jeudi 3 octobre 2013

Drôles d'oiseaux


Titre : Drôles d'oiseaux (Zambezia)
Réalisateur : Wayne Thornley
Acteurs : Jeremy Suarez, Abigail Breslin, Jeff Goldblum
Date de sortie en France : 14 août 2013
Genre : animation, aventures

Synopsis : 
Au cœur de l’Afrique, au bord des majestueuses chutes Victoria, se dresse l’étonnante Cité des Oiseaux, Zambezia, perchée sur un baobab géant. C’est là que se rend Kai, un jeune faucon qui vit isolé avec son père dans la brousse et rêve de connaitre la ville.

Avis : 
Film d'animation sud-africain, Drôles d'oiseaux nous emmène donc en Afrique, au coeur d'un baobab géant peuplé de centaines d'oiseaux. On s'attendait alors à un joli spectacle, à des couleurs flamboyantes, tel qu'on avait pu le voir dans la série Madagascar. Hélas, le film de Wayne Thornley va évidemment souffrir de la comparaison avec un modèle que l'on a l'impression de voir à chaque plan.


Si on n'est pas surpris par le ton plutôt enfantin de l'ensemble, avec cet adolescent rebelle et courageux qui sauvera la communauté, ces thèmes fédérateurs et ces personnages hauts en couleur (l'éternel sidekick humoristique, la jolie camarade dont le cynisme cache la douceur), on l'est un peu plus devant une animation souvent très moyenne et très fade : le fameux baobab accueillant les oiseaux est à titre très décevant, et on ne croit à aucun moment qu'il renferme réellement les endroits que l'on verra plus tard dans le film, et les oiseaux sont souvent...moches, étrangement lisses.

L'histoire ne réserve quant à elle aucune surprise, les personnages étant très archétypaux et leurs relations évoluant avec une finesse assez puérile. Et si quelques scènes spectaculaires viennent pimenter le film, on restera la plupart du temps en dehors de cette aventure clairement destinée aux enfants...qui auront quand même l'embarras du choix pour trouver bien meilleur divertissement !

Note : 4/10




mardi 1 octobre 2013

Ma vie avec Liberace


Titre : Ma vie avec Liberace (Behind the candelabra)
Réalisateur : Steven Soderbergh
Acteurs : Michael Douglas, Matt Damon, Dan Aykroyd
Date de sortie en France : 18 septembre 2013
Genre : drame, biopic, romance

Synopsis : 
Durant l'été 1977, le jeune Scott Thorson entre dans la loge du célèbre pianiste Liberace... Malgré leur différence d'âge et leurs origines sociales opposées, les deux hommes entament une liaison secrète. Cette relation, souvent orageuse, va durer cinq ans...

Avis : 
Voilà donc le dernier film de Steven Soderbergh avant sa retraite. Quelques mois après le thriller Effets secondaires, il se penche sur plusieurs années de la vie du célèbre artiste Liberace, roi du show-business à Las Vegas pendant plusieurs décennies, et sa relation cachée avec Scott Thorson jeune apollon qu'il prendra sous son aile...et qu'il emprisonnera dans une prison dorée.


Michael Douglas est impressionnant dans le rôle de ce monstre sacré, de ce vampire qui semble avoir besoin d'aspirer la jeunesse de Matt Damon, semblant renaître à son contact, s'offrant une seconde jeunesse avec la chirurgie esthétique, et sculptant son homme-objet selon son bon vouloir, comme un enfant peut jouer avec une poupée, jusqu'à en déformer le visage avant de l'abandonner, sur un caprice ou parce qu'il a remarqué un nouveau modèle, moins usé.

On assiste ainsi à la descente progressive aux enfers du jeune Scott, véritable marionnettes entre les doigts du showman et de son imprésario. Soderbergh nous met aux prises avec un monde particulièrement kitsch, entièrement soumis à la tyrannie de l'apparence, jusqu'à faire froid dans le dos (le sourire de Douglas est aussi effrayant que les visages déformés par la chirurgie), offrant avec cette figure phare du divertissement un parallèle évident avec le cinéma d'aujourd'hui, ses paillettes et son paraître, ses mensonges et ses manipulations.

