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samedi 27 juillet 2013

Star Trek II : la colère de Khan


Titre : Star Trek II : la colère de Khan (Star Trek II : the wrath of Khan)
Réalisateur : Nicholas Meyer
Acteurs : Leonard Nimoy, William Shatner, Ricardo Montalban
Date de sortie en France : 20 octobre 1982
Genre : science-fiction

Synopsis : 
L'équipe de l'Enterprise croise la route de Khan, un vieil ennemi fermement résolu à se venger de l'amiral Kirk qui l'avait banni sur une planète déserte. Pour accomplir son dessein, il s'empare du célèbre vaisseau afin de transporter une arme extrêmement dangereuse qui pourrait détruire la planète Terre. Aveuglés par la haine qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, Kirk et Khan vont alors se livrer un combat à mort dont les dommages pourraient s'avérer collatéraux.

Avis : 
 Star Trek, le film éreinté par la critique, n'a pas rapport autant d'argent que ne l'espérait la Paramount...mais assez pour que le studio envisage rapidement une suite, pour un budget moindre, et en écartant de la production Gene Roddenberry, le créateur de la saga. Après le film de Robert Wise, qui se retranchait un peu trop derrière ses effets spéciaux avant d'enfin se consacrer à son histoire, La Colère de Khan va choisir un chemin bien plus direct, avec une bonne vieille histoire de vengeance.


Nicholas Meyer va ainsi faire revenir Khan Noonien Singh, exilé sur la planète Ceti Alpha V par Kirk à la fin de l'épisode 22 de la première saison de la série (Les Derniers tyrans). Après V'Ger, l'entité désincarnée du premier volet, la saga s'attache donc ici à un ennemi plus identifiable, aux intentions moins nébuleuses. Cette volonté de simplifier l'intrigue va même donner un aspect extrêmement stéréotypé au film, ce méchant très méchant, à la force surhumaine et uniquement motivé par la haine affrontant le brave Kirk, courageux et intelligent, un leader d'hommes jamais pris au dépourvu malgré la supériorité apparente de son adversaire.

Cette impression est d'ailleurs amplifiée par les interprétations, tout en exagération, de Ricardo Montalban et de William Shatner, chacun en faisant des tonnes et hurlant ses répliques en grimaçant ! Mais étonnamment, celui donne un certain charme au film, un côté rentre-dedans plutôt agréable, bien loin des réflexions métaphysique de Robert Wise. On trouve d'ailleurs quelques scènes de combats dans l'espace très réussies, avec un véritable sens du rythme et une intensité permanente.

La Colère de Khan prend ainsi le contre-pied du film réalisé par Robert Wise, en épurant au maximum son intrigue pour se contenter d'un affrontement entre deux rivaux dans l'espace. Une simple histoire de vengeance, avec ses face-à-face virils (l'accoutrement de Khan est une attraction à lui tout seul !), ses répliques assassines, ses rires diaboliques et ses sacrifices ultimes. Du pur cinéma rentre-dedans, qui se suit avec un réel plaisir !

Note : 7/10


mercredi 10 juillet 2013

Star Trek, le film


Titre : Star Trek, le film
Réalisateur : Robert Wise
Acteurs : William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley
Date de sortie en France : 27 mars 1980
Genre : science-fiction

Synopsis : 
Une entité d'origine extra-terrestre sans précédent se dirige vers la Terre en détruisant tout sur son passage. L'équipage de l'USS Enterprise est chargé de stopper ce nouvel ennemi. Alors que le Capitaine Decker se prépare à diriger la mission, il est relevé de ses fonctions et remplacé par le fameux Amiral Kirk, absent des commandes du vaisseau depuis trois ans... 

Avis : 
Six séries télévisées. Douze longs-métrages. Ajoutez à cela d'innombrables romans, jeux vidéo, comics et produits dérivés : l'univers de Star Trek est certainement l'un des plus riches de la science-fiction. Véritable objet de culte, la saga débarque sur les écrans de télé américains en 1966 et, malgré un succès mitigé, elle parvint à se créer une base de fans particulièrement passionnés, les trekkies (ou trekkers), jusqu'à son arrêt, au bout de la troisième saison, en 1969. Suivit alors une série d'animation (Star Trek : la série animée) puis, en 1979, la première adaptation cinématographique avec Star Trek, le film.


Avant cela, une seconde série fut envisagée, sous le nom de Star Trek : phase II, mais les succès de La Guerre des étoiles puis de Rencontres du troisième type incitèrent la Paramount à faire renaître le projet d'adaptation de la série sur grand écran qui traînait depuis plusieurs années. A la réalisation, le studio s'attacha les services du vétéran Robert Wise (La Maison du Diable), qui avait reçu des années plus tôt deux Oscars du meilleur réalisateur pour West Side Story et La Mélodie du bonheur. Conçu comme une suite de la série d'origine, Star Trek, le film en réunit pour l'occasion les principaux personnages : le capitaine James T. Kirk, monsieur Spock, le Dr McCoy, Scott, Sulu, Uhura et Chekov, interprété par les acteurs originaux.

