vendredi 13 décembre 2013

Quai d'Orsay


Titre : Quai d'Orsay
Réalisateur : Bertrand Tavernier
Acteurs : Thierry Lhermitte, Raphaël Personnaz, Niels Arestrup
Date de sortie en France : 6 novembre 2013
Genre : comédie

Synopsis : 
 Le jeune Arthur Vlaminck, jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du “langage” au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares...

Avis : 
 Adapté de la bande dessinée éponyme de Christophe Blain et Abel Lanzac, Quai d'Orsay est la première comédie réalisée par Bertrand Tavernier. Il y met en scène Thierry Lhermitte dans le rôle de Alexandre Taillard de Vorms, ministre des affaires étrangères vouant un culte au philosophe Héraclite, aux stabylos jaunes et bien décidé à ne pas se laisser marcher sur les pieds par les super-puissances internationales, qu'elles soient américaines, allemandes ou autres.


On sent que Thierry Lhermitte s'amuse comme un fou à interpréter ce personnage haut en couleurs, tout en exagérations, déclenchant une tempête à chaque fois qu'il ouvre une porte ou se lançant dans des envolées lyriques surréalistes sur les sujets les plus étonnants. L'acteur et le personnage sont l'élément phare du film, concentrant tout son aspect comique et légèrement piquant, le fonctionnement du ministère étant décrit comme particulièrement chaotique, avec son personnel à la compétence régulièrement remise en cause.

Il en arrive malheureusement à vampiriser un peu ses camarades : si Raphaël Personnaz (le Marius de Daniel Auteuil) reste le personnage principal du film, avec ce fil rouge du discours à l'ONU, il est un peu transparent face à Lhermitte, bien qu'un peu plus consistant que les autres personnages du film, souvent limités à un gag ou un élément récurrent. Résultat, le film durant près de deux heures, on en vient à se lasser un peu et s'amuser un peu moins.

Quai d'Orsay reste néanmoins une comédie très réussie, souvent très drôle, grâce à un Thierry Lhermitte extraordinaire dans le rôle du ministre. Ajoutez à cela une pointe de cynisme et vous obtenez une des oeuvres les plus réjouissantes du cinéma français de cette année !

Note : 7,5/10

mercredi 11 décembre 2013

L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet


Titre : L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (The Young and Prodigious T.S. Spivet)
Réalisateur : Jean-Pierre Jeunet
Acteurs : Helena Bonham Carter, Judy Davis, Callum Keith Rennie
Date de sortie en France : 16 octobre 2013
Genre : aventures, drame

Synopsis : 
T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa soeur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington. Sans rien dire à sa famille, il part, seul, chercher sa récompense et traverse les Etats-Unis sur un train de marchandises. Mais personne là-bas n’imagine que l’heureux lauréat n’a que dix ans et qu'il porte un bien lourd secret…

Avis : 
  Adapté du roman éponyme de Reif Larsen, le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet (Delicatessen, Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain) raconte donc les histoires de T.S. Spivet, jeune surdoué vivant dans une trou perdu au fin fond des Etats-Unis, avec un père accordant plus de mérite à la débrouillardise et au courage qu'aux capacités intellectuelles. Etranger dans sa propre maison, notamment depuis la mort accidentelle de son frère jumeau, il décide de rejoindre par ses propres moyens Washington pour recevoir la précieuse récompense qu'une de ses inventions lui a permis de gagner.


T.S. Spivet met en images cette aventure initiatique, riche en rencontres enrichissantes, où le jeune garçon apprend à se débrouiller seul, arrêtant un train pour se glisser clandestinement dedans, échappant à des policiers, et traversant ainsi la moitié du pays, bien aidé également par de bon samaritains, avant d'arriver à Washington où, dans un premier temps, personne ne pense qu'il est effectivement le responsable de l'invention historique.

Là, il se rendra compte du besoin d'avoir sa famille près de soi, utilisé comme un faire-valoir pour s'attirer les projecteurs. Le tout reste extrêmement gentillet, le jeune garçon ne rencontrant aucun véritable obstacle, parvenant même à terminer tranquillement son voyage malgré une blessure. Seul le passage sur le plateau de télévision finira par avoir momentanément raison de la candeur de l'ensemble. Bien sûr, toute cette innocence n'est pas nécessairement un défaut, et peut même apporter une certaine bouffée d'air frais...

Bénéficiant par ailleurs d'une très jolie 3D, avec quelques effets de jaillissements bien pensés, L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet est donc un joli film, plutôt gentillet. S'il plaira sans doute aux plus jeunes, les adultes risquent quant à eux de s'ennuyer par moments devant une oeuvre très linéaire et manquant de relief.

Note : 6,5/10


mardi 10 décembre 2013

Thor : le Monde des ténèbres


Titre : Thor : le Monde des ténèbres (Thor: The Dark World)
Réalisateur : Alan Taylor
Acteurs : Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston
Date de sortie en France : 30 octobre 2013
Genre : action, super-héros

Synopsis : 
Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.

Avis : 
Deuxième film de la Vague 2 des films consacrés aux Avengers, après Iron man 3 et avant Captain America : le soldat de l'hiver et Les Gardiens de la galaxie, ce second volet des aventures de Thor avait le double challenge de faire oublier un premier épisode très moyen, mais aussi de redresser un peu la barre après un Iron man 3 en perte de vitesse. Pour l'occasion, c'est Alan Taylor, principalement connu pour avoir mis en scène des épisodes de séries (de Oz à Game of thrones) et prochainement Terminator 5, qui succède à Kenneth Branagh derrière la caméra.


Prenant place quelques mois après les évènements de Avengers, Thor : le monde des ténèbres fait apparaître une nouvelle menace sur l'univers avec Malekith, un Elfe Noir de Svartalfheim. L'occasion de nous offrir quelques jolies scènes de batailles empruntant à l'heroic-fantasy, pour une introduction plutôt réussie. Hélas, à l'image d'Avengers, le film va rapidement se concentrer sur une intrigue peu passionnante, destinée à nous mener, entre deux scènes d'action, jusqu'à un final trop rapidement expédié.

Sans surprise, on se contentera donc des scènes d'action, plutôt réussies, et de personnages relativement attachant, Loki en tête. On retiendra notamment une étonnante séquence de bataille faisant jongler Thor et son adversaire entre plusieurs dimensions, apportant un peu de fantaisie dans un film restant hélas bien trop sage, même lorsqu'il décide de nous en mettre plein la vue.

Si on ne s'ennuie pas, Thor : le monde des ténèbres remplissant parfaitement son office de blockbuster bête et rythmé, on reste dubitatif devant ce nouveau film moyen dans la saga cinématographique des Avengers. Après un Iron man 3 moyen, la seconde vague de films destinée à nous amener vers Avengers 2 ne décolle donc toujours pas, laissant même planer un certain goût de ringardise au détour des scènes cachées en milieu et en fin de générique...

Note : 4,5/10