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dimanche 10 juillet 2016

Amis publics


Titre : Amis publics
Réalisateur : Edouard Pluvieux
Acteurs : Kev Adams, Vincent Elbaz, Paul Bartel
Date de sortie en France : 17 février 2016
Genre : comédie dramatique

Synopsis : 
Afin de réaliser le rêve de son jeune frère malade, Léo et leurs meilleurs potes organisent un faux braquage… mais le jour J, ils se trompent de banque. Le faux braquage devient un vrai hold-up. Commence alors l’aventure extraordinaire des Amis Publics !

Avis : 
Les yeux (photoshoppés) semblent fixer l'horizon, voire l'avenir. Le sourire a disparu. Un simple regard sur l'affiche d'Amis publics nous livre l'information suivante : Kev Adams, le post-ado comique pour pré-ado, n'est plus un simple humoriste. C'est un Acteur, et il compte bien nous le prouver dans cette gentille petite comédie dramatique qu'il a coproduite.


A la suite d'un concours de circonstances, un petit groupe de losers cambriole malencontreusement une banque. Et comme les flics sont, évidemment, des incapables abrutis fans de gangsters, que l'opinion publique leur est favorable et qu'ils ont trouvé une cause à défendre, ils vont continuer ces braquage, armés de pistolet en plastique et d'une bonne dose de culot. Bon, soyons honnête, si tout ça n'est qu'un prétexte, que le message est d'un populisme navrant, que les ficelles sont grosses comme des séquoias et que les gags sont particulièrement éculés, on pouvait s'attendre à pire.

Il se dégage ainsi du film une certaine énergie, plutôt communicative. Certaines répliques font mouche, on sourit régulièrement, on parvient même à oublier la connerie du film, notamment grâce à la prestation de Paul Bartel (Les Petits princes) ou des seconds rôles. Quant à Kev Adams, s'il est moins insupportable qu'à l'accoutumée, cette espèce d'ode à sa générosité, son humour et sa coolitude finissent assez vite par lasser.

Pas beaucoup d'intérêt donc dans cette comédie dramatique sans ambition ni imagination, mais pas d'arnaque non plus : on ne passe pas un mauvais moment malgré des défauts omniprésents et un Kev Adams qui, s'il tente de faire profil bas, agacera le spectateur dès qu'il ouvrira la bouche pour vanner un de ses camarades. On préfèrera néanmoins largement le voir dans un rôle comme celui-ci plutôt que dans ses "comédies" insupportables.

Note : 3.5/10


jeudi 11 février 2016

Les Nouvelles aventures d'Aladin


Titre : Les Nouvelles aventures d'Aladin
Réalisateur : Arthur Benzaquen
Acteurs : Kev Adams, Jean-Paul Rouve, Vanessa Guide
Date de sortie en France : 14 octobre 2015
Genre : comédie ?

Synopsis :
À la veille de Noël, Sam et son meilleur pote Khalid se déguisent en Père-Noël afin de dérober tout ce qu’ils peuvent aux Galeries Lafayette. Mais Sam est rapidement coincé par des enfants et doit leur raconter une histoire... l’histoire d’Aladin... enfin Sa version. Dans la peau d’Aladin, Sam commence alors un voyage au coeur de Bagdad, ville aux mille et une richesses... Hélas derrière le folklore, le peuple subit la tyrannie du terrible Vizir connu pour sa férocité et son haleine douteuse. Aladin le jeune voleur, aidé de son Génie, pourra-t il déjouer les plans diaboliques du Vizir, sauver Khalid et conquérir le coeur de la Princesse Shallia ? En fait oui, mais on ne va pas vous mentir, ça ne va pas être facile !

Avis :
Il faut bien reconnaître une chose à ce synopsis tiré d'Allociné : sa conclusion résume parfaitement le film. En effet, il n'a pas été facile d'aller au bout de ce nouveau représentant de ce que la... comédie française a de pire à offrir. A l'heure où la relecture live des contes de notre enfance est à la mode, la France a donc décidé d'envoyer ses comiques les plus contestables en tête d'affiche d'adaptations pipi-cracra. Après Robindes bois, la véritable histoire, voilà donc Les Nouvelles aventures d'Aladin.


Véritable ode à la gloire de sa vedette pour adolescente pré-pré-prépubère, le film nous propose donc de redécouvrir les aventures d'Aladin racontées par un jeune ado attardé (un rôle sur mesure donc). Un procédé habile, qui a pour unique but de permettre d'excuser en amont toutes les incohérences, les anachronismes et l'aspect nombriliste du film : puisque celui qui raconte l'histoire est un con, c'est assez logique que ce qu'il raconte soit débile, non ? Bref, un bel aveu de médiocrité de la part du scénariste.

Pour le reste, cet Aladin ne semble animé que par la volonté de caser le plus de gags possibles. Mais attention, interdiction absolue de viser au-dessus de la ceinture, quitte à faire péter le génie à peine sorti de sa lampe ou faire jouer de la flûte à Kev Adams par l'anus. Et si cela ne vous a pas tué de rire, vous pourrez toujours admirer ce grand moment de malaise cinématographique quand le comique pousse la chansonnette dans un horrible clip musical.

On touche donc le fond pendant plus d'1h30 avec cette comédie insipide, qui ne parviendra à arracher quelques sourires que lors d'une ou deux répliques de Jean-Paul Rouve. Pour le reste, le film est au niveau d'un coussin péteur, l'imagination en moins, mais parvient, grâce à sa nullité, à détourner l'attention des nombreux éléments racistes, homophobes et sexistes qu'il contient... Presque une performance.


