jeudi 30 juillet 2015

Poltergeist


Titre : Poltergeist
Réalisateur : Tobe Hooper
Acteurs : Craig T. Nelson, JoBeth Williams, Heather O'Rourke
Date de sortie en France : 20 octobre 1982
Genre : épouvante, horreur

Synopsis :
L'heureuse famille Freeling mène une vie tranquille et prospère dans la petite ville de Cuesta Verde. Cependant, leur maison devient le théâtre d'étranges phénomènes quand des objets commencent à se déplacer et que le sol se met à trembler. Une nuit, la petite Carol Anne disparaît et se met à communiquer avec ses parents à travers la télévision. Les Freeling font alors appel à un parapsychologue.

Avis :
Alors que son (inévitable) remake est s6rti sur nos écrans, voici l'occasion de se pencher de nouveau sur Poltergeist, de Tobe Hooper et Steven Spielberg. Si la paternité du film fait toujours débat actuellement (on reconnaît d'ailleurs parfaitement la patte de l'un ou de l'autre à certains moments du film), Poltergeist reste l'un des meilleurs classiques de l'horreur et de l'épouvante des années 80.


Bien sûr, l'ensemble a pris quelques rides, mais le film profite d'une progression scénaristique particulièrement soignée, alternant fantastique familial, avec des manifestations initiales plutôt innocentes et quelques jeux de lumières très "Rencontres du troisième type", et horreur plus frontale, avec arrachage de visage et apparitions monstrueuses plus proches de ce que peut nous offrir le réalisateur de Massacre à la tronçonneuse.

Le tout se met au service du mystère, passionnant, autour de la disparition de Carol Anne. Si je regrette que l'idée de la télévision soit finalement très peu exploitée, et que la révélation finale soit un peu trop classique, la recherche de la jeune fille, les différentes prises de contact avec l'autre monde et enfin le sauvetage nous tiennent en haleine jusqu'au bout. Bien entendu, tout n'est pas parfait, entre une interprétation parfois très moyenne et quelques effets spéciaux ratés, mais Poltergeist fait partie de ces films dont on se souvient des répliques et des scènes phares des années plus tard.

Dans la longue liste des films des années 80 qui ne nécessitaient aucune relecture (ni aucune suite...), Poltergeist de Tobe Hooper et Steven Spielberg est l'une des oeuvres les plus marquantes du genre horrifique, une réussite qui a très bien vieilli malgré quelques éléments devenus cocasses avec le temps (la médium, notamment), et qu'on revoit toujours avec le même plaisir. On ne pourra clairement pas en dire autant de son remake...

Note : 8,5/10


dimanche 26 juillet 2015

Harry Potter et la Chambre des secrets


Titre : Harry Potter et la Chambre des secrets (Harry Potter and the Chamber of secrets)
Réalisateur : Chris Columbus
Acteurs : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson
Date de sortie en France : 4 décembre 2002
Genre : aventures, fantastique

Synopsis :
Alors que l'oncle Vernon, la tante Pétunia et son cousin Dudley reçoivent d'importants invités à dîner, Harry Potter est contraint de passer la soirée dans sa chambre. Dobby, un elfe, fait alors son apparition. Il lui annonce que de terribles dangers menacent l'école de Poudlard et qu'il ne doit pas y retourner en septembre. Harry refuse de le croire.
Mais sitôt la rentrée des classes effectuée, ce dernier entend une voix malveillante. Celle-ci lui dit que la redoutable et légendaire Chambre des secrets est à nouveau ouverte, permettant ainsi à l'héritier de Serpentard de semer le chaos à Poudlard. Les victimes, retrouvées pétrifiées par une force mystérieuse, se succèdent dans les couloirs de l'école, sans que les professeurs - pas même le populaire Gilderoy Lockhart - ne parviennent à endiguer la menace. Aidé de Ron et Hermione, Harry doit agir au plus vite pour sauver Poudlard.

Avis :
Deuxième volet des aventures de Harry Potter, La Chambre des secrets va, après un premier volet largement consacré à la présentation du monde des sorciers et de ses personnages phares, pouvoir enclencher la seconde et développer plus d’éléments, tout en mettant en avant certains événements qui, s’ils semblent presque anecdotique, se révéleront capitaux pour la suite.


