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vendredi 30 décembre 2016

Rogue One : a Star Wars story


Titre : Rogue One : a Star Wars story
Réalisateur : Gareth Edwards
Acteurs : Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn
Date de sortie en France : 14 décembre 2016
Genre : space opera

Synopsis : 
 Alors que l'Étoile de la mort, l'arme absolue de l'Empire galactique pour inspirer la peur aux systèmes insoumis, est en construction, l'Alliance rebelle, qui en a appris l'existence, vole les plans secrets pour y trouver une faille.

Avis : 
Puisqu'il faut bien nous faire patienter avant la sortie de l'Episode VIII, Disney est fier de nous présenter le premier volet de ses Star Wars stories, ces films dérivés de la saga et centrés sur certains événements ou certains personnages. Avant la jeunesse de Han Solo, c'est un chapitre précédent directement l'Episode IV qui nous est proposé : celui du vol des plans de l'Etoile de la mort par les Rebelles, les fameux plans que confiera plus tard la princesse Léia à R2-D2 avant de l'envoyer sur Tatooine avec C-3PO.


Un point de départ intéressant, mais qui ne laissera finalement la place qu'à un film terriblement linéaire. Est-ce la faute à un enjeu déjà éventé ? A un scénariste principalement connu pour avoir réalisé American Pie et Twilight, chapitre II ? A un réalisateur apparemment perdu dès qu'il est à la tête d'un gros budget ? Toujours est-il que ce Rogue One n'est remarquable que pour l'ennui qu'il génère, jusqu'à devenir à mes yeux le pire Star Wars jamais sorti au cinéma.

C'est simple, le film échoue dans tout ce qu'il tente de faire. De personnages sans aucun intérêt, auxquels on ne s'attache jamais (on finit même par se réjouir de la mort de certains...) à une histoire sans intérêt, en passant par des acteurs qui en font des caisses (Forest Whitaker repousse ses propres limites), un humour qui tombe à plat et du fan-service aussi lourd que grotesque (les apparitions de Dark Vador), Rogue One finit même par devenir insupportable, malgré des qualités esthétiques indéniables et un certain sens du spectacle... directement hérité du travail de J.J. Abrams.

Demi-déception donc pour ce spin-off, dont je n'attendais pourtant pas grand chose. Sous-produit typique de la saga, comme ont pu l'être à l'époque les aventures des Ewoks, il brille par son absence totale d'imagination et d'ambition, évitant même soigneusement de développer les rares thématiques intéressantes (le côté sombre de la Rébellion ou de Saw Guerrera, évacués d'un revers de la main). Allez, je retourne plutôt revoir Le Réveil de la Force !

Note : 2/10


dimanche 11 mai 2014

Godzilla (2014)


Titre : Godzilla
Réalisateur : Gareth Edwards
Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Ken Watanabe, Elisabeth Olsen
Date de sortie en France : 14 mai 2014
Genre : catastrophe, fantastique, action

Synopsis : 
Le monstre le plus célèbre au monde devra affronter des créatures malveillantes nées de l'arrogance scientifique des humains et qui menacent notre existence.

Avis : 
Nouveau reboot américain pour la saga Godzilla : après la version réalisée par Roland Emmerich, rejetée par la plupart des fans, c'est Gareth Edwards, à qui l'on doit l'excellent Monsters, qui s'y colle, avec l'avantage d'être fan du monstre et de savoir travailler ses créatures autant que ses personnages. Un gage de réussite ? Pas vraiment quand on voit le résultat.


Car ce nouveau Godzilla est, à l'image du Emmerich, très américain : une narration très moyenne, faite d'une suite de passages semblant parfois tomber du ciel, et une vision très puritaine (la famille typique américaine, l'absence totale de violence envers les enfants ou les animaux de compagnie, la destruction de Las Vegas...). Pourtant, ce n'est pas faute de nous montrer qu'il a vu des kaiju eiga japonais, notamment ceux réalisés dans les années 90 : du clin d'oeil discret à Mothra ou au personnage principal du Godzilla d'Ishirô Honda aux éléments scénaristiques repris de façon brute de certains Godzilla et Gamera (on pensera à plusieurs reprises à Gamera : l'attaque de Legion par exemple).

