Affichage des articles dont le libellé est jean dujardin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est jean dujardin. Afficher tous les articles

jeudi 11 décembre 2014

La French


Titre : La French
Réalisateur : Cédric Jimenez
Acteurs : Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Benoît Magimel
Date de sortie en France : 3 décembre 2014
Genre : policier, drame

Synopsis : 
Marseille. 1975. Pierre Michel, jeune magistrat venu de Metz avec femme et enfants, est nommé juge du grand banditisme. Il décide de s’attaquer à la French Connection, organisation mafieuse qui exporte l’héroïne dans le monde entier. N’écoutant aucune mise en garde, le juge Michel part seul en croisade contre Gaëtan Zampa, figure emblématique du milieu et parrain intouchable. Mais il va rapidement comprendre que, pour obtenir des résultats, il doit changer ses méthodes.

Avis : 
La French nous entraîne dans le Marseille de la fin des années 70, à une époque où la cité phocéenne était la capitale mondiale du trafic d'héroïne, dominée par la French Connection. Cédric Jimenez choisit de se concentrer sur la rivalité entre le juge Michel, figure de proue de la lutte contre la mafia, et Zampa, le parrain local que la police n'a jamais pu approcher.


Le film s'intéresse ainsi aux deux personnages, à leurs motivations, leurs réactions face aux victoires et aux échecs. Un parti-pris qui sera reproché par la famille de Pierre Michel (enfin, seulement les éléments montrant le juge sous un jour négatif, étrangement), mais qui donne une dimension humaine, plus proche du drame que du simple film polar à la française. Cet aspect est le véritable point fort du film, d'autant plus qu'il est porté par l'impeccable duo Dujardin - Lellouche, très convaincants dans leurs rôles respectifs.

Ils dominent en fait assez facilement un film qui, pour le reste, demeure très classique et reste dans les sentiers battus. On ne sort jamais du film de mafia assez classique avec l'affrontement entre deux personnalités hors-normes mais toujours très archétypales. Il n'y a ainsi que très peu de moments vraiment forts ou mémorables, à l'exception du final. Même le face à face entre les deux hommes, mis en avant dans la bande-annonce, tombe un peu à plat.

Malgré un sujet un or, une reconstitution admirable et un duo d'acteurs au top, La French ne dépasse pas le simple statut de bon polar à la française, très classique mais efficace. Insuffisant hélas pour se frotter aux autres grands films mettant en scène la mafia ou même cet épisode de l'histoire criminelle de Marseille comme le French Connection de William Friedkin.

Note : 7/10




dimanche 13 avril 2014

Monuments men


Titre : Monuments men (The Monuments men)
Réalisateur : George Clooney
Acteurs : George Clooney, Matt Damon, Bill Murray
Date de sortie en France : 12 mars 2014
Genre : guerre, aventures

Synopsis : 
En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

Avis : 
Inspiré du programme Monuments, Fine Arts, and Archives créé par le général Eisenhower, Monuments men nous raconte l'histoire d'un groupe d'hommes chargés de sauver les oeuvres d'art dérobées par les Nazis et empêcher leur destruction pendant la débâcle allemande.


L'idée de montrer cette face cachée de l'Histoire était forcément réjouissante, permettant d'appréhender la Seconde Guerre Mondiale d'une autre façon, loin du front. Réalisé par George Clooney (Les Marches du pouvoir), il met en scène l'acteur de Gravity aux côtés d'une belle brochette d'acteurs parmi lesquels Matt Damon (Elysium, Ma vie avec Liberace), John Goodman (The Big Lebowski, Flight), Bill Murray (SOS Fantômes, Lost in translation), Jean Dujardin (Möbius, Le Loup de Wall Street) et Cate Blanchett (Babel, Blue Jasmine). Hélas, malgré ce casting prestigieux et ce sujet intéressant, Monuments men ne va jamais décoller, restant très scolaire et très moyen.

Cherchant constamment son ton, oscillant entre film de guerre, aventures, drame historique ou comédie, le film se perd très vite dans une espèce d'auto-célébration de la bande à Clooney, à la façon de la trilogie Ocean's, sacrifiant toute profondeur sur l'autel d'un film hollywoodien jusqu'au bout des ongles, lisse, puritain et tentant grossièrement de jouer sur l'émotion lors de passages cousus de fil blanc (la découverte d'un panier de dents en or est l'exemple parfait de ce pathos facile et artificiel).

S'il se suit sans déplaisir, Monuments men reste un film très moyen, particulièrement basique, un monument à la gloire de ses acteurs, qu'on a d'ailleurs tous déjà vus plus inspirés. Malgré quelques touches d'humour réussies (l'accent français de Damon, les répliques répétées), une histoire intéressante et un fond historique passionnant, George Clooney ne livre qu'un énième film hollywoodien sans saveur, sans relief et sans accroc, qu'on oubliera plus vite qu'on ne l'aura vu...