 On découvre ainsi de nouveaux personnages, de nouveaux lieux, offrant une facette plus sombre d'un monde dont nous avions surtout vu les beaux côtés dans HP à l'école des sorciers. Avec les apparitions de Dobby, elfe – esclave, et de son maître Lucius Malfoy, on s'aperçoit que cet univers est fortement marqué par les idées de hiérarchie entre les races et les origines : un elfe de la maison, malgré ses pouvoirs, n'est ainsi qu'un domestique, et les sorciers nés de deux parents moldus, les « sang de bourbe », ne valent pas grand-chose aux yeux des sangs purs.

Un racisme qui sera au centre de l'intrigue de ce second volet, avec une menace constante sur la tête de certains élèves alors que nous en apprenons un peu plus sur Voldemort et sur la maison Serpentard. Nous découvrons également plusieurs nouvelles créatures, dont les redoutables Acromentules menées par Aragog, au cœur d'une étonnante course-poursuite qui glacera le sang des arachnophobes. Les scènes d'action sont par ailleurs plutôt réussies, malgré quelques effets numériques vieillissant, et l'enquête autour des attaques des élèves est très intéressante.


Un cran au-dessus du premier volet, HP et la Chambre des secrets continue à mettre en place les principaux éléments du monde imaginé par J.K Rowling, en présentant une face un peu plus sombre de l’univers des sorciers – qui annonce le très noir HP et le Prisonnier d’Azkaban. Magie, action et humour sont toujours présents, au profit d’un scénario intéressant mettant doucement en branle les mécanismes de la saga.

Note : 8/10


jeudi 23 juillet 2015

Victoria


Titre : Victoria
Réalisateur : Sebastian Schipper
Acteurs : Laia Costa, Frederick Lau, Franz Rogowski
Date de sortie en France : 1er juillet 2015
Genre : drame, thriller

Synopsis : 
5h42. Berlin. Sortie de boîte de nuit, Victoria, espagnole fraîchement débarquée, rencontre Sonne et son groupe de potes. Emportée par la fête et l'alcool, elle décide de les suivre dans leur virée nocturne. Elle réalise soudain que la soirée est en train de sérieusement déraper…

Avis : 
Récompensé à la Berlinale 2015 et au Festival international du film policier de Beaune, Victoria a surtout fait parler de lui pour son mode de réalisation : il s'agit un effet d'un seul et unique plan séquence de 2h15, le film ayant été tourné en temps réel et le metteur en scène ayant laissé les acteurs improviser la plupart de leurs dialogues. Et à l'écran, l'illusion est parfaite : on a l'impression de côtoyer le groupe grâce à une réalisation étonnamment fluide et des échanges très naturels entre des acteurs impressionnants.


 Seulement, la forme parvient difficilement à faire oublier qu'il ne se passe strictement rien pendant une heure, et que la seconde partie plus rythmée est consacrée à une histoire peu cohérente et empruntant les sentiers les plus communs du genre. Si les personnages sont sympathiques, et qu'on prend un vrai plaisir à les suivre dans leur épopée nocturne pendant les premières minutes, on finit par s'en lasser et à vraiment s'ennuyer, d'autant que le film est vraiment très long.

Alors même qu'elle est plus rythmée, la seconde partie semble même plus longue que la première, à l'exception de scènes très réussie comme la fusillade (que le mode de réalisation rend effectivement impressionnante), en raison de passage inutilement longs et d'événements banals et difficilement crédibles. On a presque l'impression que cette seconde partie n'a été ajoutée que pour inclure une histoire dramatique au film, ce qui ne fait que l'allonger artificiellement et finit par nous ennuyer.

Avec Victoria, la forme prend donc largement le pas sur le fond, et le mode de réalisation, certes impressionnant et parfois virtuose, ne parvient pas à cacher l'absence d'intérêt de l'histoire, malgré des acteurs impeccables. Le film aurait sans doute gagné à être écourté et à se concentrer davantage sur une vraie histoire, plutôt que de n'être qu'une belle et longue coquille vide...


Note : 5/10