lundi 5 mai 2014

La Légende d'Hercule


Titre : La Légende d'Hercule (The Legend of Hercules)
Réalisateur : Renny Harlin
Acteurs : Kellan Lutz, Scott Adkins, Liam McIntyre
Date de sortie en France : 19 mars 2014
Genre : péplum

Synopsis : 
Hercule est le fils de la reine Alcmène que lui a donné Zeus en cachette du roi Amphitryon pour renverser celui-ci une fois l'enfant devenu adulte. Amoureux d'Hébé, Hercule est trahi par le roi qui la destine à son autre fils, Iphiclès. Le demi-dieux est exilé et vendu comme esclave. Devenu gladiateur et renversant tous ses adversaires, Hercule, avec l'aide de Sotiris, son compagnon d'armes, va tenter de libérer le royaume de la tyrannie d’Amphitryon, arracher Hébé aux griffes de son frère, et prendre enfin sa vraie place, celle du plus grand héros que la Grèce ait jamais connu…

Avis : 
Vous qui espérez peut-être un jour faire du cinéma, remerciez Renny Harlin : le temps d'un film, sorte d'apothéose d'une carrière qui prend l'eau depuis maintenant pas mal d'années, il va se transformer en professeur de cinéma et réunir tout ce qu'il faut éviter à l'écran. Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, voici La Légende d'Hercule, LE navet de ce début d'année, celui dont on se demande très sincèrement comment il a pu débarquer dans nos salles.


Harlin va donc regrouper tout ce qui peut se faire de pire : réalisation clipesque, avec overdose de ralentis et d'effets stupides, esthétique foireuse qui ferait passer 300 pour une oeuvre d'art, casting à la ramasse, avec en prime un acteur principal dont le talent et le charisme semblent avoir fondu à mesure que se développaient ses muscles, fautes de raccord, de montage et de continuité à la pelle, musique rappelant les cinématiques de jeux vidéos du passé, des effets spéciaux d'un autre temps (et en plus, en 3D !) et un scénario totalement à la ramasse, semblant régulièrement oublier ce qu'il s'est passé avant ou de quoi le film parle.

Un feu d'artifices de défauts autour d'un prétexte mythologique vite oublié, faisant d'Hercule un mélange du Maximus de Gladiator, du Achille de Troie, de Leonidas de 300, de Jésus et d'encore bien d'autres, dans une espèce de course à la médiocrité qui commence dès l'introduction et parvient à sans cesse faire pire, emportant absolument tout sur son passage. Il faut vraiment le voir pour le croire, et on se demande pourtant à la fin du film si on a vraiment vu défiler ce festival d'incompétence crasse...

Horriblement laid, incroyablement idiot, totalement raté à absolument tous les niveaux, La Légende d'Hercule confirme la mauvaise santé d'un genre qui multiplie les oeuvres médiocres depuis le début d'années (300 : la naissance d'un Empire, Pompéi), et nous fait presque attendre avec bienveillance la sortie d'Hercule avec Dwayne The Rock Johnson...

Note : 1/10


samedi 3 mai 2014

Infernal affairs


Titre : Infernal affairs (Mou gaan dou)
Réalisateur : Alan Mak, Andrew Lau
Acteurs : Andy Lau, Tony Leung Chiu-Wai, Anthony Wong
Date de sortie en France : 1er septembre 2004
Genre : policier, thriller

Synopsis : 
Il y a dix ans, Yan et Ming étaient les deux meilleurs élèves de l'école de police. Yan a été sélectionné en secret par ses supérieurs pour devenir un agent infiltré dans les Triades. Ming est devenu un officier respecté mais qui a voué sa cause au parrain de la mafia. Aujourd'hui, ils sont chargés de découvrir le traître qui se cache dans leur camp. Mais ce qu'il ne savent pas encore, c'est qu'ils vont se traquer eux-mêmes !

Avis : 
Premier film d'une trilogie, dont le remake américain, Les Infiltrés, réalisé par Martin Scorsese, a remporté 4 Oscars, Infernal affairs raconte donc l'histoire croisée de deux taupes, deux infiltrés dans les camps opposés, et qui finiront par devoir enquêter l'un sur l'autre, tout en gérant les soupçons naissant autour d'eux.


