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jeudi 10 juillet 2014

The Rover


Titre : The Rover
Réalisateur : David Michôd
Acteurs : Guy Pearce, Robert Pattinson, Scoot McNairy
Date de sortie en France : 4 juin 2014
Genre : drame, thriller

Synopsis : 
Dix ans après l’effondrement de l’économie occidentale, les mines australiennes sont encore en activité, et cette industrie attire les hommes les plus désespérés et les plus dangereux. Là-bas, dans une société moribonde où survivre est un combat de chaque jour, plus aucune loi n’existe. Eric a tout laissé derrière lui. Ce n’est plus qu’un vagabond, un homme froid rempli de colère. Lorsqu’il se fait voler la seule chose qu’il possédait encore, sa voiture, par un gang, il se lance à leur poursuite. Son unique chance de les retrouver est Rey, un des membres de la bande, abandonné par les siens après avoir été blessé. Contraints et forcés, les deux hommes vont faire équipe pour un périple dont ils n’imaginent pas l’issue…

Avis : 
The Rover peut être considéré comme un western australien futuriste : à l'ouest américain se substitue l'outback australien dystopique, avec son désert aride, sa chaleur sèche et étouffante, ses minuscules villages déserts et sa violence omniprésente. Dans ce cadre rappelant notamment Mad Max, Guy Pearce (Memento, Prometheus, Iron Man 3) est presque un homme sans nom, dont on ignorera longtemps l'histoire et qui ne semble motivé que par une chose : récupérer sa voiture volée.


Sur sa route, il rencontrera Robert Pattinson (Maps to the stars), bien loin de la saga Twilight, frère de l'un des voleurs et simple d'esprit, aussi naïf et crédule que craintif. Au programme du trajet, plusieurs rencontres avec les personnages singuliers de la région, et ce dénominateur commun : la violence, souvent aveugle et sans limite. Une absence de limite qui caractérise d'ailleurs le personnage principal, que rien ne semble pouvoir arrêter.

Malgré cette ambiance étouffante et souvent très noire, The Rover peine à passionner. En plus d'un rythme très lent, mais adapté à la situation, le jusqu'au-boutisme du film finit par lasser : les personnages progressent de façon très linéaire et Pearce et Pattison se contentent finalement d'une interprétation aussi classique qu'artificielle, n'apportant aucun souffle à des personnages pourtant intéressant.

On finit ainsi par s'ennuyer devant un film qui ne fait qu'enfiler les clichés, sans jamais être vraiment intense. Dommage, car ces paysages arides et cette histoire de vengeance semblaient prometteurs, mais seront noyés sous une lourdeur parfois indigeste, notamment quand Robert Michôd (Animal Kingdom) se la joue auteur...

Note : 4/10


samedi 21 juin 2014

Maps to the stars


Titre : Maps to the stars
Réalisateur : David Cronenberg
Acteurs : Julianne Moore, Mia Wasikowska, Olivia Williams
Date de sortie en France : 21 mai 2014
Genre : drame

Synopsis : 
A Hollywood, la ville des rêves, se télescopent les étoiles : Benjie, 13 ans et déjà star; son père, Sanford Weiss, auteur à succès et coach des célébrités; sa cliente, la belle Havana Segrand, qu’il aide  à se réaliser en tant que femme et actrice. La capitale du Cinéma promet aussi le bonheur sur pellicule et papier glacé à ceux qui tentent de rejoindre les étoiles: Agatha, une jeune fille devenue, à peine débarquée, l’assistante d’Havana et le séduisant chauffeur de limousine avec lequel elle se lie, Jerome Fontana, qui aspire à la célébrité.

Avis : 
Et si l'on faisait brûler Hollywood ? Continuant dans son exploration froide et médicale de la société actuelle, après un Cosmopolis qui imaginait la chute du capitalisme, David Cronenberg s'attaque cette fois à la capitale mondiale du cinéma et lui plonge directement le nez dans sa merde : ado-stars insupportables, vedettes sur le déclin et prêtes à tout, gourous improbables, drogues, sexe, violence et esclavagisme moderne, bienvenue dans le monde merveilleux d'Hollywood !


