux qui lui sont chers.

Avis : 
On le sait, Dracula est un des personnages les plus utilisés au cinéma... et l'un des plus massacrés dans des films d'une horrible nullité. Même des réalisateurs confirmés, comme Francis Ford Coppola (Bram Stoker's Dracula) ou Dario Argento (Dracula 3D) s'y sont cassé les dents. Alors franchement, en voyant arriver ce produit peu emballant, surtout à une époque où d'autres figures majeures du cinéma fantastiques sont ridiculisées (I, Frankenstein, pour n'en citer qu'un), on se préparait à une nouvelle catastrophe.


Finalement, même si ce sera très, très moyen, ce Dracula untold sera moins horrible que prévu, grâce à quelques bonnes idées et quelques scènes d'action plutôt réussies. Mais surtout, le film a au moins le mérite de tenter de se démarquer un peu en proposant une sorte de préquelle à la légende, du temps où le comte Dracula n'était qu'un humain luttant contre les Turcs. On découvrira ainsi comme il est devenu vampire, même si tout cela n'est évidemment qu'un prétexte scénaristique.

Saluons aussi le charisme de Luke Evans : s'il n'est pas un acteur extraordinaire, loin s'en faut, le Bard du Hobbit : la désolation de Smaug et La Bataille des cinq armées tient néanmoins le film à bouts de bras, insufflant assez de conviction dans son personnage pour le rendre crédible. Un petit exploit. Cela ne suffira cependant pas à sauver un film dont l'esthétique est souvent très douteuse (l'espèce de vue spéciale des vampires est d'une laideur absolue, et certains passages sont simplement illisibles) et dont l'histoire ne réservera hélas aucune surprise.

Mais bon, on s'attendait à une telle purge que Dracula untold est plaisant à regarder malgré ses très nombreux défauts. Il constitue en tout cas une alternative potable aux dizaines de navets mettant habituellement en scène le célèbre vampire...

Note: 4/10


jeudi 18 décembre 2014

Le Hobbit : la bataille des cinq armées


Titre : Le Hobbit : la bataille des cinq armées (The Hobbit: the battle of the five armies)
Réalisateur : Peter Jackson
Acteurs : Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage
Date de sortie en France : 10 décembre 2014
Genre : fantasy

Synopsis : 
Atteignant enfin la Montagne Solitaire, Thorin et les Nains, aidés par Bilbon le Hobbit, ont réussi à récupérer leur royaume et leur trésor. Mais ils ont également réveillé le dragon Smaug qui déchaîne désormais sa colère sur les habitants de Lac-ville. A présent, les Nains, les Elfes, les Humains mais aussi les Wrags et les Orques menés par le Nécromancien, convoitent les richesses de la Montagne Solitaire. La bataille des cinq armées est imminente et Bilbon est le seul à pouvoir unir ses amis contre les puissances obscures de Sauron.

Avis : 
Sixième film de Peter Jackson consacré à l'univers créé par J.R.R. Tolkien, La Bataille des cinq armées vient conclure la trilogie du Hobbit, tout en faisant le lien avec Le Seigneur des anneaux par le biais des scènes nous présentant la montée en puissance de Sauron. Comme son titre l'indique, le film va essentiellement se concentrer sur une grande bataille, qui vient ponctuer le livre de Tolkien. Et quand on connaît Peter Jackson, on sait bien qu'une grande bataille, ça peut vite prendre des proportions gigantesques et s'étirer sur une majeure partie du film. Pour une fin en apothéose ?


Pas vraiment. Car si le film va - évidemment - être très spectaculaire, il va être d'une faiblesse narrative assez consternante, donnant même l'impression que Peter Jackson s'est lui-même lassé de raconter cette histoire. On se retrouve ainsi avec des arcs scénaristiques développés depuis Un voyage inattendu puis La Désolation de Smaug se terminant en queue de poisson : à la résolution de l'intrigue entourant le retour de Sauron, on en vient ainsi à se demander "tout ça pour ça ?". Il en sera de même en ce qui concerne Legolas, dont la présence envahissante ne semble avoir pour but qu'un clin d'oeil à l'autre trilogie. Curieux, et assez destabilisant.

La Bataille des cinq armées ne semble en fait avoir pour but que d'aligner les scènes spectaculaires de combats : après une première heure largement consacrée à l'attaque de Smaug sur Lac-ville, le grand combat débute, à peine entrecoupé par le pétage de plombs (là encore, résolu de façon incroyablement facile) de Thorin. Dès lors, Peter Jackson peut faire ce qu'il préfère : nous en mettre plein la vue avec des affrontements dantesques, quitte à aller trop loin dans la surenchère, les incohérences, les ficelles et les libertés avec la physique.


