Affichage des articles dont le libellé est matt damon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est matt damon. Afficher tous les articles

mardi 3 novembre 2015

Seul sur Mars


Titre : Seul sur Mars
Réalisateur : Ridley Scott
Acteurs : Matt Damon, Jessica Chastain, Jeff Daniels
Date de sortie en France : 21 octobre 2015
Genre : science-fiction

Synopsis : 
Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Avis :
Après plusieurs échecs (Cartel, Exodus), Ridley Scott revient à son genre de prédilection, la science-fiction. Mais loin des créatures menaçantes d'Alien, le huitième passager ou de Prometheus, loin aussi des replicants de Blade Runner (par ailleurs de nouveau sur les écrans français au moment de la sortie de Seul sur Mars), le réalisateur adapte le roman d'Andy Weir pour une aventure sur Mars misant davantage sur le réalisme que sur le spectaculaire.


Nous suivrons donc le parcours de Mark Watney, astronaute oublié sur Mars et qui devra survivre par ses propres moyens sur une planète hostile : il lui faudra évidemment se nourrir, mais aussi tenter de communiquer avec l'extérieur et gérer la solitude. Blockbuster oblige, ce sont surtout les deux premiers aspects qui seront développés, de façon d'ailleurs très efficace, tandis que l'évolution psychologique du personnage n'est qu'effleurée par ses messages vidéos, sa frustration vite évacuée par l'humour et les effets physiques de son isolement à peine évoqués.

On regrettera également une gestion du suspense un peu trop artificielle : le déroulement du film ne réserve aucune surprise, on sait parfaitement ce qui va fonctionner et ce qui va partir en sucettes. La dernière partie du film illustre parfaitement ce défaut, en multipliant les péripéties jusqu'à la nausée. En revanche, on saluera la prestation de Matt Damon, sur les épaules duquel le film repose presque entièrement et qui s'en sort parfaitement, apportant une vraie fraîcheur au personnage, notamment par le biais de quelques notes d'humour bien senties ou de quelques réflexions formidables sur son statut particulier de seul homme sur Mars, tantôt premier colon, tantôt pirate de l'espace.

Retour gagnant à a SF pour Ridley Scott donc, avec un blockbuster très réussi, prenant et spectaculaire, même si l'on regrettera l'absence presque totale de profondeur du film.

Note : 8/10


mercredi 12 novembre 2014

Interstellar


Titre : Interstellar
Réalisateur : Christopher Nolan
Acteurs : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine
Date de sortie en France : 5 novembre 2014
Genre : science-fiction

Synopsis : 
Dans un futur proche, la Terre est de moins en moins accueillante pour l'humanité qui connaît une grave crise alimentaire. Cooper, un ancien pilote d'essai et ingénieur, est devenu agriculteur et vit dans sa ferme avec sa famille. Sa fille Murphy, âgée de dix ans, croit que leur maison est hantée par un fantôme qui tente de communiquer avec elle. Son père la défie de prouver l'existence de ce fantôme selon une démarche scientifique, elle découvre avec son aide que le «fantôme» est une forme inconnue d'intelligence qui leur envoie des messages codés au moyen d'ondes gravitationnelles qui altèrent la poussière sur le sol, et les orientent vers une installation secrète de la NASA.

Avis : 
Après la trilogie Batman et Inception, Christopher Nolan s'est installé parmi les meilleurs réalisateurs hollywoodiens, ceux qui transcendent l'action et le spectaculaire pour offrir des films aux thématiques plus matures et plus profondes. Aussi était-il attendu au tournant avant de nous proposer Interstellar, film de science-fiction au casting impressionnant : McConaughey (Mud, Dallas buyers club), Anne Hathaway (The Dark Knight rises, Les Misérables), Jessica Chastain (Zero dark thirty, Take shelter), Matt Damon (Elysium, Promised land) ou encore Michael Caine.


