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jeudi 26 février 2015

A girl walks home alone at night


Titre : A girl walks home alone at night
Réalisatrice : Ana Lily Amirpour
Acteurs : Sheila Vand, Arash Marandi, Marshall Manesh
Date de sortie en France : 14 janvier 2015
Genre : épouvante, romance

Synopsis : 
Dans la ville étrange de Bad City, lieu de tous les vices où suintent la mort et la solitude, les habitants n’imaginent pas qu’un vampire les surveille. Mais quand l’amour entre en jeu, la passion rouge sang éclate…

Synopsis : 
Si les vampires sont à la mode depuis quelques années, il faut bien avouer qu'on ne s'attendait pas du tout à les voir débarquer au milieu d'un film iranien en noir et blanc. Avec A girl walks home alone at night, Ana Lily Amirpour s'empare du mythe pour une oeuvre aussi soignée que déstabilisante.


Car la principale qualité du film est d'être esthétiquement sublime, avec un noir et blanc parfaitement adapté au thème et des jeux sur les ombres : il parvient ainsi à faire naître un climat très particulier, parfois même effrayant lorsque la vampire suit ses proies. Autre point fort du film, son aspect parodique, tournant en dérision certains codes du genre comme l'éternelle histoire d'amour.

Hélas, cela n'empêche pas le film d'avoir un vrai problème de rythme : en dehors des apparitions de la vampire, on s'ennuie très souvent, et le film finit par devenir un peu pénible à suivre. L'esthétique, si elle rappelle l'expressionnisme allemand, prend largement le pas sur la narration, avec une histoire presque inexistante et, pour le dire franchement, un peu chiante.

Sentiment mitigé donc en sortant d'une des rares salles diffusant A girl walks home alone at night : visuellement superbe, le film déçoit en revanche au niveau du scénario, sans grand intérêt et au rythme soporifique. Reste une tentative originale et intéressante, qui a l'immense mérite de sortir des sentiers battus malgré ses défauts.

Note : 6,5/10


vendredi 27 juin 2014

Thirst, ceci est mon sang


Titre : Thirst, ceci est mon sang (Bakjwi)
Réalisateur : Park Chan-wook
Acteurs : Kang-ho Song, Kim Ok-vin, In-hwan Park
Date de sortie en France : 30 septembre 2009
Genre : horreur, thriller, drame

Synopsis : 
Sang-hyun est un jeune prêtre coréen, aimé et respecté. Contre l'avis de sa hiérarchie, il se porte volontaire pour tester en Afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. Comme les autres cobayes, il succombe à la maladie mais une transfusion sanguine d'origine inconnue le ramène à la vie. De retour en Corée, il commence à subir d'étranges mutations physiques et psychologiques : le prêtre est devenu vampire. Mais la nouvelle de sa guérison miraculeuse attire des pélerins malades qui espèrent bénéficier de sa grâce. Parmi eux, Sang-hyun retrouve un ami d'enfance qui vit avec sa mère et son épouse, Tae-Ju. Il succombe alors à la violente attirance charnelle qu'il éprouve pour la jeune femme...

Avis : 
 Thirst est un film de vampires, mais évidemment un film de vampire bien particulier, puisque réalisé par l'un des réalisateurs les plus doués de ces dernières années : Park Chan-wook, à qui l'on doit notamment Old Boy ou le récent Stoker. Ici, pas de grandes démonstrations visuelles ou presque, pas de fioritures, pas de jeune freluquet dont la seule qualité est d'exhiber son torse pour exciter les gamines de 14ans. Ici, on a un vrai drame sur la situation de ce prêtre qui va peu à peu être contraint d'enfreindre ce que lui interdisait sa foi.


