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mercredi 23 septembre 2015

Absolutely anything


Titre : Absolutely anything
Réalisateur : Terry Jones
Acteurs : Simon Pegg, Kate Beckinsale, Robin Williams
Date de sortie en France : 12 août 2015
Genre : comédie, science-fiction

Synopsis :
Neil Clarke, un enseignant désenchanté, amoureux de sa voisine du dessous qui sait à peine qu'il existe, se voit attribuer par un conseil extraterrestre le pouvoir de faire absolument tout ce qui lui passe par la tête. Neil l'ignore mais la manière dont il va se servir de ce nouveau pouvoir va dicter le destin de l'humanité. Un seul faux pas de sa part et les extraterrestres anéantiront la planète Terre.

Avis :
Et si vous aviez le pouvoir de faire absolument tout ce que vous souhaitez d'un simple claquement de doigt ? C'est le point de départ, prometteur, d'Absolutely anything, comédie où Simon Pegg (Le Dernier pub avant la fin du monde, Mission : impossible – Rogue nation) est soudain doté de pouvoirs infinis. Hélas, la comédie du Monty Python Terry Jones va être bien trop sage, bien trop fade...


Gags convenus, romance de bas étage qui voit la voisine canon succomber aux charmes du gentil loser héros du film, petite morale à deux sous : Absolutely anything n'est pas désagréable à regarder, notamment grâce au duo Pegg – Robin Williams (dans le rôle du chien), mais ne laissera aucun souvenir au spectateur, ne tirant jamais parti du potentiel délirant de son synopsis. Même le pas terrible Bruce tout puissant, avec son synopsis similaire, se montre bien plus délirant et imaginatif, c'est dire !

Pire, le film va trop souvent étaler son manque de moyens en abusant des effets spéciaux numériques ratés, le pire étant atteint lors des séquences, franchement embarrassantes, mettant en scène le conseil extraterrestre. Bref, on ne retiendra de l'ensemble que quelques situations amusantes, principalement avec le chien, et l'impression d'une idée gâchée par trop d'académisme. Absolutely disappointing...

Note : 3/10


samedi 5 septembre 2015

Mission : impossible - Rogue nation




Titre : Mission : impossible – Rogue nation
Réalisateur : Christopher McQuarrie
Acteurs : Tom Cruise, Jeremy Renner, Simon Pegg
Date de sortie en France : 12 août 2015
Genre : action, espionnage

Synopsis :
L’équipe IMF (Impossible Mission Force) est dissoute et Ethan Hunt se retrouve désormais isolé, alors que le groupe doit affronter un réseau d’agents spéciaux particulièrement entraînés, le Syndicat. Cette organisation sans scrupules est déterminée à mettre en place un nouvel ordre mondial à travers des attaques terroristes de plus en plus violentes. Ethan regroupe alors son équipe et fait alliance avec Ilsa Faust, agent britannique révoquée, dont les liens avec le Syndicat restent mystérieux. Ils vont s’attaquer à la plus impossible des missions : éliminer le Syndicat.

Avis :
Après un quatrième volet (M : I Protocole fantôme) très réussi, la saga Mission : impossible revient pour un cinquième opus qui confirme le retour aux sources opéré par le film précédent : espionnage, courses-poursuites, moments de bravoure, trahisons, voyages à travers le monde à la poursuite d’un grand méchant… La saga marche sur les traces des derniers James Bond, s’attachant à rendre crédible une histoire rebondissant sur des faits divers récents.



Crise économique, attentats, disparitions d’avions… ce seront les bases du scénario du film, qui va nous faire visiter Londres, Vienne et le Maroc à la poursuite du Syndicat, grande organisation vouée à détruire les équilibres mondiaux en place. On retrouve les séquences-signatures de la saga, des acrobaties d’un Tom Cruise toujours aussi bon dans le rôle de Hunt à une hallucinante course-poursuite en plusieurs étapes, en passant par une séquence magique dans l’opéra de Vienne.