Note : 4,5/10

dimanche 17 novembre 2013

9 mois ferme


Titre : 9 mois ferme
Réalisateur : Albert Dupontel
Acteurs : Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel, Nicolas Marié
Date de sortie en France : 16 octobre 2013
Genre : comédie

Synopsis : 
Ariane Felder est enceinte ! C'est d'autant plus surprenant que c'est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que d'après les tests de paternité, le père de l'enfant n'est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l'attend...

Avis : 
Avec un synopsis aussi décalé que délirant, on s'attendait avec ce nouveau film d'Albert Dupontel à une comédie aussi folle que grinçante : 80 minutes plus tard, il faudra bien reconnaître que, si l'on s'amuse beaucoup par moments, on reste dans une comédie française assez classique, avec ses défauts d'écriture, ses gags qui tombent à plat, son dénouement trop facile, mais aussi ses bons moments.


Ainsi, Dupontel n'évite pas les blagues faciles, un peu lourdingues sur la longueur (l'avocat bègue, le policier - évidemment - idiot), et ses clowneries ne font pas toujours mouche. Son scénario est cousu de fil blanc, à l'image d'un final horriblement attendu et mal amené. Cependant, d'autres situations font mouche, comme lorsque le personnage qu'il interprète tente de trouver d'autres explications aux blessures de la victime, ou lorsque Sandrine Kiberlain découvre avec Bouli Lanners (11.6, La Grande boucle) les images de sa soirée trop alcoolisée.

La courte durée du film lui permet également de ne jamais baisser de rythme, alignant les gags récurrents et les personnages improbables à une belle vitesse. La réalisation de Dupontel permet quant à elle d'amener un peu de profondeur, notamment dans l'appartement d'Ariane Felder où il joue à merveille des reflets (un très joli plan montre ainsi une illusion d'optique où le reflet de Dupontel semble avoir la tête posée sur l'épaule de Kiberlain). Notons enfin la qualité de l'interprétation des deux acteurs principaux, complètement dans leur rôle, et les nombreux caméos : Dujardin, Noé, Kounen ou encore Terry Gilliam, dans le rôle d'un clone cannibale de Charles Manson, rebaptisé Charles Meatson.

9 mois ferme est donc une agréable comédie, mais qui reste trop légère et trop convenue pour s'élever au-dessus des meilleures comédies françaises de ces dernières années. S'il sombre trop facilement dans la facilité, Albert Dupontel livre quand même un film souvent drôle, ponctué de scènes hilarantes et porté par un duo d'acteurs très en forme. J'en attendais quand même un peu plus, même si j'ai passé un bon moment...

Note : 7/10

dimanche 31 mars 2013

Möbius


Titre : Möbius
Réalisateur : Eric Rochant
Acteurs : Jean Dujardin, Cécile de France, Tim Roth
Date de sortie en France : 27 février 2013
Genre : thriller, espionnage

Synopsis : 
Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute.

Avis : 
Prenez une bande de papier, regroupez les deux extrémités en effectuant une torsion d'un demi tour : vous obtenez un ruban de Möbius. Un objet qui n'a ni endroit, ni envers, à tel point que si vous tracez une ligne sans lever votre stylo, vous arrivez de l'autre côté du papier. Un objet étrange, qui permettra d'expliquer au héros de ce Möbius la clé de l'histoire, dans un passage inutilement explicatif.


Mais avant ça, on se retrouve donc face à une oeuvre mêlant espionnage et histoire d'amour. Certes peu original, ce postulat de départ va rapidement se trouver enrichi par la présence de multiples intérêts, chaque personnage étant surveillé par trois organisations, amenant de façon très réussie de nombreuses interrogations sur la loyauté de chacun, leurs buts véritables et les rapports entre les différentes agences : tout le monde ment à tout le monde, prend des initiatives, se met en danger et met en danger ses alliés supposés. La partie espionnage est ainsi parfaitement réussie, et si l'on met quelques minutes à entrer dans le film, Möbius nous accroche parfaitement par la suite.


Au milieu de tout ça, nous avons donc les personnages interprété par Jean Dujardin et Cécile de France. Si l'acteur français est excellent, on a parfois l'impression que le film a été fait tout particulièrement à sa gloire : dans ce monde impitoyable, il est un surdoué, invincible et loyal, mais néanmoins capable d'aimer. Et en plus, il baise comme un Dieu. Le personnage de Cécile de France est un peu plus intéressant, cachant à merveille son double jeu, et le duo fonctionne parfaitement, s'entraînant mutuellement vers une issue inéluctable.

Cette histoire d'amour apporte encore un peu de profondeur à ce Möbius, même si l'on pourra regretter que le film ne finisse pas 10 minutes plus tôt. Le film reste néanmoins agréable à suivre, parsemé de scènes très fortes (comme l'appel téléphonique entre les deux personnages principaux ou les révélations) et au suspense parfois impressionnant. Dommage néanmoins que les relations entre les personnages donnent souvent l'impression d'évoluer bien trop vite (le coup de foudre entre Jean Dujardin et Cécile de France, la confiance de Tim Roth pour la jeune femme dès le premier regard...).

Note : 7/10