Avec un cynisme horriblement réjouissant, le réalisateur nous présente ces personnages comme autant de monstres détestables, totalement irresponsables et uniquement centrés sur leur propre réussite. Il y parvient parfaitement, par le biais notamment de scènes très noires, comme la visite de Benjie à une fan à l'hôpital ou la célébration par Julianne Moore du décès d'un enfant qui lui ouvre enfin la voie vers le rôle qu'elle convoitait. Une galerie de freaks modernes au sein de laquelle Agatha débarque, le corps couvert de brûlure et le passé chargé.

Si elle semble d'abord être le personnage le plus sain, la jeune femme interprétée par la toujours aussi troublante Mia Wasikowska (Stoker, Only lovers left alive) sera le catalyseur qui réduira en cendres les derniers fragments de santé mentale de son entourage, mettant en lumière les aspects les plus extrêmes de ce star-system pourri par la jalousie, le culte de l'image et la volonté de tout contrôler. Au point d'ailleurs d'aller un peu trop loin, la caricature offerte par Cronenberg montrant ces limites dans une deuxième heure moins inspirée, dont le trait est trop appuyé.

S'il ne dissèque plus les corps, David Cronenberg utilise à présent sa caméra pour explorer cliniquement les mécanismes d'une société malade, s'attaquant ici avec une méchanceté longtemps réjouissante à Hollywood, rappelant même par moments le Mulholland Drive de David Lynch. Dommage cependant que ce pamphlet finisse par devenir insupportable, la faute à un manque total de retenue et à un scénario qui finit par se perdre dans sa gratuité...

Note : 7/10


mercredi 7 mai 2014

Harry Potter et la Coupe de feu


Titre : Harry Potter et la Coupe de feu (Harry Potter and the Goblet of fire)
Réalisateur : Mike Newell
Acteurs : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint
Date de sortie en France : 30 novembre 2005
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
La quatrième année à l'école de Poudlard est marquée par le "Tournoi des trois sorciers". Les participants sont choisis par la fameuse "coupe de feu" qui est à l'origine d'un scandale. Elle sélectionne Harry Potter alors qu'il n'a pas l'âge légal requis ! Accusé de tricherie et mis à mal par une série d'épreuves physiques de plus en plus difficiles, ce dernier sera enfin confronté à Celui dont on ne doit pas prononcer le nom.

Avis : 
Quatrième volet de la saga, qui s'accélère pour l'occasion. Avec La Coupe de feu, Harry Potter verse un peu plus dans l'action, mais va également franchir un nouveau cap dans l'évolution de l'histoire avec le retour de Voldemort en fin de film, et le premier décès d'un personnage important. Avant cela, l'épisode diffère un peu de la structure des trois premiers films avec la Coupe de feu, constituée de trois épreuves spectaculaires.


Pas de Quidditch donc (pas même pendant la coupe du Monde de Quidditch), peu de cours, et une intrigue amincie : très linéaire, là où le livre (près de 800 pages) développait plusieurs intrigues secondaires, le film de Mike Newell (Donnie Brasco, Quatre mariages et un enterrement) va donc principalement jouer la carte de l'action, et va plutôt bien le faire. L'affrontement avec le dragon est ainsi très réussi, bien plus que le passage dans le lac par exemple.

En revanche, le film sera bien moins convaincant quand il sera plus posé. La réalisation semble parfois issue d'un téléfilm ou d'un soap, tout comme les relations entre les personnages (la scène du bal, la rivalité entre Ron et Harry...), qui arborent en plus des coiffures improbables. On a ainsi presque l'impression d'avoir deux oeuvres différentes en une : un bon film d'action fantastique, rythmé et spectaculaire, d'un côté ; un épisode de sitcom peu inspiré de l'autre, avec en plus des acteurs parfois très limite (Radcliffe et Pattinson sont ainsi très, très moyens...).

Bref, sentiment mitigé à l'issue de ce quatrième Harry Potter, qui restera sans doute comme celui que j'apprécie le moins dans la saga. Malgré quelques passages très réussi, le film pêche trop souvent par une réalisation peu inspirée et une interprétation très limites. Reste un divertissement très sympathique donc, mais qui paraît par moments bien long...

Note : 6,5/10