Le film joue aussi la carte de l’autodérision, n’hésitant pas à jouer de l’invulnérabilité apparente de Cruise, et donnant plus de place aux personnages interprétés par Simon Pegg et Jeremy Renner. On appréciera également la place laissée au cerveau criminel de l’histoire, interprété par un Sean Harris (Délivre-nous du mal, ’71) inquiétant, mais aussi aussi le mystère autour de l’éternelle agent double sexy, dont les motivations resteront floues jusqu’au bout.

Protocole fantôme redonnait un sacré souffle à la série, et s’imposait à sa sortie comme le meilleur épisode de la saga initiée par Brian de Palma. Rogue nation vient faire encore mieux, avec un scénario encore plus prenant, des scènes d’action encore plus maîtrisée et des acteurs au sommet. On en redemande, encore, encore !

Note : 9/10


jeudi 26 septembre 2013

Le Dernier pub avant la fin du monde


Titre : Le Dernier pub avant la fin du monde (The World's end)
Réalisateur : Edgar Wright
Acteurs : Simon Pegg, Nick Frost, Martin Freeman
Date de sortie en France : 28 août 2013
Genre : comédie, science-fiction

Synopsis :
L’histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l’âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l’absorption d’un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World’s End (La Fin du Monde). Une vingtaine d’années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l’alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. L’incorrigible Gary, tristement conscient du décalage qui le sépare aujourd’hui de son meilleur ami d’antan Andy, souhaite coûte que coûte réitérer l’épreuve de leur marathon alcoolisé.

Avis : 
Après une petite pause où ils se sont séparés pour des projets distincts (l'excellent Scott Pilgrim vs the world pour l'un, le sympathique Paul pour les deux autres), Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost se réunissent enfin pour terminer leur Blood & ice cream / Three flavours Cornetto trilogy débutée avec les fabuleux Shaun of the dead et Hot fuzz. Après le film de zombies et le film policier, c'est avec ce World's end le film de science-fiction qui inspire le trio, pour une aventure débutant comme un film de potes avant de changer de cap.


C'est avec un infini bonheur que l'on retrouve les éléments caractéristiques et les détails des deux premiers films de la trilogie, avec cette réalisation et ce montage si caractéristiques (les pintes de bière qui se remplissent), ces dialogues millimétrés, cet humour si particulier (et même assez difficile à appréhender par moments si l'on ne maîtrise pas l'anglais, les sous-titres français peinant à retranscrire bon nombre de jeux de mots). On s'amuse et on rit beaucoup, avec des situations et des répliques qui font mouche à chaque fois et un vrai sens du rythme, le tout enrobé avec une formidable bande originale.

Et quand au beau milieu de tout ça, l'aspect science-fiction débarque sans crier gare, le film prend encore une autre dimension, part dans un délire encore plus fou en même temps que les héros enchainent les pintes. Inspiré des classiques de la SF, autant littéraires (John Wyndham, Nigel Kneale, John Christopher) que cinématographiques (L'Invasion des profanateurs de sépultures, Le Jour où la Terre s'arrêta...), Edgar Wright nous offre quelques affrontements dantesques où les robots-qui-ne-sont-pas-vraiment-des-robots se font démembrer dans des effusions de sang bleu par les acteurs fétiches du réalisateur : outre Pegg et Frost, on retrouve ainsi Martin Freeman (Le Hobbit : un voyage inattendu), Paddy Considine (Tyrannosaur) et quelques autres (Rafe Spall, Julia Deakin) dans de simple caméos.

Le seul bémol vient sans doute du fait que Wright ne semble pas savoir comment terminer son film, nous livrant quelques dernières minutes moins réussies, pour des scènes que l'on retrouve généralement en fin de générique. Reste qu'avec cet hommage hilarant à la science-fiction classique, doublé d'une belle réflexion sur la nostalgie, le conformisme et le rapport à l'alcool, Le Dernier pub avant la fin du monde est un des meilleurs films de cette année, et une nouvelle réussite pour un réalisateur au parcours sans faute jusqu'à maintenant.

Note : 9/10