Affichage des articles dont le libellé est golshifteh farahani. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est golshifteh farahani. Afficher tous les articles

lundi 12 janvier 2015

Exodus : Gods and Kings


Titre : Exodus : Gods and Kings
Réalisateur : Ridley Scott
Acteurs : Christian Bale, Joel Edgerton, Sigourney Weaver
Date de sortie en France : 24 décembre 2014
Genre : péplum

Synopsis : 
L’histoire d’un homme qui osa braver la puissance de tout un empire. Ridley Scott nous offre une nouvelle vision de l’histoire de Moïse, leader insoumis qui défia le pharaon Ramsès, entraînant 600 000 esclaves dans un périple grandiose pour fuir l’Egypte et échapper au terrible cycle des dix plaies.

Avis : 
Après plusieurs échecs successifs (Prometheus, Cartel), Ridley Scott se tourne cette fois vers un genre à la mode, celui du péplum "réaliste", soucieux de combiner la puissance d'un mythe ou d'une légende à un cadre plausible, traitant le sujet selon un angle plus historique que fantastique. Après Noé de Darren Aronofsky, c'est donc cette fois Moïse qui ressuscite sur nos écrans, près de soixante ans après le chef d'oeuvre de Cecil B. DeMille, Les Dix Commandements.

Difficile d'ailleurs de ne pas penser à l'opposition entre Charlton Heston et Yul Brynner, surtout quand leurs remplaçants ne possèdent pas le centième de leur charisme. On peut même évoquer de vraies erreurs de casting, tant Christian Bale (The Dark Knight rises, American bluff, Les Brasiers de la colère) et Joel Edgerton (Warrior, Gatsby le magnifique) peinent à convaincre dans les rôles respectifs de Moïse et de Ramsès II, même si le second assume plutôt bien l'aspect hautain et lâche du pharaon, et devient même très bon lorsqu'il sombre dans la folie vengeresse.

On appréciera néanmoins de voir un Moïse plus nuancé, qui n'accepte pas aveuglément les décisions d'un Dieu n'hésitant pas à faire souffrir des innocents pour en libérer d'autres. Mais l'approche "réaliste" du film se remarque surtout lors des 10 plaies d'Egypte, qui ont pour beaucoup une explication rationnelle (les grenouilles, les insectes, la maladie), ou la très attendue traversée de la mer Rouge, qui reste marquée par une touche de fantastique mais est très loin de la superbe exubérance visuelle du film de DeMille.

Je m'attendais un peu à une catastrophe, surtout après avoir vu l'affiche et la bande-annonce. Pourtant, malgré des choix d'interprètes très discutables, Exodus est une relecture plutôt convaincante du mythe, avec quelques passages très spectaculaires. A défaut d'être aussi mémorable que Les Dix commandements, il constitue un bon péplum, surtout dans les passages mettant en avant les plaies d'Egypte ou l'Exode.

Note : 6,5/10


jeudi 27 novembre 2014

My sweet pepper land


Titre : My sweet pepper land
Réalisateur : Hiner Saleem
Acteurs : Golshifteh Farahani, Korkmaz Arslan, Suat Utsa
Date de sortie en France : 9 avril 2014
Genre : drame

Synopsis : 
Au carrefour de l’Iran, l’Irak et la Turquie, dans un village perdu, lieu de tous les trafics, Baran, officier de police fraîchement débarqué, va tenter de faire respecter la loi. Cet ancien combattant de l’indépendance kurde doit désormais lutter contre Aziz Aga, caïd local. Il fait la rencontre de Govend, l’institutrice du village, jeune femme aussi belle qu’insoumise...

Avis : 
Avez-vous déjà vu  un western kurde ? Ce sera chose faite avec My sweet pepper land, qui nous entraîne dans cette région toujours instable, en quête d'identité, dans le sillage de deux personnages dont les idéaux de liberté et de justice se heurtent aux traditions et à l'influence des clans, jusqu'aux inévitables explosions de violence, autant psychologiques que physiques.


Le film de Hiner Saleem est assez étonnant, mêlant les genres, alliant romance et drame jusqu'à un final directement inspiré des westerns occidentaux, le tout avec une certaine dose d'un humour inattendu et très particulier (la scène d'introduction est assez terrible). Pourtant, les thématiques sont assez classiques : la jeune femme, qui souhaite travailler mais est confrontée à cette société masculine qui ne tolère pas les moindres signes d'indépendance ; et l'ancien combattant, devenu policier pour suivre un certain sens de la justice, mais qui se heurte rapidement à l'influence du clan local.

Ce manque de surprise n'enlève rien à la puissance des thèmes évoqués, d'autant qu'ils bénéficient de l'interprétation de deux excellents acteurs : si Korkmaz Arslan est très convaincant dans le rôle de cet ancien combattant choisissant de ne pas se laisser impressionner par les menaces, c'est surtout la superbe Golshifteh Farahani qui retient l'attention, sublime d'intensité et de présence face aux hommes qui lui font face.

Classique sur le fond, My sweet pepper land réussit néanmoins à tirer le meilleur de décors magnifiques, d'acteurs extraordinaires et d'un mélange réussi des genres, jusqu'à un final qui rappelle les grandes heures d'un certain Clint Eastwood, avec son héros implacable défendeur des grandes causes. Une vraie réussite !

Note : 8/10