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dimanche 29 novembre 2015

Hunger Games : la révolte - partie 2


Titre : Hunger Games : la révolte - partie 2 (Hunger Games : mockingjay - part 2)
Réalisateur : Francis Lawrence
Acteurs : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth
Date de sortie en France : 18 novembre 2015
Genre : action, drame

Synopsis : 
Alors que Panem est ravagé par une guerre désormais totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois. Katniss et ses plus proches amis – Gale, Finnick, et Peeta – sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont risquer leur vie pour tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss. Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà pu affronter dans l’arène…

Avis : 
Ultime épisode de la saga, Hunger Games : la révolte - 2 vient enfin nous offrir le dénouement tant attendu. Enfin, "attendu", surtout parce qu'il a été différé pour une raison purement économique (les deux épisodes auraient facilement pu tenir en un seul), car en voyant les trois épisodes, tous plus mauvais que les précédents, on avait surtout hâte de voir la tétralogie se terminer.


On reprend donc exactement là où l'épisode 3 nous avait laissés : Peeta vient d'essayer de tuer Katniss, après avoir été conditionné par les grands méchants, les districts se sont rebellés contre Snow. Dans ce dernier épisode, la jeune femme va, entre deux couinements et deux hésitations sur le mec qu'elle doit se taper à la fin, s'introduire dans la capitale pour tuer le président. Evidemment, ce ne sera pas une promenade de santé : la ville est pleine de pièges (heureusement, ils s'arrêtent toujours juste à temps pour épargner les héros), les souterrains remplis de mutants, et les seconds rôles sont condamnés à périr dans l'indifférence la plus totale.

Comme pour les épisodes précédents, Hunger Games 4 nous offre la promesse de thèmes intéressants et matures, mais comme pour les épisodes précédents, va préférer saborder tout ça pour se contenter d'un développement minimaliste, évacuant chaque problématique d'un revers de main, à l'image d'un final s'ouvrant sur une scène formidable aux portes du palais de Snow pour se conclure de la façon la plus impersonnelle possible. Une dernière partie qui résume finalement assez bien la saga : on entrevoit ce qu'il y a de meilleur, mais on reste en surface au profit de thématiques plus adolescentes...

Hunger games 4 est donc moins bien que le 3, qui était moins bien que le 2, qui était moins bien que le 1, qui était déjà pas terrible. Une saga qu'on aura aucun mal à oublier, même si l'interprétation grotesque d'une Jennifer Lawrence toute en exagération risque de marquer les esprits...

Note : 2/10


samedi 29 novembre 2014

Hunger Games : la révolte - partie 1


Titre : Hunger Games : la révolte - partie 1 (The Hunger Games - mockingjay : part 1)
Réalisateur : Francis Lawrence
Acteurs : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth
Date de sortie en France : 19 novembre 2014
Genre : action, drame

Synopsis : 
Katniss Everdeen s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin, chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir.

Avis : 
C'est devenu la mode : afin d'engranger le plus possible d'argent, les sagas pour adolescents se terminent désormais par un double épisode, deux films destinés à scinder le dernier livre d'une série en deux : on a ainsi eu Harry Potter et les reliques de la mort partie 1 et Partie 2, Twilight : Révélation chapitre 1 et 2 et donc désormais Hunger Games : la révolte. Et à l'exception des aventures du sorcier à lunettes, on ne peut pas vraiment dire que ce soit justifié. Après deux heures de vide, il faut en effet se poser la question : pourquoi diviser en deux une oeuvre dont la première partie aurait pu être torchée en 30 minutes ? Le remplissage est ici flagrant, les scénaristes parfaitement conscients de l'obligation d'étirer au maximum une intrigue sans temps fort, usant au maximum la corde jusqu'à nous laisser remarquer la stupidité formidable du film.


Car après un Hunger Games puis un HG : l'embrasement déjà très moyens, la saga passe un cap : celui du mode d'emploi de la rébellion pour adolescent(e) neuneu. D'un côté, les gentils, très gentils, qui chantent et s'apitoient sur les faibles, qui n'hésitent pas à se sacrifier par dizaines juste parce qu'ils ont vu une photo leur donnant la foi (apparemment, la propagande tant critiquée tant les deux premiers volets n'est pas bien grave quand c'est au profit des gentils, curieux !) ; de l'autre, les méchants, qui torturent des innocents, massacrent les faibles et passent la journée à comploter en sirotant des tisanes dans des habits d'apparat. Horrible !

