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mercredi 15 juin 2016

13 hours


Titre : 13‭ ‬hours‭ (‬13‭ ‬hours :‭ ‬the secret soldiers of Benghazi‭)
Réalisateur :‭ ‬Michael Bay
Acteurs :‭ ‬John Krasinski,‭ ‬James Badge Dale,‭ ‬Max Martini
Date de sortie en France :‭ ‬30‭ ‬mars‭ ‬2016
Genre :‭ ‬guerre,‭ ‬action

Synopsis :‭
Benghazi‭ (‬Libye‭)‬,‭ ‬11‭ ‬septembre‭ ‬2012. Face à des assaillants sur-armés et bien supérieurs en nombre,‭ ‬six hommes ont eu le courage de tenter l’impossible.‭ ‬Leur combat a duré‭ ‬13‭ ‬heures.‭ ‬Ceci est une histoire vraie.‭

Avis :‭
Est-ce parce que l'attaque de Benghazi la nuit du‭ ‬11‭ ‬septembre‭ ‬2012‭ ‬n'a finalement eu que très peu d'échos dans les médias français ‭? ‬En tout cas,‭ ‬le nouveau film de Michael Bay‭ (‬No pain no gain,‭ ‬Transformers‭ ‬4‭) ‬est sorti dans nos salles dans un relatif anonymat,‭ ‬bien loin du déluge promotionnel entourant habituellement ses blockbusters.‭ ‬Au vu de la qualité de l'oeuvre,‭ ‬ce n'est pas nécessairement un mal.


Un petit groupe d'américains est donc assiégé par des centaines d'arabes belliqueux.‭ ‬Eternelle déclinaison du siège de Fort Alamo,‭ ‬clairement inspiré par‭ ‬La Chute du faucon noir,‭ ‬le film‭ «‬ inspiré d'une histoire réelle ‭» ‬nous montre donc une nouvelle fois l'efficacité d'un petit groupe de soldats américains,‭ ‬capables de dézinguer sans sourciller des centaines d'ennemis‭ – ‬il est vrai trop cons pour penser à se dissimuler,‭ ‬esquiver ou préparer avec un peu de discrétion leurs attaques.

Cela donne évidemment un film d'action musclé,‭ ‬où le sens de la démesure de Michael Bay s'exprime à merveille,‭ ‬à coups de ralentis,‭ ‬de gros plans,‭ ‬de montage ultra-cut.‭ Des scènes d'action efficaces... mais dont on ne comprend finalement pas les enjeux. L'ensemble est incroyablement confus, avec ces deux bases attaquées, ces personnages auxquels on ne s'attache absolument pas (et qui sont de toute façon invincibles). Même avec une exposition interminable destinée à nous présenter tout ça, on ne pige pas grand chose, sinon que les beaux grands américains peuvent massacrer les yeux fermés des ennemis plus nombreux et mieux armés.

Du grand Michael Bay donc : ça fait boum, ça fait pan, mais ça fait aussi pschitt, comme une grosse baudruche qui se dégonfle. Un gros film d'action guerrière qui remplit scrupuleusement le cahier des charges, parmi lesquelles on retrouve malheureusement cet américanisme un peu nauséabond. Même en sachant parfaitement à quoi s'attendre de la part du réalisateur de Rock, difficile de ne pas sortir déçu de ce film...

Note : 5/10



lundi 8 décembre 2014

Transformers : l'âge de l'extinction


Titre : Transformers : l'âge de l'extinction (Transformers : Age of Extinction)
Réalisateur : Michael Bay
Acteurs : Mark Wahlberg, Stanley Tucci, Kelsey Grammer
Date de sortie en France : 16 juillet 2014
Genre : science-fiction, action

Synopsis : 
Quatre ans après les événements mouvementés de Transformers : La Face cachée de la Lune, un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie. Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

Avis : 
Après une trilogie à l'intérêt discutable, on pouvait penser que Michael Bay s'était enfin un peu assagi avec le sympathique No pain no gain. Rassurez-vous : le réalisateur de Rock et Armageddon est toujours aussi fan d'explosions, de courses poursuites improbables et de montage ultrarapide. Et si pour l'occasion, Mark Wahlberg remplace Shia Labeouf, ne craignez rien : ça ne change absolument rien tant les humains passent au second plan dans cette folie furieuse mettant en scène des robots qui se transforment en voitures.


La recette reste ainsi la même : des robots extraterrestres viennent se battre sur Terre, foutent un bordel monstrueux, et les gentils finissent par gagner grâce à l'intervention d'un humain que rien ne prédisposait à un tel destin. La seule différence, c'est qu'il y a cette fois des robots-dinosaures-géants, les Dinobots, et que Michael Bay semble vouloir aller encore plus loin dans sa volonté d'explosion visuelle au détriment du scénario.

Plus encore que d'habitude, on a ainsi cette impression étrange que, lorsqu'un plan dure plus de six secondes, il s'agit d'un plan-séquence ! Epuisant, d'autant que le film est bien trop long et que la plupart des scènes d'action s'éternisent, le montage en devient presque hypnotique. Et si certains passages sont effectivement assez énormes pour devenir épiques, le spectacle devient rapidement lassant, faisant agoniser le peu de cerveau que vous aviez décidé d'emmener avec vous pour voir le film.