Malgré d'évidentes qualités visuelles, Jackson finit ainsi par nous lasser aussi pendant ces passages forts. Ainsi, alors qu'on pouvait pardonner aux précédents films leurs longueurs et la tendance à étirer artificiellement certains passages, cela devient beaucoup plus difficile ici, et on se trouve tout simplement devant la limite de la division en trois de cette grande aventure : le troisième chapitre n'a rien à raconter, rien à montrer, et tente vainement de combler le tout par une surenchère d'action et de duels. Enfin, "rien à raconter"... on imagine que l'inévitable version longue viendra largement combler les manques, nous donnant ce paradoxe savoureux selon lequel on ne pourra pleinement profiter de l'histoire que quelques mois après la sortie cinéma, alors même que cela aurait justement pu éviter les scènes élastiques.

Il faut également avouer qu'au bout de la sixième fois, les mêmes plans, les mêmes constructions de scènes et les mêmes réflexes de réalisation finissent par agacer, tout comme ces emprunts lourdingues à la bande-originale de la première trilogie, renforçant inutilement chaque référence. Le pire dans tout ça, c'est que les 2h20 du film passent relativement vite, l'action omniprésente entraînant tout sur son passage, les effets spéciaux étant impeccables et les petites touches d'humour font mouche.

Cela n'empêche pas ce troisième volet du Hobbit (avec un Hobbit très peu présent d'ailleurs) d'être le plus faible de toute la saga, à cause d'un scénario extrêmement faible et d'une impression générale de lassitude, aussi bien pour le spectateur que pour le réalisateur. Pas vraiment étonnant vu le découpage de l'oeuvre, la bataille semblant déjà, dans le livre, n'être qu'un passage ajouté alors que la quête principale, la reconquête d'Erebor, était terminée. Bon allez, cette fois, on passe à autre chose monsieur Jackson ?

Note : 5/10


vendredi 20 décembre 2013

Le Hobbit : la Désolation de Smaug


Titre : Le Hobbit : la Désolation de Smaug
Réalisateur : Peter Jackson
Acteurs : Martin Freeman, Ian McKellen, Orlando Bloom
Date de sortie en France : 11 décembre 2013
Genre : aventures, fantasy

Synopsis : 
Bilbon Sacquet poursuit son périple destiné à reconquérir le Royaume Perdu d'Erebor, en compagnie du magicien Gandalf, et de Thorïn Écu de Chêne, à la tête de la Compagnie des treize Nains...

Avis : 
Après Un voyage inattendu, qui avait su combler les attentes autant que confirmé les craintes, voici donc le deuxième volet de la saga de Peter Jackson consacrée aux aventures de Bilbon Sacquet et des Nains, mais aussi à la renaissance de Sauron. Deux aventures imbriquées, pour un film dépassant donc largement le cadre du simple roman "Bilbo le Hobbit" de J.R.R. Tolkien (on le savait déjà bien avant la sortie du premier volet, mais cela semble pourtant toujours en surprendre certains).


Comme pour Un voyage inattendu, l'adaptation suit la même structure que le livre, faite principalement d'une suite de mésaventures : la rencontre avec Béorn, le passage dans la Forêt Noire et enfin l'arrivée à Erebor, pour l'un des grands moments du roman, la rencontre entre Bilbon et le dragon Smaug... Jackson conserve la légèreté de certaines péripéties, comme la descente du fleuve dans les tonneaux, mais insiste également sur l'aspect plus sérieux de la quête de Gandalf à Dol Guldur à la recherche du Nécromancien. Une quête qui semble presque accessoire dans le film, ne s'intégrant pas parfaitement au récit même si l'ombre de Sauron a une influence directe sur l'Anneau et donc sur le comportement de Bilbon.

Accessoire, tout comme les nouveaux personnages secondaires introduits dans cette suite : Azog, l'antagoniste principal du premier volet, est relégué au rang des figurants, au profit d'un autre orque, Bolg, qui est finalement tout aussi anecdotique. Béorn est à peine présenté, et on sent que Jackson et ses scénaristes sont simplement intéressés par l'humain Bard et les elfes Tauriel (interprétée par Evangeline Lost, les disparus / Real steel Lilly, apportant une touche de féminité à cette histoire de mâles) et le bien connu Legolas. Et si Peter Jackson semble enfin s'éloigner un peu du carcan de sa trilogie Seigneur des anneaux, réutilisant moins les mêmes plans et les mêmes musiques, certains décors semblent avoir fait l'objet de moins d'attention que pour les 4 volets précédents.


Tout cela donne en fait l'impression d'un scénario particulièrement décousu. Même la transition entre les deux épisodes est assez brutale, comme s'il manquait une demi-heure entre Un voyage inattendu et La Désolation de Smaug (je n'ai pas vu la version longue de la première partie), et que le final de ce second volet s'étire horriblement, Jackson laissant de nouveau libre cours à son goût pour la démesure un peu puérile et épuisante. Il reste ainsi le sentiment d'être encore dans l'introduction du Hobbit, où l'on ne voit que la mise en place des différents personnages et des différentes intrigues pour un Histoire d'un aller et retour qui s'annonce, au regard des événements de la fin du roman de Tolkien, particulièrement spectaculaire.

Note : 6,5/10