mercredi 25 novembre 2015

Star Wars : Episode II - l'Attaque des Clones


Titre : Star Wars : Episode II - l'Attaque des Clones (Star Wars : Episode II - Attack of the clones)
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Ewan McGregor, Natalie Portman, Hayden Christensen
Date de sortie en France : 17 mai 2002
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis : 
Depuis le blocus de la planète Naboo par la Fédération du commerce, la République, gouvernée par le Chancelier Palpatine, connaît une véritable crise. Un groupe de dissidents, mené par le sombre Jedi comte Dooku, manifeste son mécontentement envers le fonctionnement du régime. Le Sénat et la population intergalactique se montrent pour leur part inquiets face à l'émergence d'une telle menace. Certains sénateurs demandent à ce que la République soit dotée d'une solide armée pour empêcher que la situation ne se détériore davantage. Parallèlement, Padmé Amidala, devenue sénatrice, est menacée par les séparatistes et échappe de justesse à un attentat. Le Padawan Anakin Skywalker est chargé de sa protection. Son maître, Obi-Wan Kenobi, part enquêter sur cette tentative de meurtre et découvre la constitution d'une mystérieuse armée de clones...

Avis : 
Après un Episode I décevant, la prélogie Star Wars passe la seconde avec un deuxième épisode plus sombre, plus mature, qui entre véritablement dans le vif du sujet, autant dans le cadre de cette nouvelle trilogie que dans celui de la saga dans son intégralité. On assiste ainsi aux premiers pas d'Anakin Skywalker vers le côté obscur.


Conscient de ses facultés exceptionnelles, Anakin est arrogant, désobéissant, adore prendre des risques, au grand dam de son maître, Obi-Wan. Une confiance en lui qui se double d'une forte émotivité, le jeune homme découvrant l'amour et le deuil dans ce second épisode où il devient un personnage torturé, parfaitement interprété par l'étonnant Hayden Christensen.

Conçu comme une grande épopée, L'Attaque des Clones va brasser de nombreux thèmes : le space-opera se double ici d'une romance, de complots, d'une intrigue politique passionnante, tout en installant clairement les éléments de la première trilogie, avec un Palpatine à l'influence grandissante, faisant progresser le côté obscur sur tous les fronts, la création des Stormtroopers, l'apparition de quelques personnages clés (le père de Boba Fett et surtout les premiers éléments faisant basculer Anakin vers le côté obscur.

Mais surtout, contrairement à l'Episode III, ces éléments ne sont pas uniquement là pour rattacher artificiellement les deux trilogies entre elles, mais s'articulent de façon fluide au reste de la saga. Ainsi, tout comme L'Empire contre-attaque à l'époque, le deuxième épisode est le meilleur de sa trilogie, avec une histoire plus travaillée, une ambiance plus sombre, davantage de maturité et quelques passages très réussis (l'affrontement gigantesque dans l'arène). On regrettera peut-être la place que prend l'histoire d'amour, et quelques éléments moins convaincants (l'affrontement bien mou avec le comte Dooku ou les bonds grotesques de Yoda...), mais L'Attaque des clones est une vraie réussite.

Note : 8/10




lundi 23 novembre 2015

Everest


Titre : Everest
Réalisateur : Baltasar Kormakur
Acteurs : Jason Clarke, Josh Brolin, Jake Gyllenhaal
Date de sortie en France : 23 septembre 2015
Genre : catastrophe, drame

Synopsis : 
Inspiré d'une désastreuse tentative d'ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l'homme ait connues. Luttant contre l'extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l'épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.

Avis : 
Avec son casting impressionnant (Jason Terminator Genisys, La Planète des singes : l'affrontement Clarke, Jake Nightcall, La Rage au ventre Gyllenhaal, Josh Sin City : j'ai tué pour elle Brolin...) et sa promesse de spectaculaire, l'adaptation du récit Tragédie à l'Everest, inspirée des incidents de la saison 1996 sur le plus haut sommet du monde, Everest avait le potentiel pour être un des films les plus mémorables de l'année. Ce ne sera hélas pas le cas...


