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mardi 19 avril 2016

Batman v Superman : l'aube de la justice


Titre : Batman v Superman : l'aube de la justice (Batman v Superman :dawn of justice)
Réalisateur : Zack Snyder
Acteurs : Ben Affleck, Henry Cavill, Jesse Eisenberg
Date de sortie en France : 23 mars 2016
Genre : action, super-héros

Synopsis :
Craignant que Superman n'abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l'affronter : le monde a-t-il davantage besoin d'un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d'un justicier à la force redoutable mais d'origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l'horizon…

Avis : 
Il fallait s'y attendre : face au succès des adaptations Marvel, et surtout de la licence Avengers, l'univers DC Comics contre-attaque avec la mise en chantier de l'équipe maison, la Justice League, regroupant Batman, Superman, Wonder Woman, Aquaman, Flash et Cyborg. Avant les films centrés sur ces derniers, Batman et Superman ouvrent le bal, dans une suite à Man of steel également destinée à introduire les autres héros.


Un nouveau Batman donc, peu de temps après la trilogie de Christopher Nolan, interprété par un Ben Affleck dont le choix a fait grincer pas mal de dents (en cause, sa prestation dans DareDevil, quand bien même le Chevalier Noir n'a jamais été le héros demandant le plus de talent d'acteur...), qui rejoint Henry Cavill, toujours dans le rôle de l'homme d'acier, Zack Snyder, toujours derrière la caméra, et Jesse Eisenberg dans le rôle de Lex Luthor. Un Batman plus âgé donc, usé par les années de lutte contre le crime, et dont on devine les blessures psychologiques grâce à quelques séquences furtives.

Hélas, ces séquences constitueront l'unique élément narratif intéressant du film, qui va se perdre au milieu de thématique mal ou pas assez développées : Lex Luthor, Wonder Woman, la méfiance vis-à-vis de Superman, les doutes de ce dernier... sans parler de la rivalité entre les deux héros, qui prendra fin avec le renversement de situation le plus grotesque depuis longtemps. Ce n'est pas nouveau, Snyder sait mettre en place des personnages intéressants, mais a beaucoup plus de mal à les faire évoluer dans ses films.


Autre défaut récurrent chez le réalisateur : sa réalisation un peu trop tape à l'oeil, qui dessert régulièrement son film. Ici, ce sera flagrant lors de scènes d'action souvent illisibles, où les plans-séquences inutiles s'articulent autour d'images bien ringardes, notamment lors d'une dernière demi-heure qui sombre dans le nanar, avec des choix grotesques, des répliques puériles, des rebondissements idiots et une musique horriblement envahissante. On secouera d'ailleurs régulièrement la tête de dépit face aux nombreuses incohérences et aux multiples ficelles qui privent le film de toute fluidité scénaristiques.

S'il n'est pas forcément la catastrophe évoquée par certains critiques, Batman v Superman reste un bon gros blockbuster très basique, tentant en vain de tout mettre sur la forme. Hélas, les nombreuses scènes d'action ratées ne parviennent pas à camoufler une narration inexistante et une multitude de mauvaises idées (les caméos des héros DC...). On préférera encore Man of steel...

Note : 3.5/10


jeudi 3 septembre 2015

American ultra


Titre : American ultra
Réalisateur : Nima Nourizadeh
Acteurs : Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Topher Grace
Date de sortie en France : 19 août 2015
Genre : action, comédie

Synopsis : 
La vie paisible et sans prétention de Mike Howell se retrouve soudainement chamboulée. À sa grande surprise, Il est en fait un agent dormant surentrainé dont la mémoire a été effacée. En un clin d’œil, son passé refait surface et Mike se retrouve au milieu d’une opération gouvernementale visant à l’éliminer. Il va alors devoir faire appel à ses capacités insoupçonnées d’agent secret pour survivre.

Avis : 
Avec American ultra, Nima Nourizadeh (Projet X) nous propose un nouveau film pop-corn, du genre que l’on avale tranquillement sans réfléchir, et qu’on oubliera sans doute rapidement. L’histoire est simple, et nous fait suivre un jeune loser qui va se révéler être un agent secret surentraîné et invincible, qui devra massacrer d’autres agents surentraînés.


