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jeudi 11 février 2016

Les Nouvelles aventures d'Aladin


Titre : Les Nouvelles aventures d'Aladin
Réalisateur : Arthur Benzaquen
Acteurs : Kev Adams, Jean-Paul Rouve, Vanessa Guide
Date de sortie en France : 14 octobre 2015
Genre : comédie ?

Synopsis :
À la veille de Noël, Sam et son meilleur pote Khalid se déguisent en Père-Noël afin de dérober tout ce qu’ils peuvent aux Galeries Lafayette. Mais Sam est rapidement coincé par des enfants et doit leur raconter une histoire... l’histoire d’Aladin... enfin Sa version. Dans la peau d’Aladin, Sam commence alors un voyage au coeur de Bagdad, ville aux mille et une richesses... Hélas derrière le folklore, le peuple subit la tyrannie du terrible Vizir connu pour sa férocité et son haleine douteuse. Aladin le jeune voleur, aidé de son Génie, pourra-t il déjouer les plans diaboliques du Vizir, sauver Khalid et conquérir le coeur de la Princesse Shallia ? En fait oui, mais on ne va pas vous mentir, ça ne va pas être facile !

Avis :
Il faut bien reconnaître une chose à ce synopsis tiré d'Allociné : sa conclusion résume parfaitement le film. En effet, il n'a pas été facile d'aller au bout de ce nouveau représentant de ce que la... comédie française a de pire à offrir. A l'heure où la relecture live des contes de notre enfance est à la mode, la France a donc décidé d'envoyer ses comiques les plus contestables en tête d'affiche d'adaptations pipi-cracra. Après Robindes bois, la véritable histoire, voilà donc Les Nouvelles aventures d'Aladin.


Véritable ode à la gloire de sa vedette pour adolescente pré-pré-prépubère, le film nous propose donc de redécouvrir les aventures d'Aladin racontées par un jeune ado attardé (un rôle sur mesure donc). Un procédé habile, qui a pour unique but de permettre d'excuser en amont toutes les incohérences, les anachronismes et l'aspect nombriliste du film : puisque celui qui raconte l'histoire est un con, c'est assez logique que ce qu'il raconte soit débile, non ? Bref, un bel aveu de médiocrité de la part du scénariste.

Pour le reste, cet Aladin ne semble animé que par la volonté de caser le plus de gags possibles. Mais attention, interdiction absolue de viser au-dessus de la ceinture, quitte à faire péter le génie à peine sorti de sa lampe ou faire jouer de la flûte à Kev Adams par l'anus. Et si cela ne vous a pas tué de rire, vous pourrez toujours admirer ce grand moment de malaise cinématographique quand le comique pousse la chansonnette dans un horrible clip musical.

On touche donc le fond pendant plus d'1h30 avec cette comédie insipide, qui ne parviendra à arracher quelques sourires que lors d'une ou deux répliques de Jean-Paul Rouve. Pour le reste, le film est au niveau d'un coussin péteur, l'imagination en moins, mais parvient, grâce à sa nullité, à détourner l'attention des nombreux éléments racistes, homophobes et sexistes qu'il contient... Presque une performance.


Note : 0,5/10


samedi 7 décembre 2013

En solitaire


Titre : En solitaire
Réalisateur : Christophe Offenstein
Acteurs : François Cluzet, Virginie Efira, Guillaume Canet
Date de sortie en France : 6 novembre 2013
Genre : drame, sportif

Synopsis :  

Yann Kermadec voit son rêve se réaliser quand il remplace au pied levé, son ami Franck Drevil, au départ du Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire. Habité par une farouche volonté de gagner, alors qu'il est en pleine course, la découverte à son bord d'un jeune passager va tout remettre en cause.

Avis : 
 En solitaire est l'exemple parfait du film parasité par la volonté d'apporter une pointe d'originalité à une histoire qui aurait pu être bien plus forte sans cela. En sortant du film, on a ainsi cette impression de passer à côté d'une oeuvre qui aurait pu être formidable, nous prendre aux tripes et nous émerveiller, et on se prend à imaginer ce qu'aurait donné le film s'il s'était contenté de suivre le tour du monde en solitaire de François Cluzet, acteur idéal pour ce genre de rôle. Hélas, il y a ce passager clandestin.


A l'image du personnage interprété par François Cluzet (11.6, Intouchables), les scénaristes semblent ne pas savoir quoi faire de ce personnage secondaire. Alors on le relègue d'abord au fond de la cabine, on envisage de le débarquer aussi vite que possible...A vrai dire, on aurait même aimé qu'il soit envoyé par dessus bord, puisqu'il n'amène pas grand chose. Oh, bien entendu, il va y avoir une évolution dans les relations entre les deux personnages, Cluzet s'adoucissant peu à peu avant un horrible happy-end, mais le tout sonne quand même particulièrement creux.

L'aspect navigation s'efface ainsi peu à peu face à un drame bien trop convenu, qui oublie même de développer certaines pistes qu'il fait naître (le manque de nourriture passe rapidement à la trappe, tout comme la maladie de Mano Ixa). On essaye bien de donner un peu de souffle à tout ça avec quelques péripéties pendant la course ou chez les proches de Yann Kermadec, mais rien à faire, malgré quelques sublimes séquences de navigation, la sauce ne prend que rarement.

On aurait donc préféré que ce En solitaire se fasse...en solitaire. Car en s'encombrant de cette histoire de garçon clandestin, le film de Christophe Offenstein est peu à peu tiré vers le bas, empoisonnant la qualité des scènes de navigation et amoindrissant l'impact de certains passages. Dommage, d'autant que Cluzet est comme souvent impressionnant...

Note : 5/10