samedi 5 janvier 2013

Taken 2


Titre : Taken 2
Réalisateur : Olivier Megaton
Acteurs : Liam Neeson, Famke Janssen, Maggie Grace
Date de sortie en France : 3 octobre 2012
Genre : action

Synopsis :
Dans Taken, Bryan Mills, ex-agent de la CIA aux compétences si particulières, a réussi à arracher sa fille des mains d’un gang mafieux. Un an plus tard, le chef du clan réclame vengeance. Cette fois-ci, c’est après lui qu’ils en ont.

Avis : 
Après un premier volet aussi bourrin que stupide, Liam Neeson prête à nouveau ses traits au personnage de Bryan Mills, surhomme aussi incapable d'avoir une relation normale avec sa fille ou son ex-femme que doué pour éliminer des dizaines d'hommes de main sans sourciller. Et ça tombe plutôt bien : cette fois, les méchants en ont après lui, ils veulent se venger et le tuer !

Evidemment, le début du plan fonctionne presque parfaitement : l'ex-agent et son ex-épouse son capturés et enfermés. Mais premier hic, ils ne parviennent pas à mettre la main sur la fille. Pas de bol, la cruche écervelée va se transformer en super héroïne, sautant de toit en toit avant de conduire un taxi à toute vitesse dans les rues de la ville turque (alors qu'on apprend un peu plus tôt qu'elle n'a pas son permis, incapable de réussir un créneau). Et comme en plus Liam Neeson a réussi à dissimuler un téléphone dans ses chaussettes, et va tranquillement se libérer, les méchants vont vite s'apercevoir qu'on ne bave pas sur les rouleaux d'un ex-agent !

Ce Taken 2 est, exactement comme le premier, un véritable plaisir coupable. C'est bourré d'invraisemblances, de raccourcis et d'incohérences, les gentils sont invincibles et ont une incroyable grandeur d'âme, et les méchants sont incompétents et stupides (voir ce passage hilarant où Liam Neeson, après avoir zigouillé une centaine de sous-fifres, propose au chef des méchants de l'épargner, parce que la violence, c'est pas bien)...et c'est clairement pour ça qu'on va voir ce genre de film, pour mettre le cerveau sur "off" pendant 90 minutes, quitte à fermer les yeux sur le propos douteux (ça reste une production Besson, avec le populisme beauf que ça entraîne).

Note : 5/10

Maniac



Titre : Maniac
Réalisateur : Franck Khalfoun
Acteurs : Elijah Wood, Nora Arnezeder, America Olivo
Date de sortie en France : 2 janvier 2013
Genre : horreur, thriller

Synopsis : 
Dans les rues qu'on croyait tranquilles, un tueur en série en quête de scalps se remet en chasse. Frank est le timide propriétaire d'une boutique de mannequins. Sa vie prend un nouveau tournant quand Anna, une jeune artiste, vient lui demander de l'aide pour sa nouvelle exposition. Alors que leurs liens se font plus forts, Frank commence à développer une véritable obsession pour la jeune fille. Au point de donner libre cours à une pulsion trop longtemps réfrénée - celle qui le pousse à traquer pour tuer.

Chronique : 
Parmi la vague de remakes actuelles, Alexandre Aja a une place assez particulière. Après sa version de La Colline a des yeux, qui explosait la version de Wes Craven (ce n'était certes pas bien compliqué), son Piranha extrêmement fun, il nous avait livré avec Mirrors une relecture sans grand intérêt de Into the mirror, dont on ne retiendra finalement qu'une scène particulièrement gore. Aussi, avec le remake de Maniac, dont il signe le scénario avec son compère Grégory Levasseur (la réalisation revenant à Franck Khalfoun), on pouvait avoir des doutes, d'autant que l'original n'était lui-même pas bien terrible.

Pas de miracle : ce remake s'avère aussi moyen que le film de William Lustig. Malgré quelques tentatives de s'en démarquer, notamment avec la présence d'Elijah Wood dans le rôle du tueur et l'emploi d'un point de vue subjectif, le film souffre des mêmes défauts que son aîné. C'est tout d'abord irritant de connerie, l'aspect psychologique étant au mieux absent, au pire balancé avec un manque de finesse grotesque. C'est ensuite horriblement répétitif : le personnage rencontre une fille, la suit, la tue, puis rentre chez lui parler à ses mannequins.

Le film comporte néanmoins des tares qui lui sont propres, principalement ce point de vue subjectif qui, en plus de ne pas apporter grand chose (mais ça évite sans doute à Elijah Wood de trop se salir les mains) est techniquement loupé. Ou alors, le personnage est capable d'allonger certains de ses membres, et a des yeux sur l'épaule. Sans doute bien conscient de ces défauts, l'équipe du film va alors tenter de nous en détourner par la violence graphique. Ce sera d'ailleurs l'unique point positif de ce Maniac, qui va nous offrir des passages très violents, parfois bien gores et malsains. Hélas, on n'est pas dupes, pas plus que quand on nous montre des filles dénudées dans l'unique but...eh bien, dans l'unique but de nous montrer des filles à poil en fait.

Bref, tout comme l'original, le remake de Khalfoun est un film sacrément con, mais sacrément violent, qui ne vaut au final que pour ses scènes violentes...Ca ne suffit malheureusement pas à faire un film.

Note :  3/10

Dredd





Titre : Dredd
Réalisateur : Pete Travis
Acteurs : Karl Urban, Olivia Thirlby, Lena Headey
Date de sortie en France : 11 février 2013 (DVD)
Genre : action, science-fiction

Synopsis :
Dans un avenir proche, les Etats-Unis ne sont plus qu’un immense désert irradié. Mega City One est une métropole tentaculaire rongée par le vice. La seule forme d’autorité restante est représentée par les juges, une police urbaine qui cumule toutes les fonctions : flic, juge et bourreau. Une nouvelle drogue se propage, la Slo-Mo, qui permet de percevoir la réalité au ralenti. Sa distribution est contrôlée par Ma-Ma, ancienne prostituée, devenue baronne de la drogue. Dredd, le juge ultime, va se voir assigner une mission dans les environs de la tour de Ma-Ma et va devoir s’y confronter. 

Avis : 
Soyons honnête, après la version mettant en scène Sylvester Stallone, on n'attendait pas grand chose de cette nouvelle adaptation du comic de John Wagner, et les premières minutes ne rassurent vraiment pas. Pourtant, très vite, le film va se concentrer sur un point unique : l'action. 

Sans aucune interruption, ça va mitrailler dans tous les sens tandis que Dredd et la recrue Anderson tentent de rejoindre le dernier étage d'un immeuble, à la façon d'un Piège de cristal ou du récent The Raid. Complètement décomplexé, le film va nous offrir de nombreux passages jubilatoires, où la monoexpressivité de Dredd (Karl Urban n'a pas le charisme de Stallone - ce qui était bien l'unique qualité de Judge Dredd - mais constitue une alternative plus que convaincante), ses répliques lapidaires et ses poses iconiques vont ponctuer des scènes violentes, parfois très gores, les corps explosant et étant démembrés par la folie meurtrière des adversaires. Et si le personnage incarné par Olivia Thirlby (Juno) semble d'abord uniquement destiné à apporter un peu de douceur, ça ne durera pas bien longtemps.

Dredd, c'est du spectacle bourrin et sans cervelle totalement assumé, qui se regarde avec un vrai plaisir grâce à son rythme effréné et sa violence jubilatoire. On voudrait presque une suite dans le même univers ! 

Note :  7/10