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vendredi 11 décembre 2015

Ted 2


Titre : Ted 2
Réalisateur : Seth MacFarlane
Acteurs : Mark Wahlberg, Seth MacFarlane, Amanda Seyfried
Date de sortie en France : 5 août 2015
Genre : comédie

Synopsis : 
Ted a emménagé avec Tamy Lynn, la bombe de ses rêves. Alors qu’ils traversent leurs premiers orages maritaux, ils décident de faire un enfant pour consolider leur couple. Leurs espoirs sont brisés lorsque la cour du Massachussetts refuse de reconnaître le statut de personne à Ted, et lui octroie celui de « propriété », ce qui le rend inapte à l’adoption.

Avis : 
L'ours en peluche le plus vulgaire du monde est de retour ! Et cette fois, l'heure est grave : afin de pouvoir se marier, adopter un enfant, ou même travailler, Ted va devoir faire reconnaître juridiquement son existence. Recherche d'un échantillon de sperme, d'une nouvelle petite amie pour John, d'un avocat, et le retour de Donny : Ted 2 va partir dans tous les sens, avec un bonheur inégal.


Les séquences se succèdent ainsi à un rythme infernal, et si certaines tombent à côté de la plaque (j'avoue que les délires liés aux joints ne m'amusent que très rarement), certains passages sont destinés à devenir instantanément cultes, comme la poursuite et la bagarre géante en plein Comic-con. Seth MacFarlane digère et nous ressert parfaitement ses innombrables références à la pop-culture, notamment dans une étonnante parodie de Jurassic Park.

Encore plus surprenant : l'humour potache et souvent vulgaire se double d'un fond relativement profond, qui fait notamment échos aux thèmes du mariage pour tous, du droit à la différence, ou de la reconnaissance en droit civil de la sensibilité des animaux domestiques en France. Evidemment, avec Ted, ces éléments sont avancés sans grande finesse et articulés autour de deux ou trois grossièretés à la minute, mais on se surprend à s'interroger sur la nature juridique de cet ours en peluche vivant.

Malgré quelques ratés, ce second volet se révèle plus réussi que le précédent, en limitant les longueurs et offrant de bonnes doses de rires, mais aussi un peu d'émotion et de réflexion, ce qu'on n'attendait pas vraiment !

Note : 7.5/10



lundi 8 décembre 2014

Transformers : l'âge de l'extinction


Titre : Transformers : l'âge de l'extinction (Transformers : Age of Extinction)
Réalisateur : Michael Bay
Acteurs : Mark Wahlberg, Stanley Tucci, Kelsey Grammer
Date de sortie en France : 16 juillet 2014
Genre : science-fiction, action

Synopsis : 
Quatre ans après les événements mouvementés de Transformers : La Face cachée de la Lune, un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie. Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

Avis : 
Après une trilogie à l'intérêt discutable, on pouvait penser que Michael Bay s'était enfin un peu assagi avec le sympathique No pain no gain. Rassurez-vous : le réalisateur de Rock et Armageddon est toujours aussi fan d'explosions, de courses poursuites improbables et de montage ultrarapide. Et si pour l'occasion, Mark Wahlberg remplace Shia Labeouf, ne craignez rien : ça ne change absolument rien tant les humains passent au second plan dans cette folie furieuse mettant en scène des robots qui se transforment en voitures.


La recette reste ainsi la même : des robots extraterrestres viennent se battre sur Terre, foutent un bordel monstrueux, et les gentils finissent par gagner grâce à l'intervention d'un humain que rien ne prédisposait à un tel destin. La seule différence, c'est qu'il y a cette fois des robots-dinosaures-géants, les Dinobots, et que Michael Bay semble vouloir aller encore plus loin dans sa volonté d'explosion visuelle au détriment du scénario.

Plus encore que d'habitude, on a ainsi cette impression étrange que, lorsqu'un plan dure plus de six secondes, il s'agit d'un plan-séquence ! Epuisant, d'autant que le film est bien trop long et que la plupart des scènes d'action s'éternisent, le montage en devient presque hypnotique. Et si certains passages sont effectivement assez énormes pour devenir épiques, le spectacle devient rapidement lassant, faisant agoniser le peu de cerveau que vous aviez décidé d'emmener avec vous pour voir le film.

Transformers 4 est sans doute l'oeuvre la plus aboutie de son réalisateur. Du moins, celle où tout son potentiel de blockbuster formaté (il faut voir les thèmes abordés et les relations entre personnages...), bruyant et débilitant semble enfin s'exprimer, dans l'équivalent cinématographique d'un repas chez McDonald...