Très clairement, avec Insterstellar, Nolan semble avoir voulu faire son 2001 : l'odyssée de l'espace ou son Solaris. En effet, si son film se caractérise surtout par son aspect épique, ses scènes spectaculaires et son intensité, il va dans son dernier tiers entraîner le spectateur dans une ambiance très particulière, vers des questionnements et des sujets plus profonds et plus abstraits, rappelant autant visuellement que thématiquement les films de Kubrick et de Tarkovski, auxquels il multiplie les clins d'oeil... sans en atteindre cependant la qualité.

L'un des problèmes du film est en fait son côté un peu bordélique, qui fait par moments perdre le fil d'événements pourtant simples. On sent ainsi que Gravity est passé par là, dans la retranscription de la vie dans l'espace, mais Interstellar n'en a pas la maîtrise. Cela n'empêche pas le film d'être visuellement formidable, autant dans les scènes terrestres, avec ces terribles tempêtes de poussière par exemple, que sur les planètes visitées. Et, bien sûr, l'interprétation est sans faille, avec principalement un Matthew McConaughey toujours aussi charismatique et touchant, amenant à lui seul une bonne partie de l'émotion que l'on pourra ressentir.

Interstellar est donc un excellent film, un blockbuster de très haut niveau, dont on pouvait néanmoins espérer mieux : il lui manque en effet un je-ne-sais-quoi, un peu de clarté et de maîtrise par exemple (même si l'on s'amuse vraiment avec le jeu entre les dimensions). Reste un des films de l'année, un formidable divertissement, spectaculaire et intelligent. Peut-être devient-on tout simplement trop exigeant avec Christopher Nolan après tout !

Note : 9/10


dimanche 13 avril 2014

Monuments men


Titre : Monuments men (The Monuments men)
Réalisateur : George Clooney
Acteurs : George Clooney, Matt Damon, Bill Murray
Date de sortie en France : 12 mars 2014
Genre : guerre, aventures

Synopsis : 
En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

Avis : 
Inspiré du programme Monuments, Fine Arts, and Archives créé par le général Eisenhower, Monuments men nous raconte l'histoire d'un groupe d'hommes chargés de sauver les oeuvres d'art dérobées par les Nazis et empêcher leur destruction pendant la débâcle allemande.


L'idée de montrer cette face cachée de l'Histoire était forcément réjouissante, permettant d'appréhender la Seconde Guerre Mondiale d'une autre façon, loin du front. Réalisé par George Clooney (Les Marches du pouvoir), il met en scène l'acteur de Gravity aux côtés d'une belle brochette d'acteurs parmi lesquels Matt Damon (Elysium, Ma vie avec Liberace), John Goodman (The Big Lebowski, Flight), Bill Murray (SOS Fantômes, Lost in translation), Jean Dujardin (Möbius, Le Loup de Wall Street) et Cate Blanchett (Babel, Blue Jasmine). Hélas, malgré ce casting prestigieux et ce sujet intéressant, Monuments men ne va jamais décoller, restant très scolaire et très moyen.

Cherchant constamment son ton, oscillant entre film de guerre, aventures, drame historique ou comédie, le film se perd très vite dans une espèce d'auto-célébration de la bande à Clooney, à la façon de la trilogie Ocean's, sacrifiant toute profondeur sur l'autel d'un film hollywoodien jusqu'au bout des ongles, lisse, puritain et tentant grossièrement de jouer sur l'émotion lors de passages cousus de fil blanc (la découverte d'un panier de dents en or est l'exemple parfait de ce pathos facile et artificiel).

S'il se suit sans déplaisir, Monuments men reste un film très moyen, particulièrement basique, un monument à la gloire de ses acteurs, qu'on a d'ailleurs tous déjà vus plus inspirés. Malgré quelques touches d'humour réussies (l'accent français de Damon, les répliques répétées), une histoire intéressante et un fond historique passionnant, George Clooney ne livre qu'un énième film hollywoodien sans saveur, sans relief et sans accroc, qu'on oubliera plus vite qu'on ne l'aura vu...

