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lundi 23 mai 2016

Célibataire, mode d'emploi


Titre : Célibataire, mode d'emploi (How to be single)
Réalisateur : Christian Ditter
Acteurs : Dakota Johnson, Rebel Wilson, Leslie Mann
Date de sortie en France : 2 mars 2016
Genre : comédie

Synopsis : 
Il y a toutes sortes de manières de vivre en célibataire. Il y a ceux qui s'y prennent bien, ceux qui s'y prennent mal… Et puis, il y a Alice. Robin. Lucy. Meg. Tom. David... À New York, on ne compte plus les âmes en peine à la recherche du partenaire idéal, que ce soit pour une histoire d'amour, un plan drague… ou un mélange des deux ! Entre les flirts par SMS et les aventures d'une nuit, ces réfractaires au mariage ont tous un point commun : le besoin de redécouvrir le sens du mot célibataire dans un monde où l'amour est en constante mutation. Un vent de libertinage souffle de nouveau sur la ville qui ne dort jamais !


Avis : 
Il en faut toujours quelques unes chaque année : la comédie romantique américaine est un genre à part entière, avec ses codes, ses règles... et sa vulgarité à toute épreuve. Nouvelle entrée dans le catalogue, Célibataire, mode d'emploi, où le puritanisme à l'américaine tente de se dissimuler derrière deux ou trois blagues et situations bien grasses.


Symbole parfait de cette situation hypocrite et insupportable, le personnage interprété par Rebel Wilson. C'est simple, toutes ses répliques ne semblent motivées que par la volonté d'aller toujours plus loin dans le graveleux, dans le lourdingue, dans la blague salace de bas étage qui ne ferait même plus rire un adolescent de 14 ans. Bref, on n'a qu'une envie : que le personnage se prenne le contrecoup de sa propre médiocrité sous la forme d'un uppercut.

A côté, les autres personnages semblent presque normaux, et on est presque attendris par la situation de Dakota Johnson (50 nuances de Grey), même si elle joue comme un mollusque, même si son attentisme béat agace au bout de quelques minutes. On se demande en revanche ce que vient faire là le personnage, beaucoup plus profond, de ce veuf incapable de s'ouvrir à sa jeune fille qui n'a pas connu sa fille, et qui s'offre les seules séquences réussies du film.

Bref, nouvelle comédie romantique merdique made in USA, Célibataire, mode d'emploi enquille tous les poncifs possibles et enrobe le tout sur une bonne grosse couche de vulgarité puérile. A éviter de toute urgence !

Note : 1/10


mercredi 23 décembre 2015

Strictly criminal


Titre : Strictly criminal (Black mass)
Réalisateur : Scott Cooper
Acteurs : Johnny Depp, Joel Edgerton, Benedict Cumberbatch
Date de sortie en France : 25 novembre 2015
Genre : policier, thriller

Synopsis :
Le quartier de South Boston dans les années 70. L'agent du FBI John Connolly convainc le caïd irlandais James "Whitey" Bulger de collaborer avec l'agence fédérale afin d'éliminer un ennemi commun : la mafia italienne. Le film retrace l'histoire vraie de cette alliance contre nature qui a dégénéré et permis à Whitey d'échapper à la justice, de consolider son pouvoir et de s'imposer comme l'un des malfrats les plus redoutables de Boston et les plus puissants des États-Unis.

Avis :
Son arrestation en 2011 a mis fin à la cavale de l'un des plus célèbres criminels américains du vingtième siècle : meurtres, racket, trafic de drogues... James Bulger a régné sur Boston, bien aidé par son alliance avec l'agent John Connolly. Un sujet parfait pour un film ? Pas totalement...