Le film remplit néanmoins le cahier des charges au niveau du spectaculaire et des paysages : on a l'impression, sur grand écran, d'escalader les sommets avec les alpinistes, de flirter avec les précipices, jusqu'à ce moment euphorique où les grimpeurs atteignent le sommet - en même temps que le film, serais-je tenté d'ajouter. Un parallèle que je pousserais même jusqu'à considérer que l'intérêt redescend en même temps que l'expédition...

En effet, on peine à ressentir des émotions face à ces situations évidemment dramatiques, la faute à des personnages manquant de consistance et dont on se fout royalement. Certains meurent de façon presque anecdotique, ou dans des séquences dans lesquelles on tire au maximum sur la corde de l'émotion. Aucun équilibre donc, et aucune empathie pour les personnages malgré leurs destins tragiques.

Une très belle première partie et une seconde moitié beaucoup trop convenue et hollywoodienne : Everest propose de superbes images et de vraies émotions lors de l'ascension, avant d'enchaîner sur un film catastrophe sans... relief. Dommage.

Note : 5.5/10


samedi 21 novembre 2015

Star Wars : épisode I - La Menace Fantôme


Titre : Star Wars : Episode I – La Menace Fantôme
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Liam Neeson, Ewan McGregor, Natalie Portman
Date de sortie en France : 13 octobre 1999
Genre : science-fiction, aventures

Synopsis :
Avant de devenir un célèbre chevalier Jedi, et bien avant de se révéler l’âme la plus noire de la galaxie, Anakin Skywalker est un jeune esclave sur la planète Tatooine. La Force est déjà puissante en lui et il est un remarquable pilote de Podracer. Le maître Jedi Qui-Gon Jinn le découvre et entrevoit alors son immense potentiel.
Pendant ce temps, l’armée de droïdes de l’insatiable Fédération du Commerce a envahi Naboo, une planète pacifique, dans le cadre d’un plan secret des Sith visant à accroître leur pouvoir. Pour défendre la reine de Naboo, Amidala, les chevaliers Jedi vont devoir affronter le redoutable Seigneur Sith, Dark Maul.

Avis :
16 ans après Le Retour du Jedi, George Lucas enrichit l'univers qu'il a créé en nous proposant le premier volet d'une nouvelle trilogie se déroulant avant Un nouvel espoir, sur les pas du jeune Anakin Skywalker et de son évolution vers le côté obscur de la force. La Menace Fantôme nous plonge à l'époque où l'Empire n'était qu'une République, où Dark Vador n'est qu'un gamin esclave et où Obi-Wan Kenobi est encore qu'un apprenti.


Lucas va ainsi faire naître plusieurs histoires dans ce volet : la jeunesse d'Anakin évidemment, mais aussi l'ascension de Palpatine, l'évolution de l'Ordre des Jedi, la formation d'Obi-Wan Kenobi, la progression du côté obscur... Beaucoup d'éléments à mettre en place donc, ce qui handicape parfois le film, contraint à de longues pauses narratives pas toujours fluides et à des arcs moins passionnants. C'est notamment le cas en ce qui concerne Naboo et ses autochtones, parmi lesquels les Gungans et l'insupportable Jar Jar Binks, représentant le plus pénible possible d'un bestiaire orienté vers les plus jeunes.

Heureusement, à côté de ces éléments moins réussis, Lucas parvient à nous offrir quelques séquences formidables, dont les plus réussies sont, sans conteste, la course de pods dans le désert de Tatooine et l'affrontement entre Dark Maul, l'un des personnages les plus réussis de toute la saga, et Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi. Un affrontement qui met néanmoins en lumière l'une des grosses incohérences de la saga, avec des Jedis qui bondissent dans tous les sens, maîtrisent parfaitement la Force, là où leurs successeurs, présentés comme les Jedis les plus puissants de tous les temps, seront souples comme des planches.

Impression un peu mitigée pour cet Episode I, qui frôle régulièrement l'ennui, mais nous offre quand même quelques passages figurant parmi les meilleurs de la saga. Il faudra néanmoins attendre l'Episode II pour voir les éléments mis en place se mettre en branle et voir cette « prélogie » s'assombrir progressivement.


Note : 6,5/10