Afin de rivaliser avec Star Wars, ce premier Star Trek va consacrer plus d'une heure aux diverses péripéties de l'USS Enterprise, enchaînant les avaries, les problèmes et les passages spectaculaires à grands renforts d'effets spéciaux omniprésents. Une volonté de grand spectacle qui rend aujourd'hui cette première partie terriblement ringarde : les effets spéciaux ont énormément vieilli, de même que les décors, les bruitages, les costumes ou les maquillages. Si beaucoup de films de l'époque accusent aujourd'hui le poids des années, c'est sans doute encore plus vrai pour Star Trek que pour les autres, la volonté d'en mettre plein la vue se retournant maintenant contre lui. A titre de comparaison, le film fut nominé pour l'Oscar des meilleurs effets visuels en 1980, lequel fut gagné par Alien, le huitième passager, modèle absolu de sobriété...

Cet aspect kitsch et ces péripéties régulières n'empêchent hélas pas cette première partie d'être assez ennuyeuse. Portés par des interprètes peu inspirés (sauf peut-être Leonard Nimoy), les personnages ne semblent pas réellement concernés par leur aventure, se contentant de réciter quelques dialogues vaguement techniques en poussant des boutons multicolores, et attendant généralement que le temps passe. Heureusement, tout cela va, enfin, prendre de l'ampleur quand l'Enterprise s'approchera de V'Ger, une menace inconnue fonçant vers la Terre.


Sans doute très inspirée de 2001, l'odyssée de l'espace, l'histoire de V'Ger permet au film de se rattacher à l'aspect philosophique de la série, et de mettre en avant des effets visuels plus cohérents et une musique très réussie. Les dialogues prennent le pas sur l'action, et on retrouve les célèbres débats à trois entre Spock, Kirk et McCoy, chacun avec sa personnalité bien dessinée. Une seconde partie intelligente, on l'on retrouve bien plus la patte de Wise, lui qui semblait effacé derrière la surenchère naïve de la première heure.

Ce premier film issu de l'univers Star Trek a donc très mal vieilli, jouant trop souvent et trop longtemps sur ses effets spéciaux et des expérimentations visuelles devenues un peu ringardes. Il sera pourtant important de faire abstraction de cette grosse heure d'ennui pour enfin découvrir le coeur même du film, s'évadant du besoin de surfer sur le succès de Star Wars pour enfin faire du Star Trek à son meilleur, intelligent et passionnant.

Note : 5/10


lundi 8 juillet 2013

Star Trek into darkness


Titre : Star Trek into darkness
Réalisateur : J.J. Abrams
Acteurs : Chris Pine, Zachary Quinto, Benedict Cumberbatch
Date de sortie en France : 12 juin 2013
Genre : science-fiction

Synopsis : 
Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos…
Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive.
Nos héros entrent dans un jeu d’échecs mortel. L’amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qu’il reste à Kirk : son équipe. 


Avis : 
 Après un excellent Super 8, et avant de nous livrer le futur Star Wars, J.J. Abrams était attendu au tournant pour la suite d'un licence qu'il avait lui-même relancée brillamment en 2009 : Star Trek. L'occasion de retrouver Kirk, la tête brûlée agissant surtout selon son instinct, et Spock, qui suit toujours maladivement les règles, mais surtout de découvrir une nouvelle menace en la personne de John Harrison.


Si les relations entre les deux officiers de Starfleet ne réservent guère de surprise, le personnage interprété par Benedict Cumberbatch (la série Sherlock, La Taupe) est l'énorme attraction du film : puissant et charismatique, les motivations de ses actes terroristes semblent dans un premier temps assez légitimes avant que son côté obscur n'éclate en plein jour. Dans la lignée de cet antagoniste, les principaux personnages sont davantage soignés que dans le premier opus, grâce à un scénario très soigné, faisant la part belle aux révélations autant qu'à l'action.

J.J. Abrams nous réserve ainsi de nombreux passages très spectaculaires, entre deux références cinématographiques ou vidéoludiques (l'éjection dans l'espace semble directement sortie du jeu Dead Space 2). Pourtant, l'étrange impression qui ressort du film est...que J.J. Abrams se fait la main avant son Star wars. Certaines scènes semblent ainsi directement issues de l'univers de George Lucas, comme l'introduction sur la planète Nibiru, et on s'attend presque à entendre le célèbre thème musical de John Williams à la fin du film.

Star Trek into darkness reste une incontestable réussite, confirmant le renouveau de la saga après le précédent volet, tout en restant fidèle aux épisodes classiques, avec quelques scènes retravaillant quelques passages phares de Star Trek 2 : la colère de Khan. Grâce à un scénario très prenant, des scènes d'action grandioses, un ennemi particulièrement réussi, le film de J.J. Abrams s'impose comme l'un des meilleurs blockbusters de l'année, mais donne néanmoins l'impression de n'être qu'une immense répétition générale afin de préparer le futur Star wars épisode VII.

Note : 8/10