dimanche 12 mai 2013

Iron Man 3


Titre : Iron Man 3
Réalisateur : Shane Black
Acteurs : Robert Downey Jr., Gwyneth Palthrow, Don Cheadle
Date de sortie en France : 24 avril 2013
Genre : super-héros, fantastique, action

Synopsis : 
Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ? 

Avis : 
Après un premier volet très réussi, puis une suite très décevante, Iron Man avait collaboré avec Hulk, Captain America et Thor au sein des Avengers pour un film où Robert Downey Jr. volait la vedette à ses camarades de jeu, au point de nous croire, régulièrement, devant un Iron Man 3 non officiel. Mais le troisième volet des aventures de Tony Stark arrive finalement quelques mois plus tard, Jon Favreau, réalisateur des deux premiers chapitres, étant pour l'occasion remplacé par Shane Black (Kiss kiss bang bang).

Depuis les événements survenus dans Avengers, Tony Stark n'est plus le même, faisant régulièrement des cauchemars et des crises d'angoisse, et s'acharnant à construire des armures Iron Man au cours de ses nombreuses insomnies. L'arrivée du Mandarin, un terroriste insaisissable multipliant les attentats, va en plus le priver de sa demeure et le séparer de Pepper Potts, sa petite amie. Stark est dos au mur, affaibli et seul, apparemment impuissant face à la menace que constituent le Mandarin et Extremis, un programme dont le but est de guérir les personnes souffrant d'une mutilation et qui crée des super-soldats.

 Iron Man 3 nous sert donc le scénario classique du héros déchu, livré à lui-même, mais qui va trouver des ressources insoupçonnées pour vaincre les méchants, sauver le monde, emballer la fille et sortir encore plus fort qu'avant de ces épreuves. Ne cherchez pas de surprise : le film de Shane Black en est totalement dépourvu et se contente de suivre un train-train d'une exemplaire banalité. Au rayon des festivités, Tony Stark sera ainsi aidé par un gamin, parviendra à surmonter ses crises d'angoisse et sauvera des dizaines d'innocents.


Pas la peine non plus de chercher du côté des grands méchants de l'épisode pour remonter le niveau : le Mandarin, l'un des pires ennemis d'Iron Man dans les comics, devient ici un vulgaire leurre rappelant plus Ben Laden que l'ennemi aux traits asiatiques créé par Stan Lee et Don Heck, dont les fans ne manqueront pas de crier au scandale. Le groupe de terroristes bénéficiant d'Extremis n'est pas beaucoup plus réussi, leurs pouvoirs devenant par moments grotesques ("ah, vous crachez le feu ?") et leurs objectifs demeurant flous, voire inexistants, jusqu'au bout du film.

Dès lors, il ne reste que deux éléments en faveur du film. Tout d'abord, les scènes d'action, formidables, qui nous en mettent plein les yeux. Ensuite, et surtout, Robert Downey Jr., qui éclipse totalement les autres personnages (de toute façon peu développés), livrant une nouvelle prestation réjouissante, ajoutant à l'arrogance et au cynisme du personnage une touche de vulnérabilité qui fait mouche. On regrettera que les autres personnages n'aient pas bénéficié d'un traitement plus juste, limités dans le meilleur des cas à une affligeante caricature.

Spectaculaire mais prévisible, parfois réjouissant mais souvent bancal, Iron Man 3 se cache derrière Robert Downey Jr. et des scènes d'action très réussies pour détourner l'attention d'un scénario très pauvre, dont le principal enjeu reste la gestion des crises d'angoisse de Tony Stark. Le premier film de cette seconde vague de films consacrés aux Avengers est donc une semi-déception, meilleur que Iron Man 2 mais très loin de ce qu'on pouvait attendre de la rencontre entre cet univers et celui de Shane Black...

Note : 5,5/10


samedi 11 mai 2013

Jurassic Park


Titre : Jurassic Park
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum
Date de sortie en France : 20 octobre 1993 ; 1er mai 2013 (version 3D)
Genre : aventures, fantastique, dinosaure

Synopsis : 
John Hammond, le PDG de la puissante compagnie InGen, parvient à donner vie à des dinosaures grâce au clonage et décide de les utiliser dans le cadre d’un parc d'attractions qu’il compte ouvrir sur une île. Avant l'ouverture, il fait visiter le parc à un groupe d'experts pour obtenir leur aval. Pendant la visite, une tempête éclate et un informaticien corrompu par une entreprise rivale en profite pour couper les systèmes de sécurité afin de voler des embryons de dinosaures. En l'absence de tout système de sécurité pendant plusieurs heures les sauriens sont alors livrés à eux-mêmes. 

Avis : 
 Il est parfois compliqué de parler d'un film de façon objective, surtout quand il s'agit du premier film que l'on a vu au cinéma, et qu'il fait depuis partie de vos films préférés. C'est le cas pour Jurassic Park, que j'avais vu au moment où, jeune garçon, j'étais fasciné par les dinosaures, poussant cette passion jusqu'à lire tout ce que je pouvais, notamment la revue Dinosaures - sur les traces des géants de la Préhistoire et diverses encyclopédies. Aussi, même si je revois le film régulièrement avec un plaisir intact, l'occasion de le revoir sur grand écran était trop belle.