Park Chan-Wook développe la transformation de Sang-Hyeon de façon subtile : sens accrus, résistance physique nouvelle, guérison inespérée...et bientôt appétit pour le sang. Une évolution assez classique sur le fond, mais couplée avec les hésitations dues à la fonction de prêtre du personnage. La volonté de ne pas pêcher en évitant de tuer, ainsi que le voeu de chasteté, tout sera remis en cause par le personnage de Tae-Ju, plus extravertie, plus curieuse, moins réservée que lui. Et dans Thirst, quand on parle de désir interdit, il y a vraiment la notion de désir et d'interdit : la dimension érotique propre aux personnages de vampires (voir Le Cauchemar de Dracula ou lire Carmilla de Le Fanu) est ici pleinement exploitée dans la première moitié du film, avant que le désir de se nourrir et de tuer ne l'emporte sur le désir charnel dans la deuxième partie.

Une deuxième partie qui va jongler entre les genres. Park aime brasser les genres, et va ajouter à son drame horrifique des éléments plus loufoques et de l'humour noir. Le film change de rythme, devient un peu moins intimiste, en même temps que les personnage de Sang-Hyeon (toujours parfait Song Kang-Ho) et Tae-Ju changent. Jusqu'à une fin sublime, qui là encore se démarque du classicisme de sa situation grâce à l'univers du réalisateur.

Magnifique drame sur le vampirisme, Thirst pourra sans doute en perdre certains à cause de son ambiance et son rythme particuliers et de son mélange des genres. Ce serait bien dommage, parce qu'en des périodes marquées par des vampires pour midinettes, on a bien besoin de films de vampire avec des couilles.

Note : 8,5/10


jeudi 3 avril 2014

Only lovers left alive


Titre : Only lovers left alive
Réalisateur : Jim Jarmusch
Acteurs : Tilda Swinton, Tom Hiddleston, Mia Wasikowska
Date de sortie en France : 19 février 2014
Genre : fantastique, drame

Synopsis :
Dans les villes romantiques et désolées que sont Détroit et Tanger, Adam, un musicien underground, profondément déprimé par la tournure qu’ont prise les activités humaines, retrouve Eve, son amante, une femme endurante et énigmatique. Leur histoire d’amour dure depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite sœur d’Eve, aussi extravagante qu’incontrôlable. Ces deux êtres en marge, sages mais fragiles, peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ?

Avis : 
 Réalisé par l'incomparable Jim Jarmusch (Dead man), Only lovers left alive est un film de vampires très particulier, préférant s'attacher à la psychologie de ses personnages principaux, Adam et Eve, plutôt que sur des débordements horrifiques ou une intrigue pour adolescents. Deux vampires centenaires, qui ont parcouru le monde, qui ont côtoyé les plus grands artistes, les plus grands scientifiques et vécu les plus grandes périodes de l'humanité.


D'un côté Eve donc, incarnée par la merveilleuse Tilda Swinton (We need to talk about Kevin, Snowpiercer), vivant dans la chaleur de Tanger, un vampire lumineux, de blanc vêtu, savourant encore son existence, aux côtés notamment de Christopher Marlowe. De l'autre Adam, interprété par Tom Hiddleston (Thor 2), incarnation du vampire ténébreux et cynique, préférant vivre éloigné de tout humain et cultivant mélancolie et érudition à travers sa passion pour la musique.

Le duo va exercer une étrange fascination sur le spectateur, permettant ainsi de passer outre la lenteur et le manque presque total d'événements pour mieux apprécier cet amour parfait, cette complicité silencieuse, cette complémentarité séculaire qui passe même au-delà de la présence physique. De fait, on est presque dérangé quand Ava, la soeur d'Eve, jouée par Mia Wasikowska (Stoker, Restless), vient bousculer ce rythme de sénateur, parasitant soudain le film comme elle perturbe le couple, à grands renforts de bruit, de bavardages, envahissant tout l'espace et violant les règles.

