Affichage des articles dont le libellé est steve carell. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est steve carell. Afficher tous les articles

mardi 22 mars 2016

Free love


Titre : Free love (Freeheld)
Réalisateur : Peter Sollett
Acteurs : Julianne Moore, Ellen Page, Michael Shannon
Date de sortie en France : 10 février 2016
Genre : drame, biopic

Synopsis : 
Années 2000. Laurel, est une brillante inspecteur du New Jersey. Sa vie bascule le jour où elle rencontre la jeune Stacie. Leur nouvelle vie s’effondre quand Laurel découvre qu’elle est atteinte d’un cancer en phase terminale. Laurel a un dernier souhait : elle veut que sa pension revienne à la femme qu’elle aime, mais la hiérarchie policière refuse catégoriquement. Laurel et Stacie vont se battre jusqu’au bout pour faire triompher leurs droits.

Avis : 
Free love revient sur l'histoire vraie de Laurel Hester, et son combat pour faire reconnaître les droits de sa partenaire Stacie Lee Andree après son décès : en effet, alors que les époux et épouses des policiers bénéficient d'une pension à la mort d'un officier, cette disposition n'était pas prévue pour les partenaires civils. Atteinte d'un cancer du poumon, l'inspectrice qui a donné passé sa vie au service de la communauté va donc tout faire pour obtenir les mêmes droits que les autres.


L'histoire, très forte, a déjà donné lieu à un documentaire en 2007, récompensé par l'Oscar du meilleur court métrage documentaire (Freeheld). Adaptée pour le cinéma, elle met en scène Ellen Page (Juno, Inception) et Julianne Moore dans un nouveau rôle de femme confrontée à la maladie après Still Alice. Si leur interprétation est convaincante, on pourra quand même regretter l'aspect un peu caricatural du couple, tout comme celui de Michael Shannon (Man of steel, The Iceman) dans le rôle du collègue flic, ou de Steve Carell (Foxcatcher, The Big short) dans celui, néanmoins jubilatoire, du militant juif et homosexuel sans filtre.

Même si l'ensemble reste composé de gros clichés, l'ensemble fonctionne parfaitement : l'injustice de la situation nous scandalise, et on est touchés par le destin de Laurel, mais aussi par cette histoire vraie qui dépassait le simple statut du conjoint après le décès de son partenaire civil. On assiste ainsi aux débats entre les différentes parties, aux arguments parfois insensés, aux réactions des proches, et à l'emballement de la machine médiatique qui finira par faire plier le jury.

Beaucoup de bons sentiments, beaucoup de gros clichés dans ce film inspiré d'une histoire réelle, mais il faut bien avouer que ça fonctionne plutôt bien. Free love est néanmoins un nouvel exemple du film dont la principale qualité est de raconter une histoire vraie à qui il emprunte sa puissance émotionnelle...

Note : 6.5/10


lundi 4 janvier 2016

Foxcatcher


Titre : Foxcatcher
Réalisateur : Bennett Miller
Acteurs : Channing Tatum, Steve Carell, Mark Ruffalo
Date de sortie en France : 21 janvier 2015
Genre : drame, sportif

Synopsis :
Lorsque le médaillé d’or olympique Mark Schultz est invité par le riche héritier John du Pont à emménager dans sa magnifique propriété familiale pour aider à mettre en place un camp d’entraînement haut de gamme, dans l’optique des JO de Séoul de 1988, Schultz saute sur l’occasion : il espère pouvoir concentrer toute son attention sur son entraînement et ne plus souffrir d’être constamment éclipsé par son frère, Dave. Obnubilé par d’obscurs besoins, du Pont entend bien profiter de son soutien à Schultz et de son opportunité de « coacher » des lutteurs de réputation mondiale pour obtenir – enfin – le respect de ses pairs et, surtout, de sa mère qui le juge très durement.

Avis : 
Après l'excellent Le Stratège, Bennett Miller enchaîne avec un autre drame en milieu sportif : Foxcatcher. La lutte succède ainsi au base-ball, avec l'histoire des frères Schultz et leur relation avec le richissime John E. du Pont... une relation qui aura une issue dramatique.


