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samedi 16 septembre 2017

Power Rangers


Titre : Power Rangers (Saban's Power Rangers)
Réalisateur : Dean Israelite
Acteurs : Dacre Montgomery, RJ Cyler, Naomi Scott
Date de sortie en France : 5 avril 2017
Genre : science-fiction, action

Synopsis : 
Dans une petite ville, cinq adolescents découvrent qu’ils ont des pouvoirs extraordinaires. Ils vont devoir apprendre à surmonter leurs peurs et à faire équipe pour devenir les Power Rangers : le destin les a choisis pour sauver le monde de la destruction orchestrée par une force extraterrestre surpuissante…
Avis : 
Aaaaah, les Power Rangers. Toute une partie de mon enfance, avec cette série américaine inspirée des super sentai japonais (Ultraman, Bioman) que personne n'avouait vraiment regarder, la faute à un degré de ringardise très élevé, même selon les critères des années 90. Autant dire que personne n'attendait vraiment une nouvelle adaptation cinématographique de cette série à rallonge (plus de 800 épisodes et deux films), et encore moins l'idée d'une saga de 7 films, revue largement à la baisse depuis les résultats très moyens au box-office.



Les Power Rangers, ce sont des ados combattant les forces du mal dans des armures colorées, puis dans des machines à allures d'animaux (les Zords) pouvant s'assembler en un robot géant (le Megazord). La structure des épisodes était généralement toujours la même (enfin, pour ceux que j'ai vus, et n'imaginez pas que j'allais me retaper 850 épisodes pour vérifier), les gentils bottant le cul des méchants d'abord au corps à corps, puis dans leurs véhicules lorsque l'ennemi était transformé en monstre géant, avant de lui donner le coup de grâce à l'aide du Megazord, laissant le chef adverse jurer qu'il reviendra se venger. Le film va évidemment suivre cette structure, mais s'appliquera d'abord à présenter les héros, archétypes classiques des ados un peu paumés que rien ne destinait à sauver le monde.

Rien de bien transcendant dans cette première partie, qui rappelle vaguement Chronicle (mais en moins bien) avec ces ados sans relief et qu'on a déjà vus des dizaines de fois, à l'évolution classique, dans un script aux enjeux et au déroulement sans surprise. Les amateurs de la série apprécieront néanmoins le personnage de Rita Repulsa, méchante caricaturale et vaguement idiote, mais assez fidèle à l'image qu'elle renvoyait à l'époque, grâce notamment à l'interprétation tout en exagération de Elizabeth Banks. Les nouveaux costumes risquent en revanche de partager beaucoup plus, franchement moches et très éloignés de ceux de la saga de base. On ne les verra heureusement que peu de temps, le final du film préférant donner la part belle aux affrontements entre les Zords et Goldar, pour des passages assez spectaculaires.

On attendait une catastrophe avec cette adaptation cinéma d'une série ringarde : on n'en passe pas loin, mais on passe néanmoins un agréable moment devant un film qui assume son second degré et sa spontanéité, et qui est bien conscient qu'il n'inventera pas la poudre. Rien de bien exceptionnel, ni de remarquable, surtout comparé aux blockbusters de ces 20 dernières années, mais sans doute un futur plaisir coupable.

Note : 2,5/10

 

samedi 26 décembre 2015

Love & mercy : la véritable histoire de Brian Wilson des Beach Boys


Titre : Love & mercy, la véritable histoire de Brian Wilson des Beach Boys (Love & Mercy)
Réalisateur : Bill Pohlad
Acteurs : Paul Dano, Juohn Cusack, Elizabeth Banks
Date de sortie en France : 1er juillet 2015
Genre : biopic, musical, drame

Synopsis :
Derrière les mélodies irrésistibles des Beach Boys, il y a Brian Wilson, qu’une enfance compliquée a rendu schizophrène. Paul Dano ressuscite son génie musical, John Cusack ses années noires, et l’histoire d’amour qui le sauvera.

Avis :
Dans le genre si codifié du biopic musical, Love & Mercy est venu cette année apporter une bonne dose d'originalité : en effet, en choisissant de s'écarter du développement chronologique convenu pour brosse en parallèle deux périodes de la vie de Brian Wilson, Bill Pohlad va nous offrir une œuvre bien plus riche, avec des parties se faisant constamment écho.


 D'un côté, un Brian Wilson jeune, au sommet de son succès, mais déjà rongé par l'incompréhension de ses proches et une folie qui prend peu à peu de l'importance. De l'autre, un Brian Wilson âgé, fatigué par des années de maladie mentale et de contrôle par un psychologue vampire. A l'euphorie créative de la première partie répond le drame feutré lié à la schizophrénie paranoïaque.

Love & Mercy nous propose ainsi d'étudier le processus de création de Brian Wilson à l'époque des Beach Boys, avec son sens du détail, ses originalités parfois mal perçues : on assiste à la naissance de certains grands succès du groupe d'une façon beaucoup plus précise que dans de nombreux biopics musicaux. Si le film nous épargne les années de déchéance morbide du chanteur / créateur, l'évocation de ses relations avec le docteur Landy est à glacer le sang, tandis que sa rencontre avec Melinda Ledbetter apporter une vraie bouffée d'oxygène.

Porté par un Paul Dano (Twelve years a slave, Youth) et un John Cusack (2012, Maps to the stars) impressionnants, Love & Mercy est une réussite incroyable, qui parvient à évoquer le génie créatif (n'ayons pas peur des mots) d'un artiste tout comme sa part d'ombres. Et il donne envie de se pencher de nouveau sur la musique des Beach Boys et de Brian Wilson, qui rythme le film et lui donne par moments une énergie folle.


Note : 8,5/10