mercredi 30 octobre 2013

Rush


Titre : Rush
Réalisateur : Ron Howard
Acteurs : Chris Hemsworth, Daniel Brühl, Olivia Wilde
Date de sortie en France : 25 septembre 2013
Genre : sportif, drame

Synopsis : 
 Situé durant l'âge d'or de la Formule 1, retrace le passionnant et haletant combat entre deux des plus grands rivaux que l'histoire du sport ait jamais connus, celui de James Hunt et Niki Lauda concourant pour les illustres écuries McLaren et Ferrari.

Avis : 
 Réalisé par Ron Howard (Un homme d'exception, Apollo 13), Rush raconte donc la rivalité entre deux pilotes de Formule 1 pendant les années 70 : l'Autrichien Niki Lauda et le Britannique James Hunt . Deux sportifs que tout oppose : le beau James Hunt est un trompe-la-mort aux allures de surfeur, multiplie les conquêtes féminines, adore les projecteurs, aime faire la fête ; Niki Lauda a un physique plus ingrat (il sera d'ailleurs surnommé "le rat" par son rival), et est beaucoup plus sérieux, professionnel, froid et calculateur, jusqu'à être appelé "l'ordinateur" par les médias.


Rush va d'ailleurs surtout se concentrer sur les coulisses des courses, sur les relations entre les deux pilotes, entre dédain et respect, mais aussi sur les relations entre Hunt et Lauda et leurs entourages respectifs. L'occasion de montrer, grâce notamment à deux interprètes se glissant parfaitement dans la peau des deux hommes (Chris Thor Hemsworth et surtout Daniel Inglourious Basterds Brühl, impressionnant en Niki Lauda), les parts d'ombres et de lumières des pilotes, leurs doutes et leurs forces, empêchant de véritablement prendre parti pour l'un ou l'autre.

Bien sûr, l'aspect sportif n'est pas totalement occulté : les courtes scènes de course mettent l'accent sur les tournants importants de la saison 1976 de F1, et notamment le terrible accident de Niki Lauda au Nürburgrin dont il sortira grièvement brûlé. Des passages très intenses, reconstituant parfaitement le bruit assourdissant et le danger des courses, et nous mettant dans la peau des pilotes, notamment lorsqu'ils évoluent sous la pluie ou frôlent les autres concurrents.

Rush est donc un excellent drame sportif nous replongeant dans une des plus grandes rivalités de la course automobile. Aussi spectaculaire que touchant, le film de Ron Howard, bénéficiant des conseils de Niki Lauda, consultant pour le film, est une vraie réussite, portée par deux acteurs en grande forme.

Note : 8/10



lundi 28 octobre 2013

R.I.P.D. Brigade Fantôme


Titre : R.I.P.D. Brigade fantôme (R.I.P.D.)
Réalisateur : Robert Schwentke
Acteurs : Jeff Bridges, Ryan Reynolds, Kevin Bacon
Date de sortie en France : 31 juillet 2013
Genre : comédie, fantastique

Synopsis : 
Le shérif Roy Pulsifer est un vétéran de cette brigade dédiée à la traque d’âmes belliqueuses se faisant passer pour des citoyens ordinaires. Sa mission : appréhender les criminels qui tentent d’échapper au Jugement Dernier en se dissimulant parmi les vivants.
L’irascible et indiscipliné Roy se voit assigner comme nouveau coéquipier feu Nick Walker, un jeune policier de Boston récemment défunt. Les deux «hommes» vont devoir ravaler leur antipathie respective pour mener à bien leur mission. Quand ils découvrent un complot susceptible de mettre fin à la vie telle que nous l’avons toujours connue, les deux cracks du R.I.P.D. n’ont qu’une option : rétablir l’équilibre cosmique pour que le tunnel qui mène vers l’au-delà ne remplisse pas soudain la fonction inverse et ne précipite pas l’avènement des morts.