Pourtant, aussi intéressante que soit l'histoire, aussi inspirés que soient Douglas et Damon, il manque un peu de liant dans ce Ma vie avec Liberace : on a souvent l'impression d'assister à une succession de scènes, ce qui donne un aspect assez décousu à l'ensemble, et peine à retranscrire l'évolution des personnages. Un petit bémol qui n'enlève pas grand chose à la qualité de ce dernier film de Soderbergh, décidément en forme depuis qu'il a annoncé sa retraite.

Note : 7,5/10


Riddick


Titre : Riddick
Réalisateur : David Twohy
Acteurs : Vin Diesel, Dave Bautista, Katee Sackhoff
Date de sortie en France : 18 septembre 2013
Genre : science-fiction, action

Synopsis : 
Riddick a été laissé pour mort sur une planète brûlée qui semble exempte de toute vie. Pourtant, il se retrouve rapidement obligé de lutter pour sa survie contre des prédateurs aliens plus mortels que tous les humains qu’il a affrontés au cours de sa vie. Il trouve un refuge précaire dans une ancienne gare de transit interstellaire désaffectée. La seule façon pour lui de s’en tirer est d’activer une balise d’urgence et d’alerter les mercenaires et autres chasseurs de primes, qui se ruent vers la planète à la recherche de leur proie.

Avis : 
Après Pitch black, Les Chroniques de Riddick, le film d'animation Dark fury et les jeux vidéo Escape from Butcher Bay et Assault on Dark Athena, le furien interprété par Vin Diesel revient dans une nouvelle aventures, toujours dirigé par David Twohy. Et pour l'occasion, le réalisateur et scénariste va opérer un retour aux sources, revenant à un l'aspect survival du premier volet et retrouvant un budget trois fois moins imposant que sa suite.


On se retrouve donc sur une planète déserte, uniquement peuplée de créatures féroces, où Riddick va devoir réapprendre à survivre en terrain hostile. Après un rapide flash-back expliquant comment il est arrivé sur ce monde désolé, et un monologue envahissant en voix off, il va donc passer la première partie du film à dégommer de la bestiole alien avec des armes de fortune, avant d'être confronté à deux clans de mercenaires aussi stéréotypés que limités intellectuellement. Tout va bien dans le meilleur des mondes donc, ou presque : une tempête approche, ce qui risque de foutre rapidement un joyeux boxon autour du camp où tout le monde s'affronte en s'échangeant joyeusement les punchlines les plus viriles (et ringardes, donc) possibles.

Il faut bien l'avouer, ça commence assez mal. Une première créature aux effets spéciaux mal incrustés, une voix off irritante, quelques aspects grand public, quelques passages répétitifs, le héros qui se mithridatise avec une facilité déconcertante...Et pourtant, quand Riddick sera enfin confrontés aux mercenaires, tout ce qui pouvait constituer des défauts devient étrangement sympathique : les bidasses bodybuildées (parmi lesquelles l'ancien catcheur Dave Bautista, que l'on a également vu dans L'Homme aux poings de fer) deviennent sympathiques, on accepte mieux les punchlines assassines, on voit les seins de Katee Sackhoff (Battlestar Galactica) et, si l'on est clairement dans une resucée de Pitch black, le film se suit parfaitement, sans temps mort et avec quelques passages vraiment jubilatoires.

Riddick est donc une surprise plutôt agréable après le très moyen Les Chroniques de Riddick. Sans atteindre la qualité du premier volet de la saga, il offre un bon film d'action de science-fiction où l'on finit par faire abstraction des (nombreux) défauts pour passer un très bon moment. Un divertissement qui n'a d'autre but que de divertir, et qui le fait plutôt bien.

Note : 6,5/10