 Car Strictly criminal se révèle extrêmement décevant. A trop vouloir détailler les rouages de l'ascension de « Whitey », il ne parvient pas totalement à retranscrire la menace qu'il pouvait représenter. Evidemment, on verra le truand assassiner froidement plusieurs personnes, mais on ne tremble pas vraiment devant un personnage qui semble finalement moins détestable que l'agent Connolly... ou les collègues pourtant irréprochables de ce dernier.

Dommage, car dans le rôle principal, Johnny Depp est éblouissant. Sous un maquillage impressionnant, il retranscrit à merveille la folie contenue du personnage, et semble constamment sur le point d'exploser. Il éclipse sans difficulté le reste du casting, pourtant prestigieux, de Joel Edgerton (Warrior, Exodus) à Benedict Cumberbatch (Star Trek into darkness, Imitation game) en passant par Kevin Bacon  (Hollow man), Corey Stoll (Ant-Man, The Strain), Dakota Johnson (50nuances de Grey), Peter Sarsgard, Juno Temple (Horns), Jesse Plemons (The Program, Breaking bad) ou encore Rory Cochrane (Argo).

Stritcly criminal  ne décolle donc jamais, et reste un film policier très moyen, uniquement éclairé par l'impressionnante performance d'un Johnny Depp  qu'on n'attendait pas si menaçant. De quoi lancer une nouvelle carrière dans des rôles plus sombres ?


Note : 4/10


jeudi 12 mars 2015

Cinquante nuances de Grey


Titre : 50 nuances de Grey (50 shades of Grey)
Réalisateur : Sam Taylor-Johnson
Acteurs : Jamie Dorman, Dakota Johnson, Jennifer Ehle
Date de sortie en France : 11 février 2015
Genre : érotique, romance

Synopsis : 
L'histoire d'une romance passionnelle, et sexuelle, entre un jeune homme riche amateur de femmes, et une étudiante vierge de 22 ans.

Avis : 
C'est la sortie événement de ce début d'année, le film dont on a entendu parler pendant des semaines : que vaut donc ce 50 shades of Grey ? Bon, évidemment, on ne pouvait pas en attendre grand chose : le film de Sam Taylor-Johnson (l'épouse-cougar de Aaron Kick-ass / Godzilla (2015) Taylor-Johnson) est l'adaptation du déjà très mauvais best-seller signé E.L. James, dont il ne pouvait dès le départ pas reprendre le côté très explicite.


Et sans surprise, c'est très mauvais. Banale romance entre deux personnes que tout oppose mais qui vont peu à peu avoir une influence l'un sur l'autre, 50 nuances tente de donner le change par son aspect vaguement sulfureux (bon, ce sera du SM très très gentil dans le film), essayant en vain de nous détourner de sa mièvrerie ambiance et d'un ramassis de clichés assez navrants, voire nauséabonds, dans lequel l'homme peut tout demander à la femme, pourvu qu'il lui offre une voiture et une promenade en hélicoptère.

Si on s'attendait à ne pas retrouver le côté très cru des scènes de sexe et des passages sadomasochistes du livre, on est néanmoins surpris par le raté incroyable côté casting : beau, charismatique et intimidant dans le livre, Christian Grey devient un légume sans personnalité ni magnétisme, interprété sans aucun relief par un Jamie Dorman (les séries Once upon a time et The Fall) qui nous avait habitué à bien mieux. Si Dakota Johnson (Need for speed) s'en sort un peu mieux, se battant pour surnager dans un rôle écrit à la truelle, l'interprétation reste au ras de pâquerettes. On appréciera seulement l'absence quasi totale des personnages secondaires, encore plus mauvais que les principaux.

On ne s'attardera pas sur un scénario faisant la part belle aux raccourcis et aux ficelles, enfonçant ce 50 shades of Grey dans la médiocrité annoncée et redoutée. La plus belle réussite du film est finalement d'aborder le masochisme de façon originale, en amenant le spectateur à souffrir volontairement en s'infligeant comme punition la vision d'une oeuvre dont il connaissait à l'avance la nullité...

Note : 2/10