Transformers 4 est sans doute l'oeuvre la plus aboutie de son réalisateur. Du moins, celle où tout son potentiel de blockbuster formaté (il faut voir les thèmes abordés et les relations entre personnages...), bruyant et débilitant semble enfin s'exprimer, dans l'équivalent cinématographique d'un repas chez McDonald...

Note : 3/10


jeudi 30 octobre 2014

Ninja turtles


Titre : Ninja turtles (Teenage mutant ninja turtles)
Réalisateur : Jonathan Liebesman
Acteurs : Mega Fox, Will Arnett, William Fichtner
Date de sortie en France : 15 octobre 2014
Genre : action, super-héros

Synopsis : 
Tenez-vous prêts : quatre héros de légende vont bientôt faire parler d’eux à New York… Leonardo, le leader, Michelangelo, le beau gosse, Raphael, le rebelle et Donatello, le cerveau, vont tout faire pour défendre la ville de New York, prise entre les griffes de Shredder. Entre deux dégustations de pizzas (sans anchois, bien sûr) et un entraînement intense aux arts martiaux, prodigué par leur maître Splinter, ils vont accomplir leur destin, aidés par la courageuse reporter, April O’Neil.

Avis : 
Stars des années 90, les Tortues Ninjas reviennent cette année sur grand écran pour un retour que l'on attendait pas forcément. Produit par Michael boum-boum vroum-vroum Bay (Transformers 4, No pain no gain), réalisé par Jonathan Liebesman (World invasion : battle Los Angeles, La Colère des Titans), avec Megan Fox (Transformers, Jennifer's body), le projet ne donnait pas spécialement envie, surtout quand des rumeurs annonçaient que les célèbres tortues seraient en fait issues d'une race extraterrestre.


Pas d'ascendance alien cependant, mais ce bon vieux mutagène ayant transformé 4 tortues et 1 rat en créature humanoïdes vivant dans les égouts. Pas de souci de ce côté, les bases sont respectées jusqu'au caractère des TMNT, du taciturne Raphael au boute-en-train Michelangelo, et ils affronteront leur ennemi juré, Shredder, dans un blockbuster très sage se contentant de remplir gentiment le cahier des charges.

C'est un peu spectaculaire, un peu amusant, et on suit le tout sans véritable ennui pendant 1h40, avec néanmoins ce sentiment évident qu'on ne s'y penchera pas plus une fois le film terminé. Ninja turtles est ainsi une oeuvre quelconque, dont le plus gros défaut est sans doute de ne jamais vraiment exploité le potentiel de ses héros, qu'on ne verra finalement que très peu en action. D'autant que, sans doute inspiré par son producteur, Liebesman nous offre une belle brochette de scènes illisibles quand il met enfin son quatuor en avant.

La plus grande qualité de Ninja turtles est ainsi de ne pas être aussi catastrophique que l'on pouvait le redouter. Cela n'empêchera pas de passer immédiatement à autre chose dès le début du générique, le film ne donnant ni envie de le revoir, ni envie de voir ses suites déjà prévues.

Note : 4/10


lundi 30 septembre 2013

No pain no gain


Titre : No pain no gain (Pain & gain)
Réalisateur : Michael Bay
Acteurs : Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Ed Harris
Date de sortie en France : 11 septembre 2013
Genre : thriller, comédie

Synopsis : 
À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux.

Avis : 
 En adaptant l'histoire vraie du gang des Sun Gym, des bodybuilders de Miami devenus criminels, Michael Bay met deux côtés deux éléments inhérents à son cinéma : le déluge incessant d'action et les budgets pharaoniques auxquels il était habitué (il s'agit de son film le moins cher depuis Bad boys). Pour parvenir à un budget de 20 millions de dollars, il a d'ailleurs choisi de ne toucher aucun salaire, tout comme Wahlberg et Johnson (mais ils recevront quand même un pourcentage des recettes).


Avec No pain no gain, Bay met donc en scène des culturistes pas très futés voulant eux aussi leur part du rêve américain : Daniel Lugo estime que son corps parfait doit être associé à un mode de vie luxueux ; Adrian Doorbal doit financer ses soins pour compenser les dégâts que les stéroïdes ont causé à son sexe ; Paul Doyle, tout juste sorti de prison, son choix de se tourner vers la religion a tourné court quand il a agressé son tuteur qui lui faisait des avances. Des situations qu'il est difficile de prendre au sérieux, d'autant que Bay va largement insister sur la bêtise du trio et le ridicule de certaines situations.

Avec une bonne dose d'humour noir, il nous décrit donc le trio comme incapable de réussir proprement ce qu'il entreprend, ne réussissant dans ses tentatives que par hasard : le passage où ils tentent d'éliminer le personnage interprété par Tony Shalhoub (Monk) est par exemple formidable. Les quiproquos se succèdent, les situations dégénèrent sans crier gare, et on s'amuse vraiment à suivre les aventures de ce gang qu'on a du mal à prendre au sérieux. C'est d'ailleurs là l'un des rares bémols : ces trois guignols semblent tellement inoffensifs que le véritable fait divers semble presque anecdotique, au point même d'être surpris de la peine que recevrons les personnages.

En abandonnant l'action parfois illisible et indigeste de ses précédents films (Transformers, Bad boys 2), Michael Bay fait mouche et livre un thriller souvent très drôle, tournant en dérision le rêve américain grâce à son trio de personnages principaux dont le QI est inversement proportionnel à la masse musculaire. On assiste même à ce curieux paradoxe : c'est quand il se pose un peu que Michael Bay réalise les films les moins ennuyeux !

Note : 8/10