Note : 3/10


mardi 11 février 2014

Du sang et des larmes


Titre : Du sang et des larmes (Lone survivor)
Réalisateur : Peter Berg
Acteurs : Mark Wahlberg, Taylor Kitsch, Emile Hirsch...
Date de sortie en France : 1er janvier 2014
Genre : guerre

Synopsis : 
Le 28 juin 2005, un commando de quatre Navy Seals prend part à l’opération "Red Wing", qui a pour but de localiser et éliminer le leader taliban Ahmad Shah. Mais rapidement repérés et encerclés, les quatre soldats vont se retrouver pris au piège.

Avis : 
  Engagez-vous, rengagez-vous qu'y disaient ! Si on avait encore un doute, Du sang et des larmes vient le dissiper : l'armée Américaine recrute. Si vous voulez être dans le camp des gentils, des courageux, des sauveurs de la veuve et de l'orphelin et si vous souhaitez aller apporter la liberté dans des contrées sauvages à grands coups d'opérations militaires, n'hésitez plus ! Le nouveau film de Peter Berg (Very bad things, Hancock) nous rappelle que le film de guerre américain est souvent synonyme de bonne grosse propagande éhontée.


Tenez, les deux premières scènes : on nous montre d'abord les Navy Seals à l'entraînement, bravant les difficultés et les humiliations grâce à leur courage et leur entraide ; puis on nous montre un groupe de Talibans exécutant un des leurs en le décapitant à la machette. Le décor est planté, et le fond ne variera pas d'un iota pour cette publicité de deux heures pour la Navy. Heureusement, à l'image de La Chute du Faucon Noir, le film va se montrer assez rythmé et intense pour que l'on puisse passer un bon moment.

Car l'aspect "David contre Goliath" fonctionne toujours, avec ces quatres soldats américains confrontés à des dizaines d'ennemis mieux armés et connaissant mieux le terrain. Très intense, très violent, le film ne nous épargne pas les blessures, très spectaculaires, des héros du film (en revanche, les ennemis meurent généralement dans une totale banalité). Impacts de balles, chutes vertigineuses, les soldats en voient de toutes les couleurs, mais parviendront néanmoins à faire preuve d'un étonnant héroïsme le moment venu.

Du sang et des larmes est donc le film de guerre américain classique, dont la morale nauséabonde est sans doute le moins bel hommage que l'on pourrait faire des soldats dont le sacrifice a inspiré le scénario. Violent, intense et nauséabond, ce qui remplit finalement exactement les attentes que l'on aurait pu avoir...

Note : 4,5/10


lundi 30 septembre 2013

No pain no gain


Titre : No pain no gain (Pain & gain)
Réalisateur : Michael Bay
Acteurs : Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Ed Harris
Date de sortie en France : 11 septembre 2013
Genre : thriller, comédie

Synopsis : 
À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux.

Avis : 
 En adaptant l'histoire vraie du gang des Sun Gym, des bodybuilders de Miami devenus criminels, Michael Bay met deux côtés deux éléments inhérents à son cinéma : le déluge incessant d'action et les budgets pharaoniques auxquels il était habitué (il s'agit de son film le moins cher depuis Bad boys). Pour parvenir à un budget de 20 millions de dollars, il a d'ailleurs choisi de ne toucher aucun salaire, tout comme Wahlberg et Johnson (mais ils recevront quand même un pourcentage des recettes).


Avec No pain no gain, Bay met donc en scène des culturistes pas très futés voulant eux aussi leur part du rêve américain : Daniel Lugo estime que son corps parfait doit être associé à un mode de vie luxueux ; Adrian Doorbal doit financer ses soins pour compenser les dégâts que les stéroïdes ont causé à son sexe ; Paul Doyle, tout juste sorti de prison, son choix de se tourner vers la religion a tourné court quand il a agressé son tuteur qui lui faisait des avances. Des situations qu'il est difficile de prendre au sérieux, d'autant que Bay va largement insister sur la bêtise du trio et le ridicule de certaines situations.

Avec une bonne dose d'humour noir, il nous décrit donc le trio comme incapable de réussir proprement ce qu'il entreprend, ne réussissant dans ses tentatives que par hasard : le passage où ils tentent d'éliminer le personnage interprété par Tony Shalhoub (Monk) est par exemple formidable. Les quiproquos se succèdent, les situations dégénèrent sans crier gare, et on s'amuse vraiment à suivre les aventures de ce gang qu'on a du mal à prendre au sérieux. C'est d'ailleurs là l'un des rares bémols : ces trois guignols semblent tellement inoffensifs que le véritable fait divers semble presque anecdotique, au point même d'être surpris de la peine que recevrons les personnages.

En abandonnant l'action parfois illisible et indigeste de ses précédents films (Transformers, Bad boys 2), Michael Bay fait mouche et livre un thriller souvent très drôle, tournant en dérision le rêve américain grâce à son trio de personnages principaux dont le QI est inversement proportionnel à la masse musculaire. On assiste même à ce curieux paradoxe : c'est quand il se pose un peu que Michael Bay réalise les films les moins ennuyeux !

Note : 8/10