Fascinant, superbe visuellement, ultra-référentiel (le film se savoure sans doute encore plus si on a quelques notions en littérature, en musique, en cinéma et en sciences), Only lovers left alive ajoute enfin à cet ensemble très riche une petite dose d'humour bienvenue, jouant des codes vampiriques, s'amusant des rapports entre ces vampires qui ont tout vu et tout connu avec une société actuelle de "zombies". Et sans une dernière partie plus classique, aboutissant à une image finale trop grotesque pour ne pas être caricaturale, ce dernier film de Jim Jarmusch ne serait sans doute pas loin du chef d'oeuvre. Il n'en reste pas moins la preuve absolue que le vampire peut être une vraie figure romantique et dramatique au cinéma.

Note : 8,5/10


mercredi 15 janvier 2014

Byzantium


Titre : Byzantium
Réalisateur : Neil Jordan
Acteurs : Gemma Arterton, Saoirse Ronan, Caleb Landry Jones
Date de sortie en France : 2 janvier 2014 (DVD)
Genre : fantastique, drame

Synopsis : 
Dans une petite ville côtière, deux jeunes femmes aussi séduisantes que mystérieuses débarquent de nulle part. Clara fait la connaissance de Noel, un solitaire, qui les recueille dans sa pension de famille déserte, le Byzantium. Eleanor, étudiante, rencontre Frank, en qui elle voit une âme sœur. Bientôt, elle lui révèle leur sombre secret… Eleanor et Clara sont nées voilà plus de deux siècles et survivent en se nourrissant de sang humain. Trop de gens vont finir par l’apprendre pour que leur passage dans la ville n’ait aucune conséquence sanglante…

Avis : 
En 1994, Neil Jordan réalisait Entretien avec un vampire, un film de vampires horriblement ringard et ennuyeux avec Brad Pitt, Tom Cruise ou encore Kirsten Dunst. Vingt ans plus tard, il s'intéresse de nouveau aux buveurs de sang avec ce Byzantium, mettant en scène Gemma Arterton (Hansel & Gretel : witch hunters, Song for Marion), Saoirse Ronan (Lovely bones, Les Âmes vagabondes) et Caleb Landry Jones (Antiviral). Bref, ça n'annonçait rien de bon...


Et sans surprise, on se retrouve une nouvelle fois devant un film plutôt chiant et poseur, dont le déroulement extrêmement balisé n'est que le plus gros défaut d'un film sans relief, sans intensité, et sans grand intérêt. Nous avons donc les deux vampires, l'une acceptant et appréciant son statut, se nourrissant de ses victimes sans regret, l'autre souffrant de la solitude que cela entraîne et ne tuant que des personnes consentantes, à l'article de la mort. Un duo d'une mortelle banalité donc, même si Neil Jordan joue à fond la carte du sex-appeal de Gemma Arterton, contrainte de travailler comme strip-teaseuse ou comme prostituée pour subsister.

Comme si cela ne suffisait pas, on nous balance aussi une sombre histoire de confrérie de vampires, où les femmes sont interdites, et une histoire d'amour entre la mélancolique Saoirse Ronan et le mourant Caleb Landry Jones. Le film ne recule devant aucune ficelle, et nous la joue même Highlander pour un final franchement grotesque. Finalement, tout ce qu'on retient de ce Byzantium est sa réalisation, très soignée, qui nous offre quelques superbes séquences comme celle de la cascade de sang. Du moins, la première fois qu'on la voit, car l'effet semble avoir tellement plu à Neil Jordan qu'on y a droit plusieurs fois, ce qui en détruit totalement la magie.

Bref, s'il n'est pas aussi ringard que Entretien avec un vampire, Byzantium reste une nouvelle variation du thème du vampire (sans crocs, sans crainte du soleil, mais avec reflet dans le miroir) sans grand intérêt, qui ne vole finalement pas beaucoup plus haut que la saga Twilight. A oublier rapidement donc...