Note : 0,5/10


mardi 15 décembre 2015

Les Profs 2


Titre : Les Profs 2
Réalisateur : Pierre-François Martin-Laval
Acteurs : Kev Adams, Isabelle Nanty, Didier Bourdon
Date de sortie en France : 1er juillet 2015
Genre : comédie

Synopsis : 
Les pires Profs de France débarquent en Angleterre pour une mission ultra-secrète. Avec Boulard, le Roi des cancres, ils sont parachutés dans le meilleur lycée du pays, et ils vont appliquer leurs célèbres méthodes sur la future élite de la nation. L'enjeu est énorme : de leur réussite dépendra l'avenir du Royaume tout entier... Cette année : aux meilleurs élèves, les pires profs quand même !!!

Avis : 
Après un premier volet un peu foutraque mais assez sympathique, il n'aura pas fallu attendre longtemps pour voir débarquer une suite. Cette fois, PEF transporte ses personnages en Angleterre, avec la promesse de jouer sur les quiproquos, le choc des cultures, voire la rivalité entre les deux pays. Bon, au final, on aura surtout quelques gags perdus au milieu d'un film rarement drôle et souvent agaçant.


Premier motif de déception : les Profs sont largement laissés de côté, au profit de l'insupportable Kev Adams. Au centre d'une histoire sans intérêt, le faux-jeune le plus irritant du paysage audiovisuel français en fait des tonnes, pompe sans vergogne les Jamel et autres Gad Elmaleh avec un franglais qui ne fera rire personne.

Ceci dit, il ne s'agit là que du clou qui dépasse : les profs sont peu utilisés, mais c'est plutôt une bonne chose quand on voit le niveau des interventions, du délire pétomane d'Arnaud Ducret aux citations de Stromae par la prof de français. Tous leurs gags sont finalement dans la bande-annonce, et le seul à tirer un peu son épingle du jeu est PEF lui-même, dont le personnage fan de Napoléon est confronté à des jeunes anglais avec une vision bien différente de l'Empereur.

Très rarement drôle, souvent agaçant, Les Profs 2 est tout simplement raté, trop lourd et offrant trop de place à l'horripilant Kev Adams. On tremble d'avance à l'idée du troisième volet, déjà annoncé...

Note : 3/10


mercredi 7 août 2013

Les Profs


Titre : Les Profs
Réalisateur : Pierre-François Martin-Laval
Acteurs : Christian Clavier, Isabelle Nanty, Pierre-François Martin-Laval
Date de sortie en France : 17 avril 2013
Genre : comédie

Synopsis : 
Avec ses 12% de réussite au bac, le lycée Jules Ferry est le pire lycée de France. Ayant déjà épuisé toutes les méthodes conventionnelles, l’Inspecteur d’Académie, au désespoir, s’en remet aux conseils de son Adjoint. Ce dernier lui propose de recruter une équipe de professeurs selon une nouvelle formule : aux pires élèves, les pires profs pour soigner le mal par le mal… C’est sa dernière chance de sauver l’établissement, à condition de dépasser le seuil des 50% de réussite au bac. L'inspecteur accepte, pour le meilleur... et pour le pire. 

Avis : 
Les adaptations de bande-dessinées au cinéma riment la plupart du temps avec des films médiocres. Pour une réussite comme Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre ou Les Aventures de Tintin : le secret de la Licorne combien de Lucky Luke, d'Iznogoud ou de Astérix aux jeux olympiques ? Aussi, l'adaptation de la BD Les Profs laissait-elle envisager le pire, malgré la présence de PEF derrière la caméra (à qui l'on doit notamment les très beau Essaye-moi) et en tant qu'acteur, aux côtés de Christian Clavier, Isabelle Nanty ou encore Kev Adams.


Et pourtant, surprise ! Ca fonctionne parfaitement pendant une bonne heure. Suivant le rythme de son modèle papier, le film enchaîne les gags très rapidement, assumant totalement l'aspect délirant de ses personnages et de ses situations improbables, tout en oubliant joyeusement toute notion de scénario. Chaque professeur a ainsi ses moments de gloire, du paresseux Monsieur Cutiro à Monsieur Polochon, professeur d'histoire recalé 18 fois au CAPES et fanatique de Napoléon, dans des sketches très fidèles à l'esprit des bandes-dessinées.

En fait, comme souvent dans ce genre de comédie, ça ne se gâte qu'à partir du moment où il faut bien raconter une histoire. Toutes les séquences consacrées à la quête finale pour obtenir les 50 % de réussite au Bac ralentissent ainsi considérablement le rythme, et sont bien moins drôles que le reste, malgré quelques passages réussis, comme l'arrivée des enseignants renvoyant directement aux 7 mercenaires. On sent d'ailleurs PEF bien plus à l'aise dans les situations folles, non-sensiques, rappelant parfois celles des Robins des bois, que quand le film est plus posé.

Les Profs déploient donc une formidable énergie pendant une bonne partie du film, enchaînant les situations vraiment drôles à une allure effrénée, avant de rentrer dans le rang pour les besoins de son histoire. Un ralentissement qui se fait également ressentir quand on se concentre sur les élèves, bien fades, à l'image de leur meneur interprété par l'insipide Kev Adams. Qu'importe, Les Profs reste une gentille petite comédie, qui n'évite pas toujours la surenchère mais s'avère drôlement distrayante !

Note : 7/10