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mercredi 8 juin 2016

Eddie the Eagle


Titre : Eddie the Eagle
Réalisateur : Dexter Fletcher
Acteurs :‭ ‬Taron Edgerton,‭ ‬Hugh Jackman,‭ ‬Christopher Walken
Date de sortie en France :‭ ‬4‭ ‬mai‭ ‬2016
Genre :‭ ‬biopic,‭ ‬drame

Synopsis :‭ 
Eddie Edwards n’a jamais rien eu d’un athlète,‭ ‬bien au contraire.‭ ‬Pourtant,‭ ‬depuis qu’il est petit,‭ ‬il n’a qu’un seul rêve‭ ‬:‭ ‬participer aux Jeux Olympiques.‭ ‬Au fil des années,‭ ‬ni son piètre niveau sportif,‭ ‬ni le manque de soutien,‭ ‬ni les moqueries n’ont entamé sa volonté.‭ ‬Et c’est ainsi qu’en‭ ‬1988,‭ ‬celui qui n’a jamais lâché a réussi à se retrouver,‭ ‬on ne sait trop comment,‭ ‬aux Jeux Olympiques d’hiver de Calgary.‭ ‬Avec l’aide d’un entraîneur aussi atypique que lui,‭ ‬ce sauteur à ski pas comme les autres va secouer le monde du sport et conquérir le cœur du public en accomplissant une performance olympique aussi improbable qu’historique...‭

Avis :‭ 
Au rayon des perdants magnifiques,‭ ‬Eddie‭ '‬The Eagle‭' ‬Edwards mérite certainement la médaille d'or.‭ ‬Premier britannique à participer à l'épreuve de saut à skis aux Jeux Olympiques d'hiver,‭ ‬le sportif sera moins célèbre pour ses performances‭ (‬bon dernier aux deux épreuves de saut aux J.O de Calgary‭) ‬que pour son personnalité et sa persévérance face à l'adversité.‭ ‬Une personnalité qui méritait bien un film.


On pense évidemment à‭ ‬Rasta Rocket‭ (‬mais aussi au récent‭ ‬Good luck Algeria‭) ‬avec ce personnage d'abord moqué,‭ ‬puis célébré,‭ ‬symbole parfait de la maxime de Pierre de Coubertin.‭ ‬Forcément romancé,‭ ‬le film retrace l'histoire de ce sportif hors du commun avec une bonne humeur communicative,‭ ‬en revisitant le conflit avec ses parents‭ (‬qui souhaitent le voir effectuer une carrière plus classique‭)‬,‭ ‬l'hostilité de certains sportifs et du comité olympique britannique,‭ ‬mais aussi ses difficultés à maîtriser un sport aussi dangereux.

Cela donne quelques séquences convenues‭ (‬les premiers échecs,‭ ‬les humiliations,‭ ‬les succès‭) ‬mais efficaces,‭ ‬qui donnent de vrais frissons.‭ Le dernier saut est ainsi un modèle de dramaturgie,‭ ‬jouant avec les limites de la caricatures pour nous offrir,‭ ‬le temps d'un interminable ralenti,‭ ‬du suspense,‭ ‬de l'émotion,‭ ‬du rire et une certaine euphorie.‭

Profitant pleinement de la formidable histoire vraie dont il s'inspire,‭ ‬Eddie the Eagle est un vrai‭ ‬feel-good movie,‭ ‬qui dépasse la sensation de déjà-vue et sa relative banalité et parvient à nous émouvoir,‭ ‬grâce notamment à l'étonnant Taron Egerton‭ (‬Kingsman,‭ ‬Legend‭)‬,‭ ‬parfaitement épaulé par un Hugh Jackman‭ (‬Real Steel,‭ ‬Le Combat de l'Immortel) ‬qui surprend toujours là où on ne l'attendait pas forcément.

Note :‭ ‬7,5/10


mercredi 19 novembre 2014

Jersey boys


Titre : Jersey boys
Réalisateur : Clint Eastwood
Acteurs : John Lloyd Young, Eric Bergen, Vincent Piazza
Date de sortie en France : 18 juin 2014
Genre : biopic, musical

Synopsis : 
Quatre garçons du New Jersey, issus d'un milieu modeste, montent le groupe "The Four Seasons" qui deviendra mythique dans les années 60. Leurs épreuves et leurs triomphes sont ponctués par les tubes emblématiques de toute une génération qui sont repris aujourd'hui par les fans de la comédie musicale…

Avis : 
Pour son 34ème film en tant que réalisateur, l'inusable Clint Eastwood s'intéresse à la carrière du groupe The Four Seasons, et plus principalement à l'évolution du leader, Frankie Valli, dont nous suivrons les premiers pas, puis la consécration dans les années 60, avant d'aborder le déclin. Une trajectoire finalement assez classique, qui ne parviendra que rarement à nous passionner.


Il faut dire que le quatuor manque terriblement d'intérêt et de charisme, et que le principal personnage n'attire guère la sympathie. On peine même à comprendre le succès du groupe, tant les passages musicaux et les grandes étapes de leur carrière paraissent fades, notamment en face d'autres biographies d'artistes comme Walk the line ou Ray.

Même les liens de certains membres avec la mafia ne débouchent sur rien, et le fil rouge montrant les excès d'un des membres ne débouche que sur son éviction dans une scène sans aucun impact. On a finalement l'impression d'être face à un documentaire paresseux et trop sage, ne décollant jamais, et ne nous touchant pas, même lors des pires drames que rencontrent les Four Seasons.

Jersey boys est donc un pétard mouillé, une erreur de parcours dans la filmographie d'un réalisateur qui semble hélas sur le déclin depuis quelques films (Invictus, Au-delà, J. Edgar). Espérons qu'il se rattrape et remette un peu d'intensité et d'envie dans son prochain film, American sniper.

Note : 3,5/10