Note : 2,5/10


 

lundi 26 août 2013

Dracula (Dario Argento)


Titre : Dracula (Dracula 3D)
Réalisateur : Dario Argento
Acteurs : Rutger Hauer, Asia Argento, Thomas Kretschmann
Date de sortie en France : 
Genre : épouvante, horreur

Synopsis : 
Transylvanie, 1893. Jonathan Harker, jeune bibliothécaire, arrive dans le village de Passo Borgo afin de travailler pour le Comte Dracula, un noble du lieu. Confronté à la personnalité mystérieuse de son hôte, Jonathan ne tarde pas à découvrir la vraie nature du Comte et le danger qu’il représente, notamment pour sa femme, Mina. Alors que les morts violentes s’accumulent, seul Abraham Van Helsing, qui a déjà croisé la route de Dracula, semble à même de pouvoir l’empêcher de poursuivre son sinistre dessein. 

Avis : 
Alors qu'on le pense au fond du trou depuis des années, l'ancien maître de l'horreur Dario Argento nous prouvait qu'il pouvait encore creuser et repousser les limites de la nullité : Card player, Mother of tears, Giallo, autant de navets consternants qui laissaient imaginer la mort artistique définitive du réalisateur italien. Pourtant, il revient une nouvelle fois en 2013 pour une énième adaptation du Dracula de Bram Stoker.


Il n'y avait guère de suspense : ce Dracula est une nouvelle oeuvre navrante, une nouvelle pierre à l'édifice de la médiocrité de l'auteur des Frissons de l'angoisse. Pourtant, on y discerne cette fois une espèce de générosité presque naïve, un retour à une esthétique un peu plus soignée, qui font de ce film de vampires un métrage moins nullissime que prévu. 

En grattant bien, en passant outre l'interprétation grotesque de l'ensemble du casting (on a l'habitude pour Asia Argento, mais voir Rutger Hauer jouer aussi mal est presque douloureux), les erreurs de montage ou ces passages hallucinants (la mante géante !), on trouve même quelques qualités à ce film d'Argento, ce qui n'était pas arrivé depuis presque 10 ans !

On appréciera ainsi le rythme plutôt soutenu du film, les décors plutôt réussis, et une relative fidélité au roman de Bram Stoker. Van Helsing est ainsi bien loin du clown qu'il était devenu dans le Bram Stoker's Dracula de Coppola, même si la facilité avec laquelle il vainc ses ennemis est souvent risible. Quelques qualités qui, en plus de l'amusement provoqué par de nombreux passages grotesques, font passer un moment presque agréable devant ce Dario Argento's Dracula.

Note : 3/10


mardi 20 août 2013

Morse


Titre : Morse (Låt den rätte komma in)
Réalisateur : Tomas Alfredson
Acteurs : Kåre Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar
Date de sotie en France : 4 février 2009
Genre : épouvante, horreur, drame

Synopsis : 
Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli s'installe avec son père sur le même pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu'un avec qui se lier d'amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l'intriguer... et son arrivée dans cette banlieue de Stockolm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses. 

Avis :  
 Sorti en France un petit mois après Twilight - chapitre 1 : Fascination, Morse en constitue un peu l'antithèse. Adapté du roman Laisse-moi entrer de John Ajvide Lindqvist, il raconte la relation entre Oskar, garçon introverti, et Eli, sa nouvelle voisine de palier au comportement étrange. Mais si Twilight reste un film pour midinettes, Morse se veut bien plus adulte, traitant de thèmes bien plus forts et matures, par le biais d'éléments laissés habilement en suspens et concernant notamment le mystère autour d'Eli, ou encore de sa relation avec l'homme adulte qui l'accompagne.


Morse, c'est peut être ma variation préférée sur le thème du vampire. L'histoire m'a complètement conquis, laissant régulièrement le fantastique de côté au profit du drame, avec de nombreuses pistes de lecture, abordant aussi bien la chronique familiale, le drame adolescent, l'horreur, la féérie...Du côté de la réalisation, on trouve un aspect plutôt classique pour un film scandinave : il y a quelquechose de très froid qui s'en dégage, le rythme est très lent, presque contemplatif par moments, et les plans fixes sont souvent accompagnés d'un silence insistant. Alfredson joue de plus constamment sur les flous et sur les seconds plans, apportant une richesse visuelle assez bluffante à l'ensemble, et magnifiant les paysages enneigés. Enfin, le duo de jeunes acteurs est completement bluffant, notamment Lina Leandersson, simplement parfaite.