Cela donne un film hybride, où Edwards va même se louper sur les éléments pour lesquels on lui faisait confiance : ses personnages sont loupés (Elisabeth Olsen ne sert strictement à rien), et ses monstres sont mis de côté par la volonté d'insister sur l'aspect humain de la catastrophe. On ne verra finalement pas grand chose de MUTO ou de Godzilla, et leurs apparitions manqueront cruellement d'ampleur, loin des affrontements dantesques de leurs modèles.

Evidemment, tout cela reste souvent spectaculaire, et on ne passe pas un mauvais moment. Mais très sincèrement, j'attendais autre chose qu'un simple blockbuster américain sans âme pour un Godzilla signé Gareth Edwards... Une petite déception donc, à laquelle on préférera nettement Pacific Rim, hommage bien plus réussi aux monstres japonais...

Note : 6/10


vendredi 6 septembre 2013

Monsters


Titre : Monsters
Réalisateur : Gareth Edwards
Acteurs : Whitney Able, Scoot McNairy, Justin Hall
Date de sortie en France : 1er décembre 2010
Genre : fantastique, science-fiction, drame

Synopsis : 
Une sonde de la NASA s’écrase dans la jungle mexicaine, libérant sur terre des particules d’une forme de vie extra-terrestre. Six ans plus tard, le Mexique et le Costa-Rica sont devenus des zones de guerre désertées par les populations locales, mises en quarantaine et peuplées de créatures monstrueuses. Un photographe est chargé d’escorter une jeune femme à travers cette zone dévastée. Seuls sur la route, ils vont tenter de rejoindre la frontière américaine... 

Avis : 
 Petit film indépendant réalisé en 2010 pour un budget de seulement 500 000 dollars, Monsters avait créé la sensation au moment de sa sortie, montrant qu'il n'était pas nécessaire de dépenser des millions pour aboutir à une oeuvre de qualité. Ecrit et réalisé par Gareth Edwards, qui s'est également occupé de la photographie, des décors et des effets visuels, Monsters met donc en scène le périple de deux personnes contraintes de traverser une zone mise en quarantaine en raison de la présence d'organismes d'origine extraterrestres.


La première partie du film est destinée à présenter le duo et l'évolution de leur relation, tout en nous familiarisant avec cette zone interdite par le biais de reportages à la télé, de témoignages, des cicatrices laissées par les affrontements entre l'armée et les créatures, des combats que nous n'apercevrons que de très loin. Edwards choisit une approche assez intimiste, insistant sur les difficultés pour retourner aux Etats-Unis entre blocus imminent et corruption généralisée.

Et quand nous entrerons enfin dans la zone infectée, le réalisateur restera dans cette logique réaliste : pendant longtemps, nous ne verrons pas grand chose des créatures sauvages, cachées dans la rivière ou camouflées dans la forêt. Cela renforcera l'impact de la première attaque, de nuit, où de gigantesques créatures réduisent en poussière les véhicules et éliminent une grande partie du groupe, ne laissant derrière que les deux héros qui, dès lors, traverseront la zone dévastées, les villes abandonnées ou détruites par les bombardements.

Si le scénario emprunte quelques raccourcis et use de quelques ficelles (les sentiments naissant entre les deux personnages, leur invulnérabilité), Monsters se révèle très prenant, jusqu'à un final sublime, étonnamment poétique, où ces immenses organismes aux allures de pieuvres bioluminescentes sont parfaitement mises en valeur, grâce à des effets spéciaux très réussis. Une très belle réussite dans un genre généralement réservé aux productions fortunées, auxquelles se frotte actuellement Gareth Edwards, qui réalise le futur Godzilla américain.

Note : 7,5/10