Bref, ça se veut grotesque et décomplexé, et ça y parvient plutôt bien : les scènes d’action sont réussies, avec de nombreuses pointes d’humour, notamment lorsque Jesse Eisenberg (The Social network, Insaisissables) prend conscience de ses capacités et utilise des objets apparemment anodins pour abattre ses adversaires… le tout en restant désespérément maladroit et naïf.

A côté de ces passages, on est hélas contraints de suivre une histoire sans intérêt, à base de rivalités chez les agents, d’amourette entre Eisenberg et Kristen Stewart. On s’en fout un peu, et tout ça plombe régulièrement le rythme d’un film qui ne demandait qu’à aller à 100 à l’heure du début à la fin. Résultat, on s’ennuie régulièrement en attendant les scènes d’action suivantes.

On s’amuse pas mal, on s’ennuie un peu devant cet American ultra qu’on ne reverra sans doute pas. Le film peine à exploiter son potentiel délirant, et finit par décevoir trop souvent pour laisser une trace dans les mémoires. Dommage, car le duo Eisenberg / Stewart fonctionne plutôt bien, contrairement à la paire Topher Grace / Connie Britton.

Note : 5/10

mardi 10 septembre 2013

Insaisissables


Titre : Insaisissables (Now you see me)
Réalisateur : Louis Leterrier
Acteurs : Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Mark Ruffalo
Date de sortie en France : 31 juillet 2013
Genre : thriller

Synopsis : 
« Les Quatre Cavaliers », un groupe de brillants magiciens et illusionnistes, viennent de donner deux spectacles de magie époustouflants : le premier en braquant une banque sur un autre continent, le deuxième en transférant la fortune d’un banquier véreux sur les comptes en banque du public. Deux agents spéciaux du FBI et d’Interpol sont déterminés à les arrêter avant qu’ils ne mettent à exécution leur promesse de réaliser des braquages encore plus audacieux. Ils font appel à Thaddeus, spécialiste reconnu pour expliquer les tours de magie les plus sophistiqués. Alors que la pression s’intensifie, et que le monde entier attend le spectaculaire tour final des Cavaliers, la course contre la montre commence.

Avis : 
J'avoue pour le moment avoir détesté la plupart des films du réalisateur français Louis Leterrier, des films d'action soit mauvais (le remake de Le Choc des Titans), soit à la limite du nauséabond (Danny the dog, Le Transporteur). Aussi, à l'annonce de son nouveau film, j'avoue avoir été complètement indifférent...jusqu'à lire le synopsis, prometteur, et voir les noms de Jesse Eisenberg (Social network), Woody Harrelson (Tueurs nés, Bienvenue à Zombieland), Morgan Freeman (Seven, Invictus), Michael Caine (Pulsions, The Dark Knight rises), Mélanie Laurent (Inglourious basterds) ou encore Mark Ruffalo (Avengers) à l'affiche.


Bien m'en a pris : Insaisissables se révèle être un excellent divertissement, certes pas exempt de défaut mais très agréable à suivre. Les spectacles magicaux sont ainsi des passages très forts, où la caméra virevolte dans tous les sens, apportant un aspect épique à des passages pourtant relativement calmes, et insistant sur le spectaculaire des numéros. On s'amuse ainsi follement durant ces passages, cherchant à voir le détail permettant de résoudre le tour.

On regrettera d'ailleurs que les secrets entourant le premier exploit du groupe soit rapidement éventés, pour les besoins d'une enquête un peu moins intéressante. Le duo, très classique Ruffalo / Laurent ne fonctionne qu'à moitié, et l'on attend en fait impatiemment la prochaine démonstration des 4 horsemen. Autre défaut : cette tendance à la révélation qui tue en fin de film, où les personnages semblent se livrer à une surenchère d'aveux pas toujours crédibles.

Insaisissables est donc une vraie réussite lorsqu'il s'intéresse aux tours de magie, pour des scènes à couper le souffle, grâce à un visuel particulièrement travaillé. L'aspect policier peine en revanche à convaincre, handicapé par un duo bien trop banal et effacé, très loin du charisme du quatuor qu'ils poursuivent. Le meilleur de Leterrier, et de très loin...

Note : 7/10