La relation entre Eli et Oskar est à la fois complexe et d'une simplicité touchante, donnant un film à fleur de peau sans jamais sombrer dans la facilité ou le mélo, la nature et les actes d'Eli faisant constamment peser une menace sur Oskar, qui pourra également se reveler dangereux à son tour. La violence ne sera pas complètement oubliée, par le biais de quelques attaques rapides mais efficaces (à l'exception de la scène des chats, sans doute la moins réussie) et d'effets spéciaux discrets mais très convaincants.

Bref, un film magnifique,qui a depuis fait (évidemment) l'objet d'un remake américain avec Laisse-moi entrer de Matt Reeves qui, s'il n'est pas désagréable, ne s'approche jamais de la qualité de ce Morse.

Note : 9/10


jeudi 21 mars 2013

Dracula (Francis Ford Coppola)


Titre : Dracula (Bram Stoker's Dracula)
Réalisateur : Francis Ford Coppola
Acteurs : Gary Oldman, Winona Ryder, Keanu Reeves
Date de sortie en France : 13 janvier 1993
Genre : épouvante, drame

Synopsis : 
En 1492, le prince Vlad Dracul, revenant de combattre les armées turques, trouve sa fiancée suicidée. Fou de douleur, il défie Dieu, et devient le comte Dracula, vampire de son état. Quatre cents ans plus tard, désireux de quitter la Transylvanie pour s'établir en Angleterre, il fait appel à Jonathan Harker, clerc de notaire et fiancé de la jolie Mina Murray. La jeune fille est le sosie d'Elisabeta, l'amour ancestral du comte...

Avis : 
 Enième adaptation du roman de Bram Stoker, le Dracula de Francis Ford Coppola, sorti en 1992 se démarque de ses prédécesseurs en introduisant une dimension plus dramatique au personnage, et en ajoutant une histoire d'amour entre le comte et la réincarnation de son amour perdu. A l'écran, cela se traduira surtout par un Dracula pleurnichard, ajoutant à la ringardise permanente d'une oeuvre infiniment grotesque.


Car de son visuel kitchissime à son interprétation toute en surjeu, Dracula repousse constamment les limites du ridicule, osant reprendre des procédés de réalisation dépassés depuis des décennies (l'amateurisme naïf qui émane de certaines transitions ou de certaines compositions visuelles fait vraiment peine à voir). On se demande même si Coppola a jeté un oeil au résultat final, tant le film prête à rire, de certains costumes improbables (l'armure de Oldman pendant l'introduction...) aux effets spéciaux en passant par la direction d'acteurs...

A ce niveau, si on pourra pardonner au réalisateur de ne pas avoir pu tirer grand chose d'acteurs médiocres tels que Keanu Reeves, Winona Ryder ou Monica Bellucci, on se demande si Anthony Hopkins (Le Silence des agneaux) et Gary Oldman (JFK) n'ont pas décidé ensemble d'en faire des tonnes afin de remporter un pari, les deux acteurs surjouant de façon impressionnante à chaque scène, dans un mauvais goût uniquement concurrencé par certains effets visuels.

On s'étonnera d'ailleurs de voir cette adaptation de Dracula être devenue un classique. Risible jusqu'au bout des crocs, le film de Francis Ford Coppola réunit des interprétations honteuse, un esthétisme douteux, un scénario grotesque, les pires poncifs du genre et des effets d'une incroyable ringardise pour nous offrir ce qu'il y a de pire dans le cinéma fantastique hollywoodien des années 90. Un naufrage intégral, dont on ne sauvera finalement que quelques compositions du regretté Wojciech Kilar...

Note : 1/10