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mardi 29 mars 2016

Moonwalkers


Titre : Moonwalkers
Réalisateur : Antoine Bardou-Jacquet
Acteurs : Ron Perlman, Rupert Grint, Robert Sheehan
Date de sortie en France : 2 mars 2016
Genre : comédie

Synopsis : 
Juillet 1969, Tom Kidman, l'un des meilleurs agents de la CIA de retour du Vietnam, est envoyé à Londres pour rencontrer Stanley Kubrick et le convaincre de filmer un faux alunissage au cas où la mission Apollo 11 échouerait. Kidman ne trouve pas Kubrick, mais il tombe sur Jonny, le manager raté d'un groupe de rock hippie. Tout les oppose, mais ils n’auront pas d’autre choix que de travailler ensemble, remplacer Kubrick, tromper la CIA, éviter les drogues hallucinogènes et sauver leur vie en montant la plus grosse supercherie de l’histoire.

Avis : 
Avec Moonwalkers, Antoine Bardou-Jacquet va tourner en dérision les rumeurs, toujours à la mode, selon lesquelles l'homme n'a pas vraiment marché sur la Lune, et que les vidéo montrant Armstrong et Aldrin ont en fait été tournées en studio par Stanley Kubrick ! Un complot qui sera donc le point de départ d'un film déjanté et complètement fou.


Car évidemment, la rencontre entre l'agent de la CIA, vétéran du Viêt Nam, et un manager raté dont l'entourage est principalement composé d'artistes ratés et/ou drogués jusqu'à l'os. Cela donne des séquences formidables, avec l'éternelle confrontation entre deux mondes diamétralement opposés : la rencontre entre Ron Perlman (Hellboy, Le Nom de la rose) et Robert Sheehan (la série Misfits) qui se fait passer pour Stanley Kubrick, ou les scènes de tournage de la fameuse fausse vidéo.

On appréciera d'ailleurs les nombreux clins d'oeil à la filmographie du réalisateur de 2001 : l'odyssée de l'espace (comme La Pie voleuse de Rossini en fond sonore pendant une séquence très violente, par exemple). Mais le coeur du film reste quand même l'immense détournement lié aux images "de la Lune", avec des idées toutes les minutes ou la personnalité complètement folle de Renatus, le réalisateur, le tout dans une ambiance psychédélique parfois un peu lourde, régulièrement idiote, mais souvent très drôle.

Moonwalkers est donc une sympathique petite comédie, regroupant les excellents Ron Perlman, Robert Sheehan et Rupert Grint, qui s'émancipe brillamment de la saga Harry Potter avec ce rôle. Tout n'est évidemment pas parfait, mais je me suis vraiment amusé devant le film d'Antoine Bardou-Jacquet, qui constitue l'une de mes meilleures surprises depuis plusieurs mois.

Note : 7.5/10



mercredi 17 juillet 2013

Pacific Rim


Titre : Pacific Rim
Réalisateur : Guillermo Del Toro
Acteurs : Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi
Date de sortie en France : 17 juillet 2013
Genre : science-fiction, fantastique, catastrophe

Synopsis : 
Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes.

Avis : 
 Avec Pacific Rim, Guillermo Del Toro revient à l'un de ses thèmes favoris : les monstres. Mais ici, pas d'insecte à apparence humaine (Mimic), pas de démon rouge (Hellboy), de vampires (Blade II) ou de Faune (Le Labyrinthe de Pan) : le réalisateur mexicain s'inspire directement des monstres japonais, les kaijus, dont il va reprendre le nom pour ses créatures colossales issues d'une faille au beau milieu du Pacifique, pour les opposer à d'immenses mécas, hérités de la série Evangelion.


Cela va nous donner de nombreux combats titanesques, d'une ampleur rarement atteinte au cinéma, au point de donner parfois l'impression que l'écran est trop petit pour parfaitement les retranscrire. Ces affrontements bénéficient en plus d'effets spéciaux extraordinaires, les monstres, les machines et les dégâts causés aux villes étant très réalistes. Del Toro nous en met plein la vue, nous abandonnant totalement lessivés après 2h10 d'un spectacle intense et sans retenue.

Il n'abandonne pas pour autant ses personnages, leur donnant assez de profondeur pour que l'on s'y attache vraiment malgré l'aspect caricatural de certains d'entre eux (le héros un peu rebelle, le chef au lourd passé, le rival très Top Gun, les scientifiques un peu cinglés...). On appréciera surtout Mako Mori, dont le passé donnera l'un des plus beaux passages du film, rappelant notamment que le kaiju eiga est avant tout une métaphore des cataclysmes naturels et des armes de destruction massive. 

Et si l'on n'atteint pas la finesse à laquelle Del Toro nous a habitué dans certains de ses précédents films, il réussit à insuffler assez de moments plus intimes, voire même de poésie, pour se hisser sans peine au-dessus des autres blockbusters de la première moitié de 2013. Pacific Rim est ainsi un plaisir absolu, qui éclate la rétine et les tympans dans une rage destructrice inédite, lorgnant plus du côté de la science-fiction japonaise (on est à mi-chemin entre Godzilla et Evangelion) que vers le gros budget américain aux saveurs de pop-corn de la trilogie Transformers. Le film de l'année ?

Note : 9,5/10