Jennifer Lawrence gaspille donc une nouvelle fois son talent en incarnant une héroïne amorphe, qu'il est difficile de concevoir comme l'inspiratrice d'un soulèvement. Elle n'incarne rien, ne dégage rien, sinon le charme tranquille d'un bovin, et passe son temps à chouiner et à bouder. Et si elle semble parfois au-dessus de la mêlée, c'est sans doute parce que le casting qui l'entoure a sans doute été volontairement composé d'acteurs sans aucun charisme (Josh Hutcherson, incroyablement fade) ou réduits à se ridiculiser en cabotinant le plus possible (Donald Sutherland, Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman, Woody Harrelson...).

Ajoutez à tout cela des décors incroyablement cheaps, et l'impression constante que le film a été écrit par une jeune fille en pleine crise d'adolescence, et on n'a cette fois plus une oeuvre moyenne : on a le plus mauvais Hunger Games de la saga, et tout simplement une de ces inepties balourdes et idiotes qui prend le public pour un troupeau de cons... et on pourra difficilement lui donner tort, vu les chiffres du box office...

Note : 2,5/10


vendredi 8 mars 2013

The Master

Titre : The Master
Réalisateur :  Paul Thomas Anderson
Acteurs : Joaquin Phoenix, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams
Date de sortie : 9 janvier 2013
Genre : drame

Synopsis : 
Freddie, un vétéran, revient en Californie après s’être battu dans le Pacifique. Alcoolique, il distille sa propre gnôle et contient difficilement la violence qu’il a en lui… Quand Freddie rencontre Lancaster Dodd – « le Maître », charismatique meneur d’un mouvement nommé la Cause, il tombe rapidement sous sa coupe...

Avis : 
Il n'aura fallu que quelques films à Paul Thomas Anderson (Boogie Nights, Magnolia, There will be blood) pour devenir une des figures majeures du cinéma américain actuel. Avec The Master, il s'intéresse de nouveau à la relation douloureuse entre deux hommes, réunis ici autour d'une secte rappelant fortement l'Eglise de Scientologie. Deux hommes, deux acteurs immenses : dans le rôle du Maître, un habitué des films de PTA, Philip Seymour Hoffman (Truman Capote), au charisme tranquille, aussi séduisant qu'effrayant ; dans le rôle du vétéran alcoolique, Joaquin Phoenix (Gladiator, Walk the line), entre colère contenue et explosions.


The Master est un film fascinant. Les face-à-face entre les deux hommes sont d'une remarquable intensité (la première séance de thérapie est formidable), l'évolution de la relation entre les deux hommes, entre attraction et répulsion, parfaitement dosée, et chacun finit par se nourrir de l'autre, Freddie s'apaisant pendant que Dodd se durcit, tolérant de moins en moins les critiques. Mais Freddie est ingérable, et sa violence refoulée, son goût pour le sexe, finiront par attirer les rancoeurs des proches de Dodd.

The Master est également un film un peu obscur. Très bavard, il expose parfois les théories de la Cause de façon très brutale, très cérébrale. Evidemment, cela nous met directement dans la peau de Freddie, qui ne comprendra jamais totalement les belles phrases du Maître, et les limites du talent oratoire de Dodd montreront rapidement ses limites face à des objections argumentées. Mais, le film durant plus de deux heures, l'accumulation de dialogues un peu exigeants finit par lasser un peu. D'autant que cela donne l'impression que Paul Thomas Anderson se regarde filmer : c'est souvent parfaitement réalisé, certains plans sont sublimes, mais on a parfois un sentiment de superficialité.

Aussi fascinant qu'exigeant, ce nouveau film de Paul Thomas Anderson déconcerte donc un peu. Néanmoins, les performances exceptionnelles, comme très souvent, de Philip Seymour Hoffman et de Joaquin Phoenix, justifient à elles seules la vision de ce film d'une puissance rare.

Note : 7,5/10