Avis : 
Adapté du comics Rest in Peace Department de Peter M. Lenkov, R.I.P.D. Brigade fantôme met en scène l'éternel duo du vieux flic bougon et de la jeune recrue tête brûlée face à des créatures démoniaques. Une idée de départ qui rappelle évidemment S.O.S. Fantômes et Men in black, avec Jeff Bridges (The Big Lebowski, True Grit) dans le rôle de l'aîné et Ryan Reynolds (Green Lantern, Buried) dans celui de l'élève. Le film de Robert Schwentke (Red) va hélas se montrer bien moins réussi que ses modèles.


En effet, la quasi-totalité des gags vont tomber à l'eau, se limitant à un humour assez crétin, et les scènes d'action sont complètement bâclées. En fait, on a l'impression que le film n'est qu'une immense introduction à un univers, et ne fait donc que nous expliquer la nature des ennemis, l'histoire passée des personnages, le fonctionnement du R.I.P.D...L'intérêt décroît ainsi très rapidement, d'autant que les acteurs ont l'air de royalement se foutre du film.

Si ce n'est qu'une demi-surprise pour Ryan Reynolds, on regrettera ainsi de voir Jeff Bridges et Kevin Bacon cachetonner (d'autant qu'avec un budget de 130 millions qui n'est sans doute pas arrivé jusqu'aux scénaristes ou aux effets spéciaux, ils ont certainement reçu un gros chèque). Mary Louise Parker est finalement la seule à s'en sortir correctement et à nous arracher quelques sourires.

R.I.P.D. est donc un blockbuster bien fade, banal et inefficace, tentant vainement de s'inscrire dans la lignée des Men in black et autres comédies fantastiques basées sur des duos que tout oppose. Un raté total, pour lequel on se demande ce qui a bien pu motiver des producteurs et des scénaristes...

Note : 1,5/10


Insidious : chapitre 2


Titre : Insidious : chapitre 2 (Insidious chapter 2)
Réalisateur : James Wan
Acteurs : Patrick Wilson, Rose Byrne, Barbara Hershey
Date de sortie en France : 2 octobre 2013
Genre : horreur, épouvante

Synopsis : 
Après tout ce qu’elle a affronté, la famille Lambert s’efforce de reprendre une vie normale, mais le monde des esprits semble en avoir décidé autrement. Josh et Renai vont tenter de découvrir le secret qui les relie au terrifiant monde des esprits.

Avis : 
 En réalisant trois films semblables à la suite, dont les deux derniers (Conjuring et Insidious 2) à quelques semaines d'intervalle, James Wan nous permet de noter un point important : il semble que le réalisateur de Death sentence devient de plus en plus fainéant. On l'avait ainsi remarqué un peu avec le néanmoins sympathique Insidious, et beaucoup avec le très moyen Conjuring, et Insidious : chapitre 2 le confirme définitivement : alors que le réalisateur est clairement capable de créer une ambiance horrifique, il cède maintenant systématiquement à la facilité du jump-scare.


Un défaut d'autant plus rédhibitoire que les histoires de ses films deviennent de moins en moins intéressantes. Après une dernière partie complètement bâclée pour Conjuring, il ne tente cette fois même plus de construire son récit : il se contente de reprendre quelques éléments du volet précédent pour les développer, un peu à la manière d'une saga Saw qu'il a lui-même initiée. En donnant une explication ad hoc à des éléments mystérieux du premier opus, Wan risque surtout d'en enlever la saveur, réussissant l'exploit de plomber deux films en une fois.

Cet ensemble de stéréotypes que l'on retrouve dans Insidious 2, qui mange à tous les râteliers, du cinéma d'épouvante nippon et espagnol à Shining en passant par... Paranormal activity, finit même par provoquer l'hilarité quand les personnages s'envoient des ustensiles de cuisine à la tronche, et de vrais moment de gêne quand l'humour du film tombe à plat.

Si Insidious et Conjuring faisaient office de trains fantômes, avec leurs effets éculés et prévisibles, ils avaient  au moins le mérite de développer un univers assez intéressant pour que l'on s'intéresse un minimum aux protagonistes. Ca n'a pas grand intérêt, mais avec Insidious 2, c'est comme si ledit train fantôme était en panne et que tous les éléments du décor restaient figés. Et cette fois, l'intérêt devient même nul.

Note : 2/10