Il ne sera finalement que très peu question de sport dans le film : les séquences de lutte sont assez rapidement expédiées, autant lors des phases d'entraînement que de compétition. Ce qui intéresse Miller, c'est l'évolution psychologique de ses personnages. Si la relation entre les deux frères n'échappe pas toujours à la caricature, avec un rapport d'amour / haine assez banal renforcé par le jeu de gros nounours un peu bêta de Channing Tatum (White House down, Jupiter : le destin de l'Univers), le personnage de du Pont est la véritable attraction du film.

Steve Carell incarne à la perfection le riche héritier en quête de reconnaissance : envers sa mère, mais aussi envers ses pairs et envers le monde de la lutte, qui l'a toujours fasciné. L'acteur, plus habitué aux rôles comiques, donne énormément de profondeur au personnage, à ses frustrations (le désintérêt de sa mère, la complicité entre les deux frères), à une folie contenue qu'il tente de noyer dans des bribes artificielles de reconnaissance (surnoms farfelus, compétition sans enjeu, manipulation des médias...).

La prestation de l'acteur justifie à elle seule la vision d'un film qui, par ailleurs, se contente d'emprunter les sentiers battus. Bien loin du précédent film de Miller, Foxcatcher est finalement une déception, qui ne décolle que dans ses toutes dernières minutes après deux heures de retenue...

Note : 5/10


dimanche 30 juin 2013

Moi, moche et méchant


Titre : Moi, moche et méchant (Despicable me)
Réalisateur : Chris Renaud, Pierre Coffin
Acteurs : Steve Carell, Jason Segel, Russell Brand 
Date de sortie en France : 6 octobre 2010
Genre : animation, comédie

Synopsis : 
Dans un charmant quartier résidentiel délimité par des clôtures de bois blanc et orné de rosiers fleurissants se dresse une bâtisse noire entourée d’une pelouse en friche. Cette façade sinistre cache un secret : Gru, un méchant vilain, entouré d’une myriade de sous-fifres et armé jusqu’aux dents, qui, à l’insu du voisinage, complote le plus gros casse de tous les temps : voler la lune (Oui, la lune !)...

Avis : 
Enorme succès de l'année 2010, Moi, moche et méchant (on ne remerciera jamais assez les responsables de ce titre français à côté de la plaque...) nous invite à suivre le quotidien d'un...méchant très méchant : Gru. Un personnage qui aime répandre le mal autour de lui, quitte à offrir un ballon à un enfant pour le crever juste après, et un voleur ambitieux. Confronté à un nouvel adversaire dans la hiérarchie des super-méchants, le jeune Vector, Gru décide de frapper fort et de dérober la Lune, mais doit pour cela récupérer le Pistoréducteur qui peut tout miniaturiser.


Il faut bien l'avouer, ce Gru n'est pas le personnage le plus réussi des films d'animation américains récents. A vrai dire, il est même plutôt ennuyeux, et sa maladresse chronique finit par agacer assez rapidement. Un anti-héros sans relief, dont l'adversaire, le jeune Vector, sera d'ailleurs tout aussi fade. Heureusement, les personnages secondaires seront autrement plus réjouissant, du trio de fillettes à l'armée de Minions, véritables héros du film, dans un registre équivalent à celui de Scrat dans L'Âge de glace.

L'histoire ne réservera pas beaucoup de surprise, les scènes amusantes amenant sur quelques passages émotion, pour une progression entièrement balisée. Au contact des trois gamines, qu'il utilise d'abord comme leurre façon à Vector, Gru s'adoucit, et devient de plus en plus gentil, et finira par triompher de son rival assez aisément. Et si le film pastichera gentiment les films d'espionnage, il n'aura finalement pas grand chose d'extraordinaire à offrir.

Moi, moche et méchant est finalement un film agréable et divertissant, mais n'atteint à aucun moment la cheville des meilleurs films d'animation américains de ces dix dernières années, la faute à un scénario plutôt léger et un héros sans grande envergure. Restent néanmoins les Minions, cousins éloignés des Lapins Crétins, dont la moindre apparition est un régal et qui constituent finalement l'intérêt principal du film.

Note : 6/10