Premier constat : la 3D ne sert strictement à rien. A l'exception de quelques effets de profondeur et de quelques personnages qui semblent étrangement sortis de l'arrière-plan, on ne remarque absolument pas la différence. Second constat : la magie opère toujours. Prenant le soin de présenter ses personnages et l'arrière-plan scientifique (certes bien moins développé que dans le roman de Michael Crichton), Spielberg nous fait patienter avant les festivités grâce à des apparitions régulières de dinosaures. La première rencontre avec le Brachiosaure puis avec le Tricératops restent ainsi des moments fabuleux, avant que les prédateurs n'entrent enfin en scène.

L'attaque du T-Rex est un passage d'une formidable intensité, et vaut presque à elle seule de se déplacer pour revoir le film au cinéma, afin de profiter de tout son impact visuel et sonore. Spielberg démontre une nouvelle fois son sens du spectaculaire, et on s'étonnera encore de la qualité des effets spéciaux, mélange d'animatroniques et images de synthèse, qui n'ont pris aucune ride en vingt ans et s'avèrent encore bien plus réussis que dans beaucoup de blockbusters récents. Les Vélociraptor, méconnus du grand public avant le film, assurent le spectacle pour la seconde partie, quand l'action passe des grands espaces de l'île aux couloirs étroits des bâtiments du parc.

Et si les dinosaures restent les stars de Jurassic Park, on notera quand même la qualité du casting, réunissant entre autres Sam Neill (Possession, La Leçon de piano), Jeff Goldblum (La Mouche, Independence Day), Laura Dern (Inland Empire, Sailor et Lula, The Master), Samuel L. Jackson (Pulp Fiction, Une journée en Enfer, Django unchained) ou encore Richard Attenborough (réalisateur de Chaplin et de Gandhi).

On pourra évidemment reprocher au film son scénario très linéaire ou s'agacer de la présence des deux enfants qui déclenchent catastrophe après catastrophe, mais le film alterne parfaitement les moments magiques et les scènes d'action d'anthologie, offrant un spectacle spectaculaire et familial comme Spielberg sait si bien le faire.

Note : 10/10


jeudi 9 mai 2013

Texas Chainsaw 3D


Titre : Texas Chainsaw 3D
Réalisateur : John Luessenhop
Acteurs : Alexandra Daddario, Trey Songz, Scott Eastwood
Date de sortie en France : 
Genre : horreur

Synopsis : 
Heather Miller apprend qu'elle a été adoptée et qu'elle vient d'hériter de la maison de sa grand-mère qui vient de décéder. Avec ses amis, elle se rend à Newt, dans le Texas, pour prendre possession de son bien. La jeune fille va découvrir les terribles secrets de sa véritable famille et faire la connaissance de son cousin, Jed Sawyer, connu dans le pays sous le nom de Leatherface...

Avis : 
 Après le Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper en 1974, trois suites étaient sorties, dont la qualité baissait à chaque épisode, jusqu'à un catastrophique Massacre à la tronçonneuse : la nouvelle génération, où l'on pouvait voir Renée Zellweger et Matthew McConaughey. Puis dans les années 2000, Marcus Nispel signait un remake d'honnête facture, avant qu'une préquelle à ce remake ne complète la saga. Cette fois, avec Texas Chainsaw 3D, on revient aux origines de la série : oubliez les suites et les remakes, cet épisode prend place quelques secondes après le film de Tobe Hooper...quitte à multiplier les incohérences.

 
Car dès les premières minutes, où les habitants des environs décident d'en finir une bonne fois avec la famille Sawyer, on découvre dans la maison de nouveaux personnages, sans doute uniquement présents pour assurer à Gunnar Hansen (le Leatherface original) et Bill Moseley, le Chop Top du second volet également connu pour ses apparitions dans La Maison des 1000 morts et The devil's rejects, un rapide caméo. On notera également la présence de l'héroïne de 1974, Marilyn Burns, dans un petit rôle. Le temps de faire brûler toute la famille, il ne reste qu'un bébé, que l'on retrouvera une vingtaine d'année plus tard alors qu'elle hérite de la maison de sa grand-mère. Evidemment, tout ceci n'est qu'un prétexte pour offrir à Leatherface, qui a survécu, de nouvelles victimes jeunes et connes.

Texas Chainsaw prend ainsi rapidement les allures d'un slasher classique, enfilant les clichés comme des perles en misant sur la violence visuelle pour donner le change. Leatherface est réduit à un rôle de boogeyman classique, et l'on devine rapidement comment le film va évoluer. Et ce n'est certainement pas l'appartenance de la jeune Heather à la famille qui va changer cela, surtout si on a vu Halloween 2 (ou son remake). Seule idée un peu originale, le fait que les habitants du coin estiment de leur devoir de buter également la jeune femme, alors même qu'elle ne leur a rien fait.

Les nombreux clins d'oeil de John Luessenhop à son modèle, à base de tatou mort sur le côté de la route, de victime empalée sur un crochet ou enfermée dans le réfrigérateur ou d'un personnage répondant au nom de Hooper, n'y changeront rien : Texas Chainsaw est un mauvais film d'horreur, réduisant une nouvelle fois le mythe Leatherface en charpie, et dont l'unique qualité réside dans les arguments mammaires de Alexandra Daddario...Quoiqu'il faut bien avouer que les premières minutes, reprenant les images des passages les plus violents du film de Tobe Hooper, sont particulièrement efficaces. C'est quand même un comble quand les meilleurs passages d'un film sont des images provenant d'un autre...

Note : 1,5/10