Grâce à une excellente séquence où l'on découvre les deux hommes dans leurs doubles-rôles respectifs dans la même affaire (Yan communiquant les faits et gestes des truands à son supérieur pendant que Ming renseigne le parrain sur les manoeuvres policières) jusqu'à ce que chaque camp se rende compte que quelqu'un transmet les informations, on est rapidement pris dans l'intrigue, qui montera ensuite crescendo grâce à un scénario remarquablement ficelé.

Même s'il est hélas assez compliqué d'être surpris si on a vu le remake de Scorsese, on appréciera la progression de l'histoire et des deux personnages principaux, parfaitement interprétés, tous deux assaillis par le doute, s'attachant à leurs ennemis d'origine (le passage où Yan assiste à la mort d'un policier puis d'un truand, avec une même émotion, en est l'exemple parfait) tout en souhaitant revenir à une vie normale. Chaque transaction des Triades devient dès lors l'occasion d'un vrai suspense, d'une véritable intensité où chacun peut être découvert.

Porté par d'excellents acteurs, Infernal affairs est donc un très bon thriller policier, bénéficiant d'un scénario solide bien qu'assez prévisible. Un film passionnant dont je ne regrette finalement que la réalisation, souvent en-dessous du reste, très "hong-kongaise" et très stylisée, usant et abusant d'effets inutiles juste pour en abuser, ce qui est parfois fatiguant.

Note : 8/10


vendredi 2 mai 2014

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban


Titre : Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (Harry Potter and the prisoner of Azkaban)
Réalisateur : Alfonso Cuarón
Acteurs : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint
Date de sortie en France : 2 juin 2004
Genre : aventures, fantastique

Synopsis : 
Sirius Black, un dangereux sorcier criminel, s'échappe de la sombre prison d'Azkaban avec un seul et unique but : retrouver Harry Potter, en troisième année à l'école de Poudlard. Selon la légende, Black aurait jadis livré les parents du jeune sorcier à leur assassin, Lord Voldemort, et serait maintenant déterminé à tuer Harry...

Avis : 
Troisième volet de la saga, et premier changement de réalisateur puisqu'Alfonso Cuarón (Les Fils de l'Homme, Gravity) succède ici à Chris Columbus. L'occasion d'ancrer encore un peu plus la série dans une relative noirceur, pour un épisode qui marque le véritable début de l'histoire entre Harry Potter et Voldemort, mettant en place plusieurs des éléments scénaristiques importants de la suite des aventures du sorcier.


Nous rencontrerons ainsi plusieurs protagonistes importants, tels que Sirius Black (Gary Oldman) ou Peter Pettigrow, de nouvelles créatures magiques (Buck l'hippogriffe, l'épouvantard) dont l'une restera parmi les plus belles créations de la saga (les terrifiants Détraqueurs), de nouveaux sortilèges (le Patronus)... La toile de fond se met en place, bénéficiant en plus de l'histoire qui gagne en maturité, et qui est parfaitement mise en image par le talent de Cuarón.

Des Détraqueurs qui aspirent l'âme de leur victime, un loup-garou qui ne peut se contrôler, un traître meurtrier, une horrible prison... Le Prisonnier d'Azkaban nous plonge par moments dans une ambiance presque horrifique, atténuée par une seconde partie très ludique jouant avec les paradoxes temporels de façon très plaisante. Etrangement, on ressent en tout cas bien plus que dans les premiers volets la menace de Voldemort, alors qu'il n'apparaît pas ici, en donnant plus de consistance à ses fidèles et au côté sombre de la Magie.

Malgré quelques défauts, comme cet insupportable scène du Magicobus ou quelques effets spéciaux vieillissants, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban est l'un des épisodes les plus réussis de la saga. Un épisode pilier, qui lance définitivement l'histoire du jeune sorcier en mettant en place de nombreuses thématiques qui seront développées dans les films suivants, et où l'on retrouve en plus avec un infini plaisir Gary Oldman.

Note : 8,5/10