mardi 9 février 2016

The Thing


Titre : The Thing
Réalisateur : John Carpenter
Acteurs : Kurt Russell, T.K. Carter, Wilford Brimley
Date de sortie en France : 3 novembre 1982
Genre : horreur

Synopsis : 
Hiver 1982 au cœur de l’Antarctique. Une équipe de chercheurs composée de 12 hommes, découvre un corps enfoui sous la neige depuis plus de 100 000 ans. Décongelée, la créature retourne à la vie en prenant la forme de celui qu’elle veut dès lors, le soupçon s’installe entre les hommes de l’équipe. Où se cache la créature ? Qui habite-t-elle ? Un véritable combat s’engage.

Avis : 
Premier film de ce que John Carpenter appelle sa "trilogie de l'Apocalypse" (complétée par Prince des ténèbres et L'Antre de la folie), The Thing est l'adaptation de la nouvelle Who goes there ? de John W. Campbell. Une nouvelle qui avait déjà été adaptée à l'écran par Christian Nyby en 1951 avec La Chose d'un autre monde, qui impressionnera le jeune John Carpenter - qui rendra hommage au film avec un gros clin d'oeil dans Halloween : la nuit des masques.


Big John va nous plonger dans une station de recherche perdue au beau milieu de l'Antarctique, isolée du reste du monde, dans un décor vierge dont il est impossible de s'échapper, et que n'aurait sans doute pas reniée le Lovecraft des Montagnes hallucinées. Un groupe de douze hommes, qui sera bientôt confronté à la Chose, créature extraterrestre métamorphe capable d'imiter les formes de vie qu'elle absorbe. 

A partir de ce postulat, Carpenter va créer une atmosphère unique, avec une gestion parfaite du suspense, de la paranoïa et de l'horreur. Qui est la chose, et comment va-t-elle se manifester ? Même en revoyant régulièrement le film, on se surprend à être totalement pris par le mystère et les passages forts, comme la séquence toujours aussi efficace du test sanguin, ou celles des manifestations horrifiques, servies par les effets impressionnants, bien que parfois vieillissants, de Rob Bottin (RoboCop, Hurlements...).

Chef d'oeuvre du cinéma horrifique, porté par la réalisation très soignée de Carpenter, la partition inquiétante d'Ennio Morricone et l'interprétation de Kurt Russell dans le meilleur rôle de sa carrière, The Thing possède encore aujourd'hui toute sa puissance, imité à de nombreuses reprises (jusqu'à un remake très moyen et une adaptation en jeu vidéo plutôt réussie) mais jamais égalé. Tout simplement mon film horrifique favori.

Note : 9.5/10



 

samedi 6 février 2016

Goodnight mommy


Titre : Goodnight mommy (Ich seh, ich seh)
Réalisateur : Veronika Franz, Severin Fiala
Acteurs : Susanne Wuest, Lukas Schwarz, Elias Schwarz
Date de sortie en France : 13 mai 2015
Genre : épouvante, drame

Synopsis : 
En plein été, dans une maison de campagne perdue au milieu des champs de maïs et des bois, des jumeaux de dix ans attendent le retour de leur mère. Lorsqu’elle revient à la maison, le visage entièrement bandé suite à une opération de chirurgie esthétique, les enfants mettent en doute son identité…

Avis : 
Si la qualités des oeuvres récompensées au Festival du film fantastique de Gérardmer semble plutôt aléatoire, on peut compter sur le Prix du public jeunes pour trouver ces dernières années une certaine constance dans la banale médiocrité. Ainsi, après les très moyens La Maison des ombres, Mamà et Mister Babadook, voilà Goodnight mommy, thriller horrifique venu tout droit d'Autriche.


Pourtant, le film s'annonçait très bien, avec un thème assez similaire à celui développé par M. Night Shyamalan dans The Visit : deux enfants confrontés à des événements qu'ils ne comprennent pas, et auxquels ils répondent avec leur imagination, sans que l'on sache dans un premier temps si leur perception des choses est juste, ou simplement le fruit des peurs irrationnelles du duo. Une première partie très réussie, avec quelques situations anxiogènes autour de la mère et un mystère très intéressant.

Hélas, tout cela est réduit en cendres par la seconde partie, qui évente rapidement le mystère avant de sombrer dans le torture-porn de bas étage. Rarement efficace (la colle sur les lèvres), cette dernière partie sombre définitivement dans la pire nullité avec la révélation du mystère final que l'on accueillera avec un bâillement d'ennui. Dommage, car le film possédait de nombreuses qualités, avec ce huis clos finalement plus oppressant lorsqu'il joue la carte du fantastique que lorsqu'il lorgne vers l'horreur.

Une première partie formidable, une seconde partie complètement loupée : Goodnight mommy avait le potentiel et les qualités pour devenir une oeuvre marquante du genre, mais préfère sombrer dans la facilité du torture-porn pour adolescent. Un vrai gâchis...

Note : 5/10


vendredi 5 février 2016

Le Nouveau stagiaire


Titre : Le Nouveau stagiaire (The Intern)
Réalisateur : Nancy Meyers
Acteurs : Robert De Niro, Anne Hathaway, Rene Russo
Date de sortie en France : 7 octobre 2015
Genre : comédie

Synopsis : 
Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s'aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l'idée qu'il s'en faisait. Dès que l'occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin.

Avis : 
Au rayon des gentilles petites comédies américaines, les thématiques de la complicité transgénérationnelle, du glorieux troisième âge, de la chronique d'entreprise sont des classiques. Avec Le Nouveau stagiaire, Nancy Meyers (Ce que veulent les femmes) va suivre les chemins balisés sans jamais s'en écarter... pour offrir un petit film agréable et sans prétention.


Avec un Robert De Niro parfait dans le rôle de ce sénior incapable de rester inactif, et une Anne Hathaway convaincante dans la peau de cette jeune patronne d'une entreprise montant qui n'a plus une seconde pour elle, le film choisit de rapidement écarter les mésententes entre les deux personnages opposés pour se focaliser sur leur complicité, sur les solutions que va trouver le stagiaire aux problèmes de sa patronne.

Tout y passe donc, des problèmes familiaux de Hathaway à la nouvelle romance de De Niro, le tout avec une bienveillance tout américaine (tous les problèmes se règlent très facilement), articulé autour de gags plus ou moins réussis et d'une gentille petite morale.

Bref, Le Nouveau stagiaire est une de ces friandises inoffensives, aussi vite oubliées que vues: on passe un bon moment devant, mais cela s'arrête là. C'est déjà pas mal finalement, même si on ne cherchera jamais à le revoir.

Note : 6.5/10