jeudi 19 novembre 2015

Notre petite soeur


Titre : Notre petite soeur (Umimachi diary)
Réalisateur : Hirokazu Kore-eda
Acteurs : Haruka Ayase, Masami Nagasawa, Kaho
Date de sortie en France : 28 octobre 2015
Genre : comédie dramatique

Synopsis : 
Trois sœurs, Sachi, Yoshino et Chika, vivent ensemble à Kamakura. Par devoir, elles se rendent à l’enterrement de leur père, qui les avait abandonnées une quinzaine d’années auparavant. Elles font alors la connaissance de leur demi-sœur, Suzu, âgée de 14 ans. D’un commun accord, les jeunes femmes décident d’accueillir l’orpheline dans la grande maison familiale…

Avis : 
Après les formidables I wish et Tel père, tel fils, Hirokazu Kore-eda revient avec cette adaptation du manga Kamakura diary. L'histoire est assez simple, et nous fait suivre l'arrivée de la jeune Suzu dans la maison de ses trois soeurs, qu'elle ne connaît absolument pas et qui sont bien plus âgées qu'elle.


Le choc entre générations n'aura cependant pas lieu : chacune des soeurs va vivre sa vie, de façon presque indépendante des autres, tant dans sa vie professionnelle qu'amoureuse. Les rares échanges se limitent en fait à quelques gentilles querelles vite résolues, à quelques discussions sans grand intérêt entre Suzu et ses aînées. Seule la rancune de Sachi envers sa mère sera un peu travaillée, mais sera également rapidement conclue selon le consensus général du film : tout ne peut qu'aller bien, et quand ça va un peu mal, ça se règle très vite.

C'est ainsi très "gentil", mais ça fonctionne pourtant parfaitement. On s'attache à la jeune Suzu et à la découverte, forcément toujours positive (la nouvelle est accueillie par tous ses nouveaux camarades à l'école, devient la star de son équipe de football, et évolue parmi ses soeurs comme si elle avait toujours vécu avec eux), de son nouvel environnement. Le film brille par son absence de cynisme et de défaitisme, même avec la maladie puis le décès d'un personnage secondaire.

Notre petite soeur est ainsi une bouffée d'air frais, un film entièrement positif et refusant tout aspect négatif. On regrettera peut-être ce parti-pris, tout comme cette absence de progression scénaristique, les personnages n'évoluant presque pas pendant les deux heures du film.

Note : 8/10


mardi 17 novembre 2015

Youth


Titre : Youth (La Giovinezza)
Réalisateur : Paolo Sorrentino
Acteurs : Michael Caine, Harvey Keitel, Rachel Weisz
Date de sortie en France : 9 septembre 2015
Genre : drame

Synopsis :
Fred et Mick, deux vieux amis approchant les quatre-vingts ans, profitent de leurs vacances dans un bel hôtel au pied des Alpes. Fred, compositeur et chef d’orchestre désormais à la retraite, n’a aucune intention de revenir à la carrière musicale qu’il a abandonnée depuis longtemps, tandis que Mick, réalisateur, travaille toujours, s’empressant de terminer le scénario de son dernier film. Les deux amis savent que le temps leur est compté et décident de faire face à leur avenir ensemble.
Mais contrairement à eux, personne ne semble se soucier du temps qui passe…

Avis:
Paolo Sorrentino est décidément un cinéaste qui me laisse indifférent. Après avoir déjà trouvé peu d'intérêt à La Grande Bellezza, en dehors d'une réalisation très soignée et de dialogues parfois percutants, j'ai exactement le même sentiment à l'égard de Youth, gentille petite histoire sur la façon de vivre la vieillesse. 


Encore une fois, le film s'est limité pour moi à quelques situations loufoques, quelques dialogues piquants mais souvent trop écrits, une mise en scène très appliquée et deux acteurs (Michael Caine et Harvey Keitel) forcément impeccables. Pour le reste, ce fut surtout de l'ennui devant un film dont les deux heures avaient, finalement, été résumées par une bande-annonce qui se suffisait à elle-même.

Youth se limite en fait à une accumulation de clichés, avec des personnages terriblement archétypaux, confrontés à des situations d'une triste banalité. Les personnages principaux sont ainsi deux artistes, l'un piégé dans son passé et refusant d'avancer (mais qui finira par le faire), l'autre obsédé par la volonté de toujours aller de l'avant (mais qui devra finalement s'arrêter). Les clichés s'enchaînent, les démonstrations convenues également (oui, une très belle femme peut être intelligent, et un acteur de série B peut dégager des émotions), prenant largement le pas sur la poésie et la tendresse qui émanent de certaines séquences.

Convenu et quelconque, Youth est au final une jolie coquille que j'ai trouvé désespérément vide, et finalement assez prétentieuse. Le cinéma de Sorrentino ne semble vraiment pas fait pour moi...

 Note: 4/10


samedi 14 novembre 2015

Star Wars : épisode VI - Le Retour du Jedi


Titre : Star Wars : Episode VI – Le Retour du Jedi
Réalisateur : Richard Marquand
Acteurs : Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher
Date de sortie en France : 19 octobre 1983
Genre : aventures, science-fiction

Synopsis :
L'Empire galactique est plus puissant que jamais : la construction de la nouvelle arme, l'Etoile de la Mort, menace l'univers tout entier... Arrêté après la trahison de Lando Calrissian, Han Solo est remis à l'ignoble contrebandier Jabba Le Hutt par le chasseur de primes Boba Fett. Après l'échec d'une première tentative d'évasion menée par la princesse Leia, également arrêtée par Jabba, Luke Skywalker et Lando parviennent à libérer leurs amis.

Avis :
Dernier volet de la première trilogie, Le Retour du Jedi marque l'affrontement final entre les Rebelles et Luke Skywalker contre l'Empire galactique mené par l'Empereur. Après la dimension sombre de l'épisode précédent, George Lucas, motivé par les ventes de produits dérivés, choisit de revenir à une aventure plus légère, refusant de sacrifier un personnage principal (Han Solo devait à l'origine mourir lors d'une attaque contre l'Empire) et incluant les Ewoks, ces insupportables peluches vivantes qui seront omniprésentes dans toute la seconde partie du film.


 Bien entendu, le film comporte toujours son lot de scènes spectaculaires et de morceaux de bravoure, comme l'introduction chez Jabba the Hutt, la poursuite en motojet sur Ender ou l'ultime affrontement entre Vador et Luke, très court mais très intense, mais on ne retrouve ni la profondeur ni la magie des épisodes précédents, que Le Retour du Jedi se contente finalement de singer.

On assiste donc à un nouveau duel entre Vador et Luke, à un nouvel assaut contre une nouvelle Etoile de la Mort, le tout avec le sentiment que rien ne peut arriver aux héros et que l'Empire n'est plus composé que d'incapables et d'incompétents, se faisant botter le cul sans résister par des peluches entre deux gags. Résultat, on s'ennuie beaucoup trop souvent devant un spectacle qui n'a plus grand chose d'extraordinaire.

Plus faible volet de la trilogie d'origine, voire même de l'ensemble de la saga (à la lutte avec La Menace Fantôme, qui a au moins le mérite de livrer quelques séquences formidables), Le Retour du Jedi conclut donc la saga sur une mauvaise note, encore renforcée par les modifications effectuées depuis (l'apparition de Christensen à la fin du film, par exemple). Et surtout, ces horribles peluches miteuses et maladroites qui envahissent l'écran pendant toute la seconde moitié, quelle horreur...


Note : 6/10