Note : 4,5/10

mardi 1 octobre 2013

Ma vie avec Liberace


Titre : Ma vie avec Liberace (Behind the candelabra)
Réalisateur : Steven Soderbergh
Acteurs : Michael Douglas, Matt Damon, Dan Aykroyd
Date de sortie en France : 18 septembre 2013
Genre : drame, biopic, romance

Synopsis : 
Durant l'été 1977, le jeune Scott Thorson entre dans la loge du célèbre pianiste Liberace... Malgré leur différence d'âge et leurs origines sociales opposées, les deux hommes entament une liaison secrète. Cette relation, souvent orageuse, va durer cinq ans...

Avis : 
Voilà donc le dernier film de Steven Soderbergh avant sa retraite. Quelques mois après le thriller Effets secondaires, il se penche sur plusieurs années de la vie du célèbre artiste Liberace, roi du show-business à Las Vegas pendant plusieurs décennies, et sa relation cachée avec Scott Thorson jeune apollon qu'il prendra sous son aile...et qu'il emprisonnera dans une prison dorée.


Michael Douglas est impressionnant dans le rôle de ce monstre sacré, de ce vampire qui semble avoir besoin d'aspirer la jeunesse de Matt Damon, semblant renaître à son contact, s'offrant une seconde jeunesse avec la chirurgie esthétique, et sculptant son homme-objet selon son bon vouloir, comme un enfant peut jouer avec une poupée, jusqu'à en déformer le visage avant de l'abandonner, sur un caprice ou parce qu'il a remarqué un nouveau modèle, moins usé.

On assiste ainsi à la descente progressive aux enfers du jeune Scott, véritable marionnettes entre les doigts du showman et de son imprésario. Soderbergh nous met aux prises avec un monde particulièrement kitsch, entièrement soumis à la tyrannie de l'apparence, jusqu'à faire froid dans le dos (le sourire de Douglas est aussi effrayant que les visages déformés par la chirurgie), offrant avec cette figure phare du divertissement un parallèle évident avec le cinéma d'aujourd'hui, ses paillettes et son paraître, ses mensonges et ses manipulations.

Pourtant, aussi intéressante que soit l'histoire, aussi inspirés que soient Douglas et Damon, il manque un peu de liant dans ce Ma vie avec Liberace : on a souvent l'impression d'assister à une succession de scènes, ce qui donne un aspect assez décousu à l'ensemble, et peine à retranscrire l'évolution des personnages. Un petit bémol qui n'enlève pas grand chose à la qualité de ce dernier film de Soderbergh, décidément en forme depuis qu'il a annoncé sa retraite.

Note : 7,5/10


mercredi 14 août 2013

Elysium


Titre : Elysium
Réalisateur : Neill Blomkamp
Acteurs : Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley
Date de sortie en France : 14 août 2013
Genre : science-fiction, action

Synopsis : 
En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses -  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.

Avis : 
En 2009, Neill Blomkamp avait, dès son premier film, marqué le public avec son District 9, dont la seconde partie se révélait particulièrement jouissive. Après un tel succès, le réalisateur sud-africain était évidemment attendu au tournant, obtenant pour son premier film hollywoodien un budget conséquent (90 millions de dollars, contre "seulement" 30 millions pour son film précédent) et un casting royal : Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley (l'acteur principal de District 9) ou encore William Fichtner.


Avec Elysium, Blomkamp reprend quelques thèmes qui lui semblent cher : on retrouve ainsi sans surprise la lutte des classes, avec cette opposition entre les plus riches, bien en sécurité sur Elysium, et les plus pauvres, soumis à l'autorité d'une police inhumaine, contraints de travailler dans des conditions horribles pour un salaire de misère, et n'ayant qu'un accès aux soins limités. Rien de bien nouveau ni de bien subtil dans tout ça, mais comme pour District 9, l'intérêt va très vite se trouver ailleurs. 

Elysium va ainsi rapidement se tourner vers l'action, avec un Matt Damon rapidement forcé de s'opposer à l'ordre établi pour survivre : obligé de rejoinde Elysium pour survivre, il va ainsi se voir greffer un exosquelette (on retrouve ici l'idée de fusion entre deux corps étrangers, l'armature métallique remplaçant le membre extraterrestre) et être poursuivi par Kruger, un agent sud-africain implacable. Les affrontements se font au corps à corps ou à coups d'armes futuristes, démembrant les victimes ou les faisant exploser.


Bénéficiant d'effets spéciaux très réussis, ces scènes d'action sont souvent intenses et parfois violentes, mais souffrent par moments de la réalisation très (trop ?) stylisée de Blomkamp : la caméra à l'épaule donne ainsi autant de séquences réussies que de passages illisibles, et le réalisateur abuse parfois de ralentis, au point de laisser l'impression de se regarder un peu filmer. Rien de bien grave, si ce n'est une scène clé complètement ratée en fin de film.

Reste quand même un scénario qui, bien qu'assez prévisible, reste très prenant et réserve quelques moments très forts. Matt Damon est époustouflant dans le rôle principal, et on appréciera aussi de voir Jodie Foster en garce ou Sharlto Copley en mercenaire violent. Avec Elysium, Neill Blomkamp confirme donc les belles promesses de District 9, et si le film est légèrement inférieur à son aîné, dont il partage un bon nombre de qualités et de défauts, il reste l'un des films de science-fiction les plus réjouissants de ces dernières années. De quoi nous faire patienter avant District 10 ou une adaptation de la saga de jeux vidéo Halo, pour lequel Blomkamp semble plus que jamais être le réalisateur idéal.

Note : 8/10


mardi 21 mai 2013

Promised Land


Titre : Promised Land
Réalisateur : Gus Van Sant
Acteurs : Matt Damon, Rosemarie DeWitt, Frances McDormand
Date de sortie en France : 17 avril 2013
Genre : drame

Synopsis : 
Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel…   

Avis : 
 Après la violence dans les écoles (Elephant) et la cause homosexuelle (Milk), Gus Van Sant endosse à nouveau son costume de réalisateur engagé en s'attaquant cette fois à l'exploitation du gaz de schiste et aux effets catastrophiques pour l'environnement  de celle-ci. D'après un scénario de Matt Damon et de John Krasinski, il va ainsi mettre en image deux membres d'une compagnie chargés de convaincre les habitants d'une petite ville du Nord-Est des Etats-Unis de les laisser disposer de leurs terres, moyennent une forte compensation pécuniaire. 


Matt Damon, qui retrouve Van Sant après Will Hunting et Gerry, et Frances McDormand (Fargo) vont ainsi faire d'énormes promesses aux fermiers, dont la pauvreté semble en faire une cible idéale. A grands renforts de mensonges, de manipulations, de menaces et de pots de vin, ils pensent obtenir un accord rapide, mais se voient confrontés à la résistance d'une partie des habitants, menés par l'ingénieur à la retraite Frank Yates (Hal Holbrook, que l'on a notamment vu dans Fog ou dans Lincoln), bien conscients des dangers liés au gaz de schiste, et épaulés par Dustin Noble, écologiste au sein d'une association méconnue.

Promised Land a ainsi des airs de thriller politique, chacun oeuvrant dans l'ombre et tentant de soudoyer les habitants pour son propre intérêt, quitte à le duper. Très prenant, cet aspect est malheureusement atténué par la prévisibilité de l'intrigue qui, à force de verser dans le manichéisme, n'offre aucune surprise et amoindrit même la charge portée à l'encontre de l'exploitation de ces ressources énergétiques. Et si l'on en ressort bien conscient de l'absence totale de limite des grandes compagnies afin de parvenir à leurs fins, on ne peut s'empêcher d'être déçu...

Le nouveau film de Gus Van Sant est finalement bien trop sage pour réellement convaincre. Se cachant derrière une vision un peu trop réductrice, opposant les méchants exploitants, prêts à tout pour parvenir à leurs fins, et les gentils fermiers, soit trop naïfs pour voir la supercherie, soit assez courageux pour s'opposer et refuser l'argent, il gâche la promesse d'un film engagé pour en faire un film à l'intrigue certes très prenante